Hapoël Katamon Jérusalem

Le Hapoël Katamon Jérusalem Football Club (en hébreu : מועדון כדורגל הפועל קטמון ירושלים), plus couramment abrégé en Hapoël Katamon Jérusalem, est un ancien club israélien de football fondé en 2007 et dissous en 2020, et basé à Jérusalem, la capitale du pays.

Hapoel Katamon Jerusalem
Logo du Hapoel Katamon Jerusalem
Généralités
Nom complet Hapoel Katamon Jerusalem Football Club
Fondation 2007
Disparition 2020
Couleurs Rouge et noir
Stade Stade Teddy
(34 000 places)
Championnat actuel Championnat d'Israël D2
Président Les Fans
Entraîneur Ziv Arie
Site web katamon.co.il

Maillots

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Domicile
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Extérieur

Il est le premier club du pays appartenant directement à ses fans, et a été créé par des fans de l'Hapoël Jérusalem, mécontents de la direction de l'équipe.

HistoireModifier

Lors de la saison 2006/2007, l'équipe du Hapoël Jérusalem tombe même en troisième ligue.

En 2007, après des années de recherche pour trouver un nouvel investisseur, les fans, très insatisfaits de la gestion du club, décident de créer une société pour racheter le club. Lorsqu'il devient évident que cela s'avère impossible, ils décident de créer de toutes pièces une nouvelle équipe. La société des fans, dirigée par le journaliste et fan Uri Sheradski, achète l'Hapoel Mevasseret Zion / Abu Ghosh (fondée en 2004 par la fusion de deux clubs, Abu Ghosh et Mevasseret Zion), et le renomme «Hapoel Katamon / Mevasseret Zion". Le nouveau nom vient de Katamon, un quartier de Jérusalem où Hapoel Jérusalem jouait en 1954 avant de déménager au Stade YMCA et plus tard au Stade Teddy au début des années 1990[1].

Le club joue pour la première fois le , devant une foule de 3 000 spectateurs en délire; Hapoel Katamon bat l'Hapoel Nahalat Yehuda 2:1[2].

Cependant pas tous les fans ne soutiennent ce nouveau club, certains voyant la création de Katamon comme une «trahison» envers l'équipe. Un slogan populaire parmi les critiques est "l'amour ne peut pas être acheté pour 1 000 shekels", une référence au prix de l'adhésion. Toutefois, la majorité de fans se dirigent vers le nouveau club, et le nombre de spectateurs lors de matches de Katamon est plus nombreux que celui du vieil Hapoel Jérusalem[3].

Le club continue pendant 2 ans dans cette union. La première année, lors de la saison 2007/2008, l'équipe termine le championnat à la deuxième place. Il lui manque alors juste un petit point pour arriver à la Ligue Nationale (la deuxième ligue israélienne). Lors de la saison 2008/2009, l'équipe termine à la 7e place du championnat. Au cours de cette deuxième saison, les efforts pour une fusion entre l'Hapoel Katamon et l'Hapoel Jerusalem continuent, mais sans succès[4]. Finalement, il est décidé par un vote des membres, de mettre fin à la coopération avec l'Hapoel Mevasseret, ce qui engendre mécaniquement la création d'une toute nouvelle équipe. Le nouveau club est ainsi séparé de l'Hapoel Mevasseret, et exploité par les fans de Hapoel Katamon seuls. Le principal inconvénient étant que la nouvelle équipe doit commencer en Gimmel Liga, la 5e et dernière ligue israélienne.

Le nouveau club, nommé «Hapoel Katamon Jérusalem», commence à jouer fin au Stade de l'Université hébraïque de Givat Ram, à Jérusalem. La direction se compose de 3 représentants élus par les fans. Amir Gola, une icône de l'équipe et ancien capitaine de l'Hapoel Jérusalem, déjà retraité, revient sur les terrains pour le plus grand bonheur des fans, et devient le capitaine de la nouvelle équipe. Tout au long de la saison 2008/2009, Hapoel Katamon a une avance constante sur ses poursuivants, et termine premier de sa ligue, arrivant ainsi en Bet Liga. Le dernier match est joué devant une foule estimée à 4 000 spectateurs, un nombre très impressionnant pour une rencontre de cinquième division.

Lors de la saison 2009/2010, l'équipe se renforce avec de nombreux nouveaux joueurs, notamment Shai Aharon, qui était le capitaine de l'Hapoel Jérusalem pendant plusieurs années, y compris lors de la saison 2008/2009. La décision d'Aharon contribue à cimenter l'avenir de Katamon comme « le vrai Hapoel Jerusalem ». À la fin de la saison 2010/2011, l'Hapoel réussit encore une fois à être promu, en atteignant la 1re place du championnat et arrivant, cette fois en Liga Alef, la 3e ligue, après une victoire 3-1 sur le Makkabi Sha’arim.

Lors de la saison 2012/2013, le club réussit à arriver en Liga Leumit, la deuxième division israélienne.

PalmarèsModifier

Compétitions nationales
  • Championnat d'Israël D4 (1) :
    • Champion : 2010-11.
 
  • Championnat d'Israël D5 (1) :
    • Champion : 2009-10.

Personnalités du clubModifier

Présidents du clubModifier

Entraîneurs du clubModifier

Identité du clubModifier

CoexistenceModifier

Contrairement au Beitar Jérusalem, dans laquelle aucun joueur arabe n'a jamais joué, Hapoel Jérusalem a une longue tradition de grands joueurs arabes, tels qu'Ali Othman et Salman Amar, dont beaucoup viennent des quartiers arabes de Jérusalem. Contrairement aux fans de Beitar, les fans de Hapoel se définissent comme anti racistes. Ils sont actifs dans l’école bilingue « Yad be Yad », dans laquelle enfants arabes et juifs étudient ensemble. L'équipe possède de nombreux fans arabes, comme le populaire Sayed Kashua.

Activités socialesModifier

Les familles des fans forment une grande partie de la foule avec les membres du club. Le bar « Taklit » à Jérusalem est associé avec l'équipe, et gagne le titre de «bar officiel de l'équipe» pour la saison 2010/2011.

De nombreux fans de l'équipe ont des valeurs sociales, et croient en le fait que les clubs sportifs doivent être détenues par leurs supporters, et non pas par des hommes d'affaires. Des valeurs comme l'égalité, le jeu honnête, dénonçant la violence et le racisme, sont également soulignées.

Les fans de l'équipe prennent part à diverses activités sociales, dans le cadre de ce qui est connu comme « l'Initiative sociale ». Aujourd'hui, le plus réussi de ces programmes est ce qu'on appelle « la ligue des quartiers », dans laquelle des élèves arabes et juifs de plusieurs quartiers jérusalémites représentent leur école et reçoivent de l'aide avec leurs devoirs d’école.

AnnexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier