Gilles Paquet

économiste canadien

Gilles Paquet, né le à Québec[1] et mort le [2], est un économiste et un professeur canadien.

BiographieModifier

Il enseigne les sciences économiques à l'Université Carleton de 1963 à 1979. Il y dirige le département d'économie de 1969 à 1972. De 1973 à 1979, il est aussi doyen des études supérieures.

Professeur doyen à l'Université d'Ottawa depuis 1981, il fonde le Centre d'études en gouvernance.

Gilles Paquet a été président de la Fédération des sciences sociales du Canada. De 2003 à 2005, il est à la tête de la Société royale du Canada.

En parallèle de sa carrière académique, il est très actif dans les médias, notamment en vulgarisant l’économie sur les ondes de Radio-Canada[3]. On dit de lui qu'il communique comme il respire, et que s'il n'arrive pas à convaincre, du moins, il ébranle[4].

L’économiste Pierre Fortin le décrit comme un « admirable contestataire »[5]. En effet, M. Paquet prend parfois des positions impopulaires : il se prononce contre le bilinguisme officiel à Ottawa[6] et soutient « la thèse que l'insularité de l'hôpital Montfort risquait d'enfermer les francophones de la région d'Ottawa dans leur différence en les privant d'un accès efficace à des services complémentaires dans les autres hôpitaux plus spécialisés. »[7]

TravauxModifier

Durant ce long parcours, il écrit ou édite une soixantaine d’ouvrages et publie plus de 500 textes scientifiques (rapports, articles, chapitres)[3]. Les sujets traités vont de l’histoire économique du Canada jusqu’aux aux études urbaines et régionales en passant par l’organisation industrielle, la gestion publique, le management du savoir et la gouvernance[3]. Ses vastes recherches sur l'histoire économique du Québec au tournant du XIXe siècle, amorcées en 1967 avec son proche collaborateur Jean-Pierre Wallot, sont particulièrement marquantes dans son domaine[5].

Il a défendu le modèle québécois contre l'analyse menée par l'économiste Fernand Ouellet[8].

HonneursModifier

PublicationsModifier

  • Paquet, Gilles. Gouvernance: Mode d'emploi. Montréal, QC, Canada: Liber, 2008.
  • Paquet, Gilles. « Qui a peur de la gouvernance décentralisée? », dans Pour une décentralisation démocratique. Québec, QC, Canada: Presses de l'Université Laval, 2006.
  • Paquet, Gilles. « Ottawa-Gatineau, cité-région transfrontalière: gouvernance baroque et bricolage », dans Robitaille, M., Simard, J.F. and Chiasson, G. (eds), L'Outaouais au carrefour des modèles de développement. Gatineau: Université du Québec en Outaouais#, 2006.
  • Paquet, Gilles. « Le Canada français dans sa culture », dans Gagné, G., Le Canada français : son temps, sa nature, son héritage, Québec, QC, Canada: Édition Nota Bene, 2006.

Notes et référencesModifier

  1. « Gilles Paquet : Homo hereticus », sur books.google.ca (consulté le )
  2. Julien Paquette, « Mort de l'économiste Gilles Paquet », sur Le Droit, (consulté le )
  3. a b et c « Gilles Paquet », sur www.gouvernance.ca (consulté le )
  4. Pierre Bergeron. (2009). « Le journaliste et le communicateur ». Chap. dans Gilles Paquet : homo hereticus, édité par Caroline Andrew, Ruth Hubbard et Jeffrey Roy. Ottawa : Presses de l’Université d’Ottawa, livre électronique, p. 77.
  5. a et b « Le professeur Gilles Paquet, scientifique contestataire », sur Le Devoir (consulté le )
  6. Zone Société- ICI.Radio-Canada.ca, « Un expert en gouvernance s'oppose au bilinguisme officiel à Ottawa », sur Radio-Canada.ca (consulté le )
  7. Simon Langlois, « Sociologie du Canada français », Recherches sociographiques, vol. 1, no 1,‎ , p. 125 (lire en ligne)
  8. « Modèle québécois », sur Encyclopédie de L'Agora (consulté le )

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier