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Germaine Leloy-Godefroy
Description de l'image Defaut.svg.
Nom de naissance Germaine Godefroy
Naissance
Crosmières
Décès (à 31 ans)
Angers
Nationalité Française
Profession
Marchande de charbon

Germaine Leloy-Godefroy, née le à Crosmières (Sarthe) et exécutée le à la prison d’Angers par le bourreau Jules-Henri Desfourneaux[1] (Leloy est le nom de son époux) est la dernière femme qui fut guillotinée en France[2].

BiographieModifier

Germaine Leloy-Godefroy est marchande de charbon de Baugé, en Maine-et-Loire.

Les faits et l'enquêteModifier

Le , Germaine Leloy-Godefroy tue son époux, Albert Leloy. Armée d'une hache, elle le frappe à plusieurs reprises à la tête durant son sommeil, car elle souhaite vivre avec son amant, Raymond B., 12 ans plus jeune qu'elle et employé du couple Leloy dans leur négoce de charbon. Elle espérait reprendre l'entreprise avec lui.

Cinq jours avant le meurtre, Germaine demande à son amant d'affûter la hache et de raccourcir son manche[3]. Elle la cache ensuite dans une brassée de bois pour la faire entrer dans la maison, avant de la dissimuler dans une caisse sous sa cuisinière.

Le soir du crime, vers 19 h, Germaine donne à son amant toutes les économies du couple, soit 82 590 francs. Elle lui dit alors : « Cache-le, je dirai que j'ai été volée ». Après avoir tué son mari, elle tente de simuler une agression et un cambriolage, mais la police ne croit pas à cette version des faits, Germaine accuse alors Raymond B. d'avoir commis le meurtre. Elle tente ensuite de mettre en cause un de ses anciens amants, Pierre C., avant de finalement passer aux aveux.

Procès et condamnationsModifier

Germaine et son jeune amant sont tous deux jugés devant la cour d'assises de Maine-et-Loire. Raymond B. est reconnu complice de meurtre et condamné à 10 ans de prison, qu’il purge à la Centrale de Fontevrault. Au cours du procès, Germaine est dépeinte comme « peu douée pour les études, peu intelligente et chicanière ». Même si elle est réputée travailleuse, on lui reproche « sa conduite et sa moralité douteuses ». Elle est condamnée à mort, le 26 novembre 1948. Le président de la République française Vincent Auriol refuse la grâce[réf. nécessaire].

Le jour de l’exécution, Germaine Godefroy est réveillée à h 30, « elle pâlit et s’habille en silence, aidée de deux détenues avec lesquelles elle partage sa cellule ». Après un entretien avec l’aumônier Moreau, elle rédige une longue lettre, se confesse, assiste à la messe. Après la bénédiction, elle refuse le rhum et la cigarette. Elle va sur la bascule avec des images pieuses dissimulées dans son corsage. Puis le couperet tombe, il est h 50.

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Olivier Pouvreau, « Une angevine sous la guillotine », La Nouvelle République du Centre-Ouest, édition du 4 février 1998.
  2. http://pays-de-la-loire.france3.fr/2013/05/13/angers-germaine-leloy-lechafaud-portrait-de-la-derniere-guillotinee-francaise-250395.html
  3. Compte-rendu du procès en appel, extrait des minutes du greffe de la cour d'appel d'Angers daté du 12 août 1948.