Harriet Dinerstein

astronome américaine

Harriet Dinerstein est une astronome américaine, enseignante à l'Université du Texas à Austin et récipiendaire des Prix d'astronomie Annie J. Cannon en et Prix Newton Lacy Pierce en astronomie en . Elle est spécialisée dans l'analyse des compositions chimiques des objets célestes.

BiographieModifier

En 1973, Harriet Dinerstein découvre la nova récurrente V3890 Sagittarii sur des plaques photographiques. Cette nova est entrée en éruption en mai ou , en avril 1990 puis le .

Harriet Dinerstein est diplômée d'un baccalauréat universitaire en sciences à l'Université Yale en 1975 puis d'un Ph.D. à l'Université de Californie à Santa Cruz en 1980[1],[2].
Elle devient ensuite chercheuse postdoctorale pour le compte de la NASA où elle travaille sur le projet Kuiper Airborne Observatory[3] basé à l'Ames Research Center (sur l'aéroport de Moffett Federal Airfield situé au bord de la baie de San Francisco) : un télescope embarqué à bord d'un C-141 modifié pouvant voler jusqu'à 14 000 m d'altitude. Cette altitude permet d'étudier le rayonnement infrarouge des objets célestes sans être perturbé par les molécules d'eau présentes dans l'atmosphère de la Terre à des altitudes inférieures.
En 1982 Harriet Dinerstein poursuit son parcours post-doctoral au sein de la Robert A. Welch Foundation (en) de l'Université du Texas à Austin avant d'intégrer le personnel de la faculté du « College of Natural Sciences » en 1985[3]. Elle y effectue des recherches sur la formation des étoiles, les nébuleuses ionisées extragalactiques, les novæ , les rémanents de supernova et les nébuleuses planétaire[3].

En [a] elle remporte le Prix d'astronomie Annie J. Cannon (délivré à cette époque par l'Association américaine des femmes diplômées des universités (l'AAUW) sur avis de l'Union américaine d'astronomie (l'AAS)) pour ses travaux sur la nucléosynthèse primordiale (« A Re-evaluation of the Primordial Helium Abundance. ») notamment via les observations des galaxies naines NGC 4861 et CG 1116+51[4].

Cinq ans plus tard elle est lauréate du Prix Newton Lacy Pierce en astronomie (également remis par l'AAS, et réservé aux astronomes nord-américains de moins de 36 ans) en pour ses observations des nébuleuses galactiques et extragalactiques dans le spectre infrarouge en vue de déterminer leurs compositions chimiques et aider à la compréhension de l'évolution de l'univers[5],[2],[b].

Elle est par la suite élue au conseil de l'AAS de 1990 à 1993[6], association dont elle est membre depuis 1981[7].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Elle est alors en post-doctorat à Austin.
  2. Le prix n'est pas décerné avec un titre mais seulement une longue citation, ici résumable par « She is recognized for her important research on infrared observations of galactic and extragalactic nebulae [...] to determine accurate abundances of their element compositions [...] Her research is providing factual information on the evolution of the universe. »

RéférencesModifier

  1. (en) « Harriet Dinerstein - Astronomy », sur utexas.edu, (consulté le 24 juillet 2017)
  2. a et b (en) « AAS Announces 1989 Russell Lecturer; Heineman, Warner and Pierce Prizes », Physics Today, vol. 42, no 8,‎ , p. 82 (ISSN 0031-9228, DOI 10.1063/1.2811127, lire en ligne, consulté le 12 mars 2018)
  3. a b et c (en) « Dinerstein », sur mcdonaldobservatory.org (consulté le 25 juillet 2017)
  4. (en) Harriet L. Dinerstein et Gregory A. Shields, « Reassessing the primordial helium abundance - New observations of NGC 4861 and CG 1116 + 51 », The Astrophysical Journal, vol. 311,‎ , p. 45-57 (ISSN 0004-637X, Bibcode 1986ApJ...311...45D, lire en ligne, consulté le 12 mars 2018)
  5. (en) Union américaine d'astronomie, « Harriet L. Dinerstein ... winner of the Newton Lacy Pierce Prize », AAS newsletter, no 44,‎
  6. (en) « Past Officers and Trustees », sur aas.org (consulté le 12 mars 2018)
  7. (en) « AAS member anniversaries », sur aas.org (consulté le 12 mars 2018)

Liens externesModifier