Georges Bourguignon

Alfred Georges Bourguignon, né le dans le 6e arrondissement de Paris[1], ville où il est mort le dans le 5e arrondissement, est un médecin et neurophysiologiste clinicien français. On lui doit l'application en électrodiagnostic du concept de chronaxie décrit chez l'animal par Louis Lapicque[2]. Il est le père du psychiatre André Bourguignon (1920-1996) et le grand-père de la comédienne Anémone ainsi que du micro-biologiste des sols Claude Bourguignon .

Georges Bourguignon
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Le professeur Georges Bourguignon (1876-1963). Image de la collection de la bibliothèque de l'Académie nationale de médecine.
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Aperçu biographiqueModifier

Après des études secondaires aux lycées Montaigne et Louis-le-Grand et au collège Sainte-Barbe, il entreprend ses études médicales à Paris. Durant son internat, il a notamment pour maîtres Fulgence Raymond (1844-1910), Édouard Brissaud (1852-1909) et Anatole Chauffard (1855-1932) et prépare, à l'Institut Pasteur, une thèse de doctorat en médecine sur les formes microbiennes du champignon du muguet qu'il soutient en 1906. Parallèlement il acquiert une formation scientifique à la Sorbonne, fréquentant le laboratoire du physiologiste Albert Dastre (1844-1917) et s'orientant vers les applications médicales de l'électricité sous l'influence d'Arsonval.

En 1914 il prend la succession du professeur Ernest Huet (1858-1917) à la tête du laboratoire central d'électro-radiothérapie à l'hôpital de la Salpêtrière, poste qu'il occupera jusqu'en 1935[3].

Au début de la Première Guerre mondiale, il participe à la bataille de Charleroi (21-) où il est fait prisonnier. Après sa libération, il est affecté, jusqu'à la fin de la guerre, au centre neurologique de Rennes. Démobilisé, il reprend son activité en neurophysiologie clinique à la Salpêtrière. Il est aussi directeur du laboratoire d'électrophysiologie de l'École pratique des hautes études de 1931 à 1943. En 1940, il est élu membre à l'Académie de médecine.

TravauxModifier

  • La chronaxie chez l'homme : étude de physiologie générale, normale et pathologique des systèmes neuro-musculaires et sensitifs. 1923

RéférencesModifier

  1. Archives de Paris 6e, acte de naissance no 1937, année 1876 (avec mention marginale de décès)
  2. Anonyme, « Notice nécrologique : Georges Bourguignon (1876-1963) », Rev. Neurol. (Paris), vol. 109,‎ , p. 56-57
  3. Emmanuel Fournier, « Histoire de la Physiologie à La Pitié-Salpêtrière de Duchenne de Boulogne au Pr Jean Scherrer » [PDF], sur pitie-salpetriere.aphp.fr, (consulté le 10 mai 2015)

Liens externesModifier