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Le Grand Écho du Nord
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Quotidien
Genre Presse régionale
Diffusion 150 000 ex. (1913)
Date de fondation 1819
Ville d’édition Lille

Le Grand Écho du Nord était un quotidien régional du Nord de la France. Fondé en 1819 par l’imprimeur Vincent Leleux sous le titre L’Écho du Nord, il disparaît après la Libération en 1945. Il est repris par La Voix du Nord dans les mêmes locaux avec les mêmes presses et le même personnel.

HistoriqueModifier

L'Echo du Nord est fondé en 1819 par Vincent-Jacques-Joseph Leleux, imprimeur à Lille. Le premier numéro est publié le 15 août 1819. Défenseur des principes libéraux, il s'oppose à la presse royaliste, représentée en particulier par la Quotidienne de Lille. En 1822, le journal est suspendu et Leleux emprisonné. Il est de nouveau poursuivi en 1828-1830 et en 1847. Après la proclamation de la République, la liberté de la presse est plus effective mais le journal s'oppose alors au Messager du Nord, représentant de la démocratie radicale[1]. Après le coup d'Etat de décembre 1851, le journal est de nouveau suspendu et son rédacteur en chef, Léon Gramain, emprisonné[2]. Le journal est autorisé à reparaître en 1852, date à laquelle Alexandre Leleux, gérant depuis 1836, prend la succession de son père comme rédacteur en chef et propriétaire du journal.

Le 27 février 1907, le Grand Écho publie ses premières photographies : des vues de Douai[3].

Durant la Première Guerre mondiale, le journal est réquisitionné par l'occupant et ce n'est plus le Grand Écho du Nord qui est publié, mais le Liller Kriegszeitung [Journal de guerre lillois].

Après-guerre, le journal accueille Wiarus Polski, un quotidien polonais imprimé à Lille au siège du Grand Écho du Nord, dont le premier numéro en France sort le 1er juillet 1924. Un autre quotidien en polonais, Narodowiec, publié à Lens, lui fait aussi de la concurrence, mais le tirage du Grand Écho du Nord continue à progresser.

Le 9 juillet 1935, commencent sur la grand-place de Lille, les travaux de construction de l'immeuble du journal. Le bâtiment, achevé en mai 1937, sera ensuite repris, et toujours occupé actuellement, par La Voix du Nord[4].

Le Grand Écho ayant collaboré avec l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale, ses dirigeants ont été jugés à la Libération. Les locaux et l’imprimerie, installés sur la Grand'Place de Lille, ont été repris par La Voix du Nord. En outre, comme cela s’est produit ailleurs en France, les effectifs ont également été repris. Les anciens journalistes et cadres du Grand Écho ont donc repris le travail dans ce qui avait été le quotidien de la Résistance.

Une répartition des quotidiens régionaux a été de fait organisée entre les différentes tendances politiques impliquées dans la "Résistance". Le Journal de Roubaix a donc été attribué à la mouvance MRP (Mouvement Républicain Populaire, de tendance centre droit). Le "Réveil du Nord" devenait "Nord Matin" attribué au parti Socialiste et "l'Echo du Nord" était repris sous le titre "La Voix du Nord" pour le compte des Gaullistes. "Liberté" (PC) et "La Croix du Nord" n'ayant pas été compromis dans la collaboration continueront à paraître en gardant le même titre.

Notes et référencesModifier

  1. Hippolyte Verly, Essai de biographie lilloise contemporaine, 1800-1869, Leleu, 1869, p. 139
  2. Jean-Paul Visse, Ils ont fait la presse : portrait d'Alexandre Leleux, l'Abeille, n°4, 2006
  3. Cent ans de vie dans la région, Tome 1 : 1900-1914, éditions la Voix du Nord, 1998, page 51
  4. Cent ans de vie dans la région, Tome II ː 1914-1939, La Voix du Nord éditions, n° hors série du 17 février 1999, p. 57

AnnexesModifier

 
Portrait de Joséphine Rostkowska paru à la une dans le Grand Écho du Nord, daté du 2 décembre 1895. Coll. Bibliothèque municipale de Lille.

BibliographieModifier

  • Jean-Paul Visse, La Presse du Nord et du Pas-De-Calais au temps de l'Écho du Nord (1819-1944), Septentrion, 2004 (ISBN 9782859398323)

Voir aussiModifier

Liens externesModifier