Germicide

Germicide est le terme désignant la capacité d'une solution, d'un objet, d'une radiation (radioactivité, lumière ultraviolette, infrarouge) ou d'une action capable de tuer des germes.

ClassificationModifier

En fonction des cibles (bactéries, virus, champignons, on parlera de bactéricide, de virucide, de fongicide).

RisquesModifier

Les germicides sont rarement anodins ; nombre d'entre eux sont toxiques et écotoxiques et/ou cancérigènes et/ou mutagènes à faible doses ou en cas d'exposition chronique. Dans le domaine industriel, agricole, vétérinaire et médical, un usage immodéré, à large échelle, ou inapproprié de germicides accroit le risque d'antibiorésistance[1].

Dans la natureModifier

Tous les organismes doivent se défendre contre des microbes pathogènes pour eux. De nombreux antibiotique et germicides ont été trouvés dans la nature, ou sont imités ou inspirés (bioinspiration) de molécules de défense utilisées par des plantes, champignons, animaux ou micro-organismes pour se défendre contre des pathogènes qui les menacent.

À titre d'exemple, divers traditions de médecine traditionnelle utilisaient de la bouse de vache ou de Yack pour soigner des plaies ; on a effectivement trouvé (en 2016) dans la bouse de Yack un variant d'un micro-organisme (Bacillus velezensis) ayant des vertus germicides (par exemples très actives contre deux pathogènes Verticillium dahliae Kleb et Botrytis cinerea)[2].

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. (en) David J. Weber, William A. Rutala et Emily E. Sickbert-Bennett, « Use of germicides in health care settings—is there a relationship between germicide use and antimicrobial resistance: A concise review », American Journal of Infection Control, vol. 47,‎ , A106–A109 (DOI 10.1016/j.ajic.2019.03.023, lire en ligne, consulté le )
  2. (en) Hongwei Liu, Shuli Yin, Likang An et Genwei Zhang, « Complete genome sequence of Bacillus subtilis BSD-2, a microbial germicide isolated from cultivated cotton », Journal of Biotechnology, vol. 230,‎ , p. 26–27 (DOI 10.1016/j.jbiotec.2016.05.019, lire en ligne, consulté le ).