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Gustave de Galard

peintre et graveur français
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Gustave de Galard
Gustave de Galard - Auto portrait.jpg
Autoportrait
Naissance
Décès
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BordeauxVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Philippe-Gustave, comte de Galard, né à L'Isle-Bouzon (Gers) le et mort à Bordeaux le (à 61 ans), est un peintre, lithographe et caricaturiste français.

BiographieModifier

Il descend d'une des grandes familles de Gascogne.Troisième fils du marquis Joseph de Galard, capitaine au régiment de cavalerie de Picardie, et de Marie-Suzanne Vignes-Sainte-Croix, il fait des études à l'école militaire de Sorèze. Joseph de Galard, arrêté comme aristocrate ayant fait enrôler plusieurs personnes dans l’armée des tyrans coalisés[1], comparaît devant la Commission militaire de Bayonne siégeant à Auch et est immédiatement guillotiné par le bourreau Rascat, le 16 avril 1794. La marquise est emprisonnée à Lectoure, ses biens confisqués, et les trois fils, suspects, se cachent dans les bois, où ils se partagent les trois mille livres qui leur restent. L'aîné, Louis-Raymond-Charles, va servir l’armée des Princes. Les deux plus jeunes se cachent. Gustave de Galard entreprend alors une longue errance. « Sous un déguisement féminin, que sa jeunesse (il a alors quinze ans) et sa jolie figure rendaient possible[2] », il va en Espagne, et de là à Saint-Thomas, dans les Petites Antilles. Son frère qui a aussi gagné Saint-Thomas, soit avec lui, soit séparément, y meurt peu de temps après. Pour gagner sa vie, Gustave se met à la peinture, d’abord comme ouvrier, puis il peint des miniatures. Il part aux États-Unis et s'installe à Philadelphie en 1800. Il se rend ensuite en Angleterre puis en Suisse.

Après la clôture de la liste des émigrés, il peut enfin rentrer en France, et il s'installe en 1802 à Bordeaux, 9 rue de Condé, d'où sa famille maternelle est originaire[3]. Son frère aîné Louis-Raymond-Charles est revenu s’installer au château de Magnas, près de Saint-Clar, propriété dotale de sa mère qui a échappé à la confiscation. Gustave vit de sa peinture et de ses gravures. Il s'initie à la lithographie à Paris en 1815. Il publie de nombreux recueils :

  • Recueil des divers costumes des habitants de Bordeaux (1818-1819),
  • L'Album bordelais (Caprices) (1823),
  • Les Taureaux de Bordeaux (1825),
  • L'album départemental (Bordeaux et ses environs) (1829),
  • L'Album vignicole (1835).

Il réalise des publications de son Album périodique (1829, 1834) qu'il ne destine qu'à ses proches (il annonce qu'il prévoit cent livraisons, à raison d'une par an, et que ses souscripteurs ne seront tenus de payer qu'à réception de la dernière), mais ses caricatures de Louis-Philippe, auquel il s'oppose vigoureusement, lui valent quelques ennuis et un séjour en prison.

Il débute au Salon en 1838.

La mairie de Bordeaux, le musée des beaux-arts de Bordeaux et le musée d'Aquitaine conservent plusieurs de ses portraits et paysages. Les archives municipales de Bordeaux possèdent aussi un important fonds de Galard.

L'érudit bordelais G. Labat a dressé le catalogue de ses œuvres en 1896[2].

ŒuvresModifier



Notes et référencesModifier

  1. Gilbert Brégail, Les Bourreaux à Auch, Bulletin de la société archéologique du Gers, 1er trim. 1923, p. 81
  2. a et b Gustave Labat, Gustave de Galard : sa vie et son œuvre, Bordeaux, Féret et fils, , 300 p. (disponible sur Gallica)
    Gustave Labat, Gustave de Galard : sa vie et son œuvre : supplément, Bordeaux, Féret et fils, , 65 p. (disponible sur Gallica).
  3. Louis Desgraves, Evocation du vieux Bordeaux, Editions de minuit, , 448 p. (présentation en ligne).

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Liens externesModifier