Georges-Antoine Ricard

personnalité politique française

Georges-Antoine Ricard, né le à Chambéry et mort le à Turin[1], est un négociant français, qui fut l'un des premiers régents de la Banque de France.

ParcoursModifier

Georges-Antoine Ricard fonde la Compagnie Ricard à Lyon et se dit négociant, particulièrement dans le domaine de la soie.

Le il se marie à Lyon avec Jeanne Marie Gérin-Roze (1742-1778), lié à la famille d'un autre négociant, Henry-Liévain Carié.

Ricard est commandite de nombreuses affaires dont la banque Jubié, Basterrèche et Cie.

Il est élu député de Lyon au Conseil des Cinq-Cents puis au Corps législatif.

Par le biais de ses contacts financiers, il entre en 1796 comme actionnaire à la Caisse des comptes courants.

Il est nommé régent de la Banque de France le et occupe le 15e et dernier fauteuil.

Ricard gère ensuite à partir d' avec son fils François-Ignace la ferme de l'Octroi de Lyon mais dont il est évincé au bout d'un an.

Ricard connaît alors une faillite retentissante à cause de positions financières trop risquées. Le il est remplacé au Conseil de régence par Davilier.

Ricard s'enfuit en Angleterre, sans doute pour échapper à ses créanciers. Il meurt à Turin en 1814.

L'un de ses fils, François Ricard (1773-1835) fut aide de camp du maréchal Suchet auquel sa famille était lié. Il est fait chevalier de l'Empire par lettres patentes en . Après 1815, il participe à la conquête de l'Algérie et commande la place d'Alger où il meurt en 1835.

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

  • Romuald Szramkiewicz, Les Régents et censeurs de la Banque de France nommés sous le Consulat et l'Empire, coll. « Hautes études médiévales et modernes » n°22, Genève, Droz, 1974 (ISBN 978-2600033732).
  • Louis Bergeron (1978), Banquiers, négociants et manufacturiers parisiens du Directoire à l’Empire, Éditions EHESS, 1999 (ISBN 978-2-7132-1285-7) lire en ligne.

Liens externesModifier