Ouvrir le menu principal

Henri-Louis-Marie de Rohan

aristocrate français

BiographieModifier

OriginesModifier

Henri Louis Marie de Rohan est l'unique fils de Jules-Hercule-Mériadec de Rohan (1726-1788) , prince de Guéméné, et de Marie-Louise de La Tour d'Auvergne (1725-1793).

Il est connu sous le titre de prince de Guéméné toute sa vie durant, bien qu'il ait reçu de son père le duché de Montbazon en 1788[1]. On l'appelle aussi le prince de Rohan-Guéméné.

En 1767, il devient capitaine-lieutenant des gendarmes de la Garde et en 1775, Grand chambellan de France.

En 1780, il est promu brigadier des armées du Roi.

La banquerouteModifier

Article détaillé : Banqueroute des Rohan-Guémené.

Le prince se signale, ainsi que son épouse, gouvernante des enfants royaux, par l'éclat des fêtes qu'il donne, la somptuosité de sa maison et par de folles prodigalités.

Ils résident notamment dans leur Hôtel de Rohan-Guéméné, place Royale, aujourd'hui Place des Vosges.

Ses hommes d'affaires multiplient les emprunts auprès du public contre des promesses de rentes. En 1783, ils sont en cessation de paiementet font une banqueroute retentissante, dont le montant s'élève à 33 millions de livres, et dont la liquidation ne s'achève qu'en 1792.

Cette banqueroute occasionne la disgrâce du prince et oblige la princesse à se démettre de ses fonctions, pour quitter la Cour. Elle meurt à Paris le 20 septembre 1807.

A la RévolutionModifier

La Révolution marque une rupture dans l'histoire de la Maison de Rohan. Alors que son épouse reste en France, Henri Louis Marie de Rohan émigre en Suisse, puis en Allemagne, et en Autriche et sert dans l'armée autrichienne [2]. En 1808, il reçoit de l'Empereur François 1er d'Autriche le titre de Prince [3]. Il meurt à Prague quelques mois plus tard.

A sa suite, une grande partie de sa descendance s'implante aussi dans l'Empire d'Autriche et y fait souche jusqu'à aujourd'hui.

Mariage et descendanceModifier

Il épouse, à Paris, paroisse Saint Jean en Grëve, le 15 janvier 1761, Victoire-Armande-Josèphe de Rohan, fille de Charles de Rohan, duc de Rohan Rohan, prince de Soubise, maréchal de France, et d'Anne-Thérèse de Savoie-Carignan,, sa deuxième épouse. Née le 28 décembre 1743, elle meurt à Paris le 20 septembre 1807. Un contrat de mariage fuit établi le 13 janvier 1761 [4]

De cette union, sont issus :

  • Charlotte-Victoire-Josèphe-Henriette de Rohan (1761-1771) ;
  • Charles-Alain-Gabriel de Rohan (1764-1836), duc de Montbazon, marié en 1781 avec Louise-Aglaé de Conflans d'Armentières (1763-1819), dont une fille unique, Berthe de Rohan (1782-1841), mariée en 1800 avec son oncle, Louis Victor Mériadec de Rohan (1766-1846) et sans postérité ;
  • Marie-Louise-Joséphine de Rohan (1765-1839), mariée en 1780 avec Charles Louis Gaspard de Rohan Rochefort, son cousin (1765-1843), dont postérité subsistante en ligne masculine par leur arrière-petit-fils Alain de Rohan ;
  • Louis-Victor-Mériadec de Rohan (1766-1846), duc de Bouillon, marié en 1800 avec sa nièce Berthe de Rohan (1782-1841) et sans postérité ;
  • Jules-Armand-Louis de Rohan (1768-1836), marié en 1800 avec Catherine de Biron Courlande et sans postérité.

Notes et référencesModifier

  1. Christophe Levantal, Ducs et pairs et duchés-pairies laïques à l'époque moderne (1519-1790), Paris, Maisoneuve et Larose, 1996, p. 771.
  2. Georges Martin, Histoire et généalogie de la Maison de Rohan, Lyon, l'auteur, , 256 p., p. 75-76
  3. L'Ordre de la Noblesse, volume septième, Paris, Ordo Nobilitatis, Jean de Bonnot, , CCXXXVI+1141 p., p. 879
  4. Archives de Paris n°6 AZ 662: Contrat de mariage de Henri Louis Marie deRohan, prince de Guéméné, et de Armande Victoire Josèphe de Rohan-Soubise. 13 janvier 1761

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Georges Martin, Histoire et généalogie de la Maison de Rohan, 1998, Lyon, l'auteur, 256 p. p. 78, 96, 97, 99 à 101 ;
  • Christophe Levantal, Ducs et pairs et Duchés-pairies laïques à l'époque moderne (1519-1790), 1996, Paris, Maisonneuve & Larose, 1218 p., p. 771-772.

Pages connexesModifier

Liens externesModifier