Haut Conseil islamique malien

Le Haut Conseil islamique malien (HCIM) est une structure créée en [1] regroupant associations et leaders religieux chargée de faire l’interface avec les autorités[2],[3].

Le but était de rompre avec le système promu par l’Association malienne pour l’unité et le progrès de l’islam (AMUPI), courroie de transmission du parti unique de l’ancien dictateur Moussa Traoré[1].

OrganisationModifier

Elle est dirigée par un président issu du bureau exécutif national élu pour 5 ans.

  • Thierno Hady Boubacar Thiam (2003-2008), ouléma modéré, Thiam représentant la majorité malékite[1]

Au terme du deuxième congrès du HCIM en 2014, l’imam Mahmoud Dicko, a été réélu à la tête de cette instance religieuse à l'issue de son premier mandat de cinq ans avec 59 voix contre 27 pour son concurrent Thierno Hady Oumar Thiam[5].

En 2013, son secrétaire général est Mamadou Diamoutani.

Depuis il est dirigé par le guide des Ançar Dine, le malikite Chérif Ousmane Madani Haïdara[6]. Celui-ci a été le principal rival idéologique de Mahmoud Dicko au sein du HCIM, et a été vice-président du Conseil depuis la création de cette institution en 2002[3].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Boubou CISSE, Joseph BRUNET-JAILLY et Gilles HOLDER, « Le Haut Conseil Islamique du Mali : un organe partisan au service de l’islam wahhabite ? », journaldumali.com,‎ (lire en ligne, consulté le 1er juin 2018).
  2. a et b Rémi Carayol, « Mali : à l’école du wahhabisme », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne, consulté le 10 octobre 2017).
  3. a et b Sabine Cessou, « L’islam au Mali, loin d’Aqmi », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 20 octobre 2017).
  4. Lassaad Ben Ahmed, « Mali : Cherif Haidara, nouveau président du Haut conseil islamique malien », sur Agence Anadolu,
  5. Mamadou Dabo, « Haut conseil islamique du Mali (HCIM) : Mahmoud Dicko réélu avec 59 voix pour et 27 contre », sur Malijet, (consulté le 9 octobre 2017).
  6. « Mali : un nouveau chef du Haut conseil islamique succède à l’imam Mahmoud Dicko – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 24 juin 2020)