Ouvrir le menu principal
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mauger.
Gérard Mauger
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonction
Directeur de recherche au CNRS
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (75 ans)
Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour

Gérard Mauger est un sociologue français né le , directeur de recherches émérite au CNRS et chercheur au Centre de sociologie européenne[1],[2]. Ses recherches portent sur les jeunes des classes populaires, la déviance, les âges et les générations ainsi que sur les pratiques culturelles[3],[4],[5],[6].

Sommaire

BiographieModifier

Gérard Mauger définit sa trajectoire comme celle d'un "intellectuel de première génération"[7],[8] l'ayant conduit d'un milieu modeste au diplôme de Sciences Po Paris[9] et au poste de directeur de recherche au CNRS[6]. Durant les événements de Mai 68 il s'engage activement dans le mouvement[10],[8],[11]. Il rejoint ensuite le CNRS et devient un collaborateur de Pierre Bourdieu[2],[12].

Il est rédacteur d'articles sur l'encyclopédie Universalis. Il intervient régulièrement dans les médias: presse nationale (Le Monde, Le Monde diplomatique..), radio, télévision[13].

Travaux de rechercheModifier

Les jeunes des classes populairesModifier

Gérard Mauger a travaillé depuis la fin des années soixante-dix sur les formes de déviance des jeunes des classes populaires[14],[15],[16]. Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS, spécialiste reconnu de la délinquance juvénile, considère que Gérard Mauger est l'auteur de "travaux importants" dans ce domaine[17]. Ses recherches (appuyés sur des enquêtes de terrain[18]) ont tenté de saisir sur un temps long les invariants et les variations des phénomènes de déviance des jeunes issus des milieux populaires en France[19],[20].

L'une de leurs principales formes est celle des "bandes" qui peuvent être définies comme "une forme de sociabilité propre aux jeunes des classes populaires", liée à un style de vie populaire (voir tableaux synoptiques ci-dessous)[21]. Les "bandes" ne sont pas en effet toutes délinquantes et la délinquance juvénile n'est pas exclusivement le fait des "bandes". Cependant, "si les jeunes des classes populaires n’ont pas le monopole de la délinquance juvénile, les pratiques délinquantes sont à la fois plus fréquentes dans cet univers et relativement distinctives". Elles relèvent du même contexte social et culturel: la condition populaire[22].

Le phénomène n'est pas nouveau : on peut le faire remonter aux bandes d'apaches à la Belle Époque, aux blousons noirs dans les années 1960, aux loubards dans la décennie 1970 et aux jeunes des cités qui constituent désormais les "nouvelles classes dangereuses"[23],[24].

Gérard Mauger a mis en avant les propriétés communes au "monde des bandes" d'hier et d'aujourd'hui: constituées essentiellement de jeunes hommes, elles se fondent sur les valeurs masculines populaires de virilité et des rapports de force physique (ou agonistiques)[25],[22] : "pour devenir un homme, conforme aux représentations populaires de l'idéal de virilité, il faut avoir fait ses preuves, face aux pairs, aux aînés ../.. la force physique et les valeurs de virilité éprouvées, confortées à travers défis et bastons, sont au principe de l'estime de soi et de la reconnaissance des autres"[26]. La capacité de se battre physiquement soit à l'intérieur de la bande, soit entre bandes rivales est un moyen de se faire respecter au sein d'un monde social menacé de disqualification (hier par l'assignation aux emplois subalternes à l'usine, aujourd'hui par le chômage)[27].

Depuis la fin des années soixante-dix, la délinquance juvénile a néanmoins évolué au gré des transformations sociales et économiques : la désindustrialisation et l'avènement du chômage de masse, la massification scolaire et la crise de reproduction ouvrière[28] ont durablement disqualifié une part croissante des nouvelles générations de jeunes issues des milieux populaires sur le marché de l'emploi[29]. Un individualisme négatif (l’envers d’un individualisme positif porteur d’émancipation, voir Robert Castel) s'est développé et isole des individus démunis, privés du soutien que leur procuraient autrefois le collectif de travail et les solidarités de proximité[30]. Sans diplômes, sans emploi, sans perspectives d'avenir, les "jeunes des cités" sont devenus le point focal du mal-être de ces générations[31]. Les "cités" où existait jusqu'à la fin des années 1970 une certaine mixité sociale entre les classes moyennes et les classes populaires, concentrent aujourd'hui les catégories les plus paupérisées de l'espace social et souvent issues de l'immigration[32].

 
Tableau synoptique_Gérard Mauger

Au sein d'une partie de cette jeunesse, les actes de délinquance se sont considérablement accrus depuis le début des années 1980[33]. Une économie souterraine[34] s'est développée, en particulier le trafic de drogue (le "bizness")[35],[36]. Jusque dans les années 1970, le militantisme y était plus présent, d'autres s'investissaient dans ce que Gérard Mauger appelle la "bohème populaire", le phénomène contre-culturel, non-violent et anti-consumériste des "baba-cool" et des communautés post-hippies prônant le "retour à la nature" (voir tableau synoptique "espace des styles de vie des jeunes des classes populaires" no 1 ci-contre).

 
Tableau synoptique_Gérard Mauger

Dans Les bandes, le milieu et la bohème populaire, Gérard Mauger identifie de nouvelles formes de "bohème populaire" chez les jeunes des "cités": notamment la "culture hip-hop" mais également les conversions au style de vie ascétique de la religion musulmane[37]. Là où hier ces pratiques s'opposaient à la violence et aux valeurs dominantes (contre-culture), elles sont désormais traversées par les valeurs guerrières de virilité, les valeurs économiques et consuméristes (voir tableau synoptique "espace des styles de vie des jeunes des classes populaires" no 2 ci-contre).

Sociologie des âges et des générationsModifier

Gérard Mauger a travaillé des années 1980 à aujourd’hui sur les approches sociologiques de la jeunesse,et plus généralement des âges de la vie et des générations. Il a traduit de l’allemand (avec Nia Perivolaropoulou) et préfacé les travaux fondateurs du sociologue Karl Mannheim sur les générations[38],[39], publié des articles et ouvrages collectifs sur ces questions ainsi qu’une synthèse de ses travaux aux éditions La Découverte[40]. Il s’est également focalisé sur les différentes générations de jeunes des classes populaires, la crise de reproduction ouvrière[41], la "génération de la crise" ou "génération sacrifiée"[42],[43],[44].

Les recherches de Gérard Mauger sur ces thématiques ont tenté de construire une définition sociologique des âges, de la jeunesse et des générations en s'appuyant sur les travaux de Karl Mannheim et de Pierre Bourdieu[45],[46].

Les classes d'âges: le cas de la jeunesseModifier

La sociologie définit la "jeunesse", non à partir du vieillissement biologique ou des classifications légales (majorité) mais à partir des grandes étapes sociologiques de la vie sociale : l’âge adulte commence par exemple lorsqu'on entre dans la vie active et que l’on fonde une famille. Dans cette perspective, l'âge de cette entrée dans la vie d’adulte est très variable, selon par exemple que les individus font des études courtes ou longues. Le notion de "jeunesse" que l'on utilise pour désigner un ensemble cohérent (dans les sondages les 15-25 ans par exemple) recouvre des réalités très disparates : un individu peut devenir adulte à 20 ans s’il travaille et qu’il est chargé de famille, on dit alors qu'"il n’a pas eu de jeunesse"[47],[48],[49] . Gérard Mauger identifie cinq invariants de la "condition jeune", la jeunesse peut être décrite à la fois comme une période: d'accumulation primitive, d'apesanteur, d'incohérences statutaires, d'indétermination sociale, de classements et de cristallisation des habitus (voir: jeunesse[50]).

Cette définition permet de rendre compte de l’allongement de la durée de la "jeunesse" sous l’effet de la prolongation des scolarités, de l'extension du chômage et de la précarité ainsi que du développement de la cohabitation entre couples jeunes sans forcément passer au mariage et à la procréation. L'allongement de la scolarité qui touche désormais une majorité de jeunes femmes et une part importante des jeunes classes populaires ne doivent pas pour autant occulter les profondes divisions sociales à l’intérieur de la population étudiante: divisions entre les filières (bac général/bac pro par exemple), divisions entre "petits diplômes" (Bac+2 ou 3) et Master/Grandes écoles, divisions entre étudiants-es ayant un emploi à côté (qui peut devenir un emploi fixe) et étudiants-es financés-ées par la famille[51](voir jeunesse[50]).

Les générationsModifier

Dans la même perspective, les travaux de Gérard Mauger ont par ailleurs tenté de déconstruire la notion de "génération" et d’élaborer un outil opérant (voir aussi: Gérard Mauger génération-sociologie pour plus de détails). Dans le langage commun les générations opposent les jeunes, les adultes et les personnes âgés, néanmoins, ces classes d’âges[52] sont traversées par les divisions sociales et l’on n'est pas jeune, adulte, âgé, de la même manière selon le groupe social auquel on appartient : un jeune issu des classes populaires n’a pas la même jeunesse qu’un jeune issu des classes aisées[53],[54]. Par conséquent lorsqu'on parle d'une "nouvelle génération de jeunes", il s'agit d'un artefact[55].

La notion de "génération" recouvre les générations familiales et les générations sociales (par exemple la "génération de mai 68" ou la "génération de la crise"). La question des générations familiales (les grand-parents, les parent, les enfants..) renvoie à la question de la reproduction sociale et donc à la transmission de la position sociale. Le décalage entre, par exemple, la position sociale du père et du fils peut être une source de tension et créer des conflits entre les générations.

La question des générations sociales renvoie à la manière dont chaque génération se distingue des autres par les influences qu'elle a reçues et le contexte social et historique particulier dans lequel elle a été façonnée. Ces modes de génération engendrent "des schèmes de perception, de représentation et d'action" communs, un "habitus ", un "style de génération[56],[57]. Pour éviter que la notion de génération soit un concept fourre-tout regroupant des réalités très différentes, il faut limiter son emploi à des groupes sociaux particuliers[58] : lorsque l'on parle par exemple de la "génération de la crise", l'on tend à englober des situations très diverses puisque tous les jeunes n’ont pas été touchés de la même manière par la crise. Cela amène Gérard Mauger a analyser les "générations de la crise" issues des classes populaires (voir supra 2.1 "génération de la crise" ou "génération sacrifiée" et crise de reproduction ouvrière[59],[60] ainsi que l'article: génération-sociologie).

Enfin, Gérard Mauger a travaillé sur le cas de la "génération 68" issue des évènements de Mai 68 qu'il a lui-même vécus (voir biographie). En s'appuyant ici aussi sur Karl Mannheim il a montré que ce sont les porte-paroles (souvent auto-proclamés) des générations qui les font exister comme un tout cohérent[61],[62].

Sociologie des pratiques culturelles (lecture)Modifier

La sociologie des pratiques culturelles, notamment celle de la lecture, constitue également un de ses thèmes de recherche[63].

Principales publicationsModifier

Sur les jeunes des classes populairesModifier

  • Gérard Mauger et Claude Fossé, La Vie buissonnière. Marginalité petite-bourgeoise et marginalité populaire, Paris, Librairie François Maspero, 1977[64].
  • Gérard Mauger et Claude Poliak, Les loubards, in Actes de la recherche en sciences sociales, n° 50, novembre 1983. Qu’est-ce que classer ? p. 49-68.
  • Gérard Mauger, L'émeute de novembre 2005. Une révolte protopolitique, Éditions du Croquant, coll. Savoir/Agir, 2006, 157 pages[65].
  • Gérard Mauger , Les bandes, le milieu et la bohème populaire, Étude de sociologie de la déviance des jeunes des classes populaires (1975-2005), Paris, Belin, 2006, 253 pages[66].
  • Gérard Mauger, La sociologie de la délinquance juvénile, La Découverte, coll. Repères Sociologie, 2009, 122 p.[67]
  • Gérard Mauger, Les héritages du pauvre, in Les Annales de la recherche urbaine : Familles et patrimoines, n° 41, mars-avril 1989, pp. 112-117.

Sur les âges et les générationsModifier

  • Gérard Mauger, Les jeunes en France. État des recherches, Paris, La Documentation Française, 1994, 295 pages.
  • Gérard Mauger, Jeunesses et Sociétés. Perspectives de la Recherche en France et en Allemagne, Paris, Armand Colin, 1994 (avec René Bendit et Christian von Wolffersdorff), 1993.
  • C. Baudelot et G. Mauger (dir.), Jeunesses populaires. Les générations de la crise, Paris, Éditions L'Harmattan, 1994, 384 pages (avec Christian Baudelot).
  • Gérard Mauger, Les mondes des jeunes, in Sociétés contemporaines, n° 21, mars 1995, p. 5-13.
  • Gérard Mauger, Jeunesse : l'âge des classements. Essai de définition sociologique d'un âge de la vie, in Recherches et Prévisions, n°40, juin 1995. Jeunesse : le plus bel âge de la vie ? pp. 19-36.
  • Gérard Mauger, Crise de reproduction et désouvriérisation des classes populaires en France, in La jeunesse n’est plus ce qu’elle était, Jacques Hamel, Catherine Pugeault-Cicchelli, Olivier Galland et Vincenzo Cicchelli (dir.), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2010, p. 187-196.
  • Gérard Mauger, Jeunesse : essai de construction d’objet, Agora, n° 56, 2010 (3), p. 9-24.
  • Gérard Mauger, Âges et générations, Paris, Éditions La Découverte, Coll. « Repères », 2015.
  • Stéphane Beaud, Gérard Mauger (dir.), Une génération sacrifiée ? Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée, Paris, Éditions Rue d'Ulm, 2017.

Sur la sociologie des pratiques culturellesModifier

  • Gérard Mauger, Droits d'entrée. Modalités et conditions d'accès aux univers artistiques, éditions de la Maison des Sciences de l'Homme[68].
  • Gérard Mauger, L'accès à la vie d'artiste: sélection et consécration artistiques, éditions du Croquant[68].
  • Gérard Mauger, Claude F. Poliak, Bernard Pudal, Histoires de lecteurs, Paris, Nathan, coll. Essais & Recherches, 1999, 446 pages[69]

Sur la méthode d'enquête qualitative en sociologieModifier

  • Mauger Gérard, Enquêter en milieu populaire, In: Genèses, 6, 1991. Femmes, genre, histoire, sous la direction de Susanna Magri et Eleni Varikas. pp. 125-143.

Notes et référencesModifier

  1. « CESSP - Centre européen de sociologie et de science politique - Mauger Gérard », sur cessp.cnrs.fr (consulté le 3 décembre 2017)
  2. a et b Marie-Anne Lescourret, Bourdieu (biographie), Paris, Flammarion, , 538 p. (ISBN 9782082105156, lire en ligne), p. 219.
  3. « Gérard Mauger - Métropolitiques », sur www.metropolitiques.eu (consulté le 3 décembre 2017).
  4. « Gérard Mauger, sociologue », sur www.homme-moderne.org (consulté le 3 décembre 2017).
  5. « Gérard Mauger (auteur de Histoires de lecteurs) - Babelio », sur www.babelio.com (consulté le 3 décembre 2017).
  6. a et b « Gérard Mauger », sur cse.ehess.fr (consulté le 3 décembre 2017).
  7. https://hal-campusaar.archives-ouvertes.fr/medihal-01344972
  8. a et b Francis Lebon et Chantal de Linares, « Comprendre le « monde des choses humaines » », Agora débats/jeunesses (N° 48),‎ , p. 14-13 (lire en ligne).
  9. « Gérard Mauger - Présentation », http://semioweb.msh-paris.fr/,‎ (lire en ligne).
  10. S. Tissot, C. Gaubert, MH. Lechien (dir.), « Reconversions militantes », PULIM,,‎ - 2005, p. 282 (lire en ligne).
  11. Claude Fossé-Poliak et Gérard Mauger, « « “Choix” politiques et “choix” de recherches : Essai d’auto-socio-analyse (1973-84) » », Cahiers du réseau Jeunesses et Sociétés n°3-4-5,,‎ , p. 27-121 (lire en ligne).
  12. Gérard Mauger (dir.), Rencontres avec Pierre Bourdieu, Paris, éditions du Croquant, , 688 p. (ISBN 2914968132, lire en ligne).
  13. « https://www.cairn.info/revue-savoir-agir-2009-3-page-53.htm#no1 »
  14. (fr) Gérard Mauger, « Classes sociales- Vue d'ensemble », Universalis,‎ (lire en ligne)
  15. (fr) Gérard Mauger, « Classes sociales-Penser les classes sociales », Universalis,‎ (lire en ligne)
  16. « Classes d'âge dangereuses, de Gérard Mauger », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 17 août 2018)
  17. Laurent Mucchielli, Criminologie et lobby sécuritaire. Une controverse française, Paris, La Dispute, , p. 94
  18. Gérard Mauger, « Enquêter en milieu populaire », Genèses. Sciences sociales et histoire,‎ , p. 145-143 (lire en ligne)
  19. « Entretien vidéo G. Mauger- Sociologie des jeunes, des groupes marginaux et de la lecture- MSH », sur http://semioweb.msh-paris.fr,
  20. « La sociologie de la délinquance juvénile », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le 4 décembre 2017)
  21. Gérard Mauger, La sociologie de la délinquance juvénile, Paris, La Découverte, , 122 p. (ISBN 9782707149718, lire en ligne), p.7
  22. a et b « La délinquance juvénile au crible de la sociologie », sur https://www.nonfiction.fr,
  23. Luc Bronner, « Classes d'âge dangereuses, de Gérard Mauger », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 4 décembre 2017)
  24. http://www.liberation.fr/societe/2007/02/13/cites-le-face-a-face-permanent_12582
  25. Gérard Mauger et Claude Poliak, « Les loubards », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 50, no 1,‎ , p. 49–68 (DOI 10.3406/arss.1983.2206, lire en ligne, consulté le 5 décembre 2017)
  26. « La sociologie de la délinquance juvénile p.65 », sur Éditions la découverte (consulté le 5 décembre 2017)
  27. « Les bandes, le milieu et la bohème populaire », Belin Editeur,‎ (lire en ligne, consulté le 5 décembre 2017)
  28. Encyclopædia Universalis, « Classe ouvrière-La crise de reproduction du groupe ouvrier », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 4 décembre 2017)
  29. « Éditions rue d'Ulm - Une génération sacrifiée ? », sur www.presses.ens.fr (consulté le 4 décembre 2017)
  30. Robert Castel, Les métamorphoses de la question sociale: : une chronique du salariat,, Paris, Fayard,
  31. Gérard Mauger, La jeunesse n'est plus ce qu'elle était, Presses universitaires de Rennes, coll. « Le sens social », (ISBN 9782753537880, lire en ligne), p. 187–196
  32. Gérard Mauger, « La sociologie de la délinquance juvénile - Gérard Mauger | Cairn.info », Cairn,‎ (ISSN 0993-7625, lire en ligne, consulté le 4 décembre 2017)
  33. Igor Martinache, « Gérard Mauger, La sociologie de la délinquance juvénile », Lectures,‎ (ISSN 2116-5289, lire en ligne, consulté le 4 décembre 2017)
  34. voir aussi Nasser Tafferant, « Le « Bizness » : une économie souterraine (préface de Gérard Mauger », http://mouvements.info/,‎ (lire en ligne, consulté le 4 décembre 2017)
  35. Luc Bronner, « Nasser Tafferant et Thomas Sauvadet : plongées dans un monde ultra-concurrentiel », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 4 décembre 2017)
  36. Igor Martinache, « Thomas Sauvadet, Le capital guerrier. Concurrence et solidarité entre jeunes de cité », Lectures,‎ (ISSN 2116-5289, lire en ligne, consulté le 4 décembre 2017)
  37. Jean-Jacques Yvorel, « Gérard Mauger, Les bandes, le milieu et la bohème populaire », Sociétés et jeunesses en difficulté. Revue pluridisciplinaire de recherche, no n°6,‎ (ISSN 1953-8375, lire en ligne, consulté le 4 décembre 2017)
  38. Karl Mannheim, Le problème des générations (préface de G. Mauger), Armand Colin, edition nathan 1990 - armand colin 2011
  39. Samuel Coavoux, « Compte rendu de lecture K. Mannheim, Le problème des générations », https://www.liens-socio.org/,‎ (lire en ligne)
  40. Gérard Mauger, Ages et générations, Paris, La Découverte, (ISBN 9782707158888, lire en ligne)
  41. Gérard Mauger, « Classe ouvrière. La crise de reproduction du groupe ouvrier », Encyclopédie Universalis,‎ (lire en ligne)
  42. Gérard Mauger, voir notamment préface de K. Mannheim Le problème des générations, Armand Colin, (lire en ligne)
  43. S. Beaud, G. Mauger (dir.), Une génération sacrifiée ? Jeunes des classes populaires dans la France désindustrialisée, Paris, Éditions rue d'ulm (ISBN 978-2-7288-0564-8, lire en ligne)
  44. Jeanne Demoulin, « Compte rendu de lecture de Une génération sacrifiée ? », https://www.liens-socio.org/,‎
  45. David Bully, « Compte rendu de lecture de G. Mauger Ages de la vie et gébérations », https://www.liens-socio.org/,‎ (lire en ligne)
  46. Gérard Mauger, Ages et générations, Paris, La Découverte, (lire en ligne)
  47. Pierre Bourdieu, « La jeunesse n'est qu'un mot », Questions de sociologie,,‎ minuit,1984 (lire en ligne)
  48. Gérard Mauger, « La jeunesse n’est qu’un mot ». A propos d’un entretien avec Pierre Bourdieu », Agora débats/jeunesses,‎ (lire en ligne)
  49. Gérard Mauger, « Jeunesse: essai de construction d'objet », Agora débats/jeunesses,‎ (lire en ligne)
  50. a et b Gérard Mauger, « Jeunesse : essai de construction d’objet », Agora débats/jeunesses (N° 56),‎ , p. 9-24 (lire en ligne)
  51. Gérard Mauger, « [ « Les définitions sociales de la jeunesse : discontinuités sociales et évolutions historiques », in Lorreyte B. (dir.), P », Les Politiques d'intégration des jeunes issus de l'immigration, Paris, CIEMI/L'Harmattan.,‎
  52. Encyclopédie Universalis, « Classes d'âge », Universalis,‎ (lire en ligne)
  53. Francis Lebon, Chantal de Linares, « Les jeunes : classe d’âge et âge de classes », Revue de l'enfance et de l'adolescence (n° 93),‎ , p. 89-102 (ISBN 9782749251448, lire en ligne)
  54. CHAMBOREDON Jean-Claude, Jeunesse et classes sociales, édition de Paul Pasquali, préface de Florence Weber., Paris, Éditions Rue d’Ulm, , 264 p. (ISBN -978-2-7288-0525-9, lire en ligne)
  55. Gérard Mauger, Ages et générations, La Découverte (lire en ligne), p. 7 à 9 -Chapitre I
  56. Gérard Mauger, Postface de Karl Mannheim Le problème des générations, Paris, Armand Colin, 1990-réed.2011, 162 p. (ISBN 9782200272661, lire en ligne), p. 114-159
  57. Gérard Mauger, « Modes de génération des générations sociales », Sociologia historica 2/,‎ , p. 111-130 (lire en ligne)
  58. Gérard Mauger, Ages et générations, Paris, La Découverte, (ISBN 9782707158888, lire en ligne), p. Chapitre III Générations sociales
  59. Gérard Mauger, "« Crise de reproduction » et « désouvriérisation » des classes populaires en France" in Jacques Hamel, Catherine Pugeault-Cicchelli, Olivier Galland et Vincenzo Cicchelli (dir.), "La jeunesse n'est plus ce qu'elle était", Rennes, Presses Universitaires de Rennes, (lire en ligne), p. 187-196
  60. Encyclopédie Universalis, « Classe ouvrière. La crise de reproduction du groupe ouvrier », Universalis en ligne,‎ (lire en ligne)
  61. Gérard Mauger, Ages et générations, Paris, La Découverte, (ISBN 9782707158888, lire en ligne), p. Chapitre 5.
  62. Gérard Mauger, « « Gauchisme, contre-culture et néolibéralisme : pour une histoire de la génération de Mai 68 » », in L'identité politique, CRISPA et CURAP,‎ , p. 206-226 (lire en ligne).
  63. https://www.persee.fr/doc/genes_1155-3219_2000_num_41_1_1853_t1_0169_0000_3
  64. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3331116n.
  65. https://www.lemonde.fr/livres/article/2007/02/15/gerard-mauger-cette-revolte-exprimait-une-indignation-collective_867680_3260.html?xtmc=gerard_mauger&xtcr=21?xtmc=gerard_mauger&xtcr=21
  66. http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=1103&format=print
  67. « https://www.cairn.info/la-sociologie-de-la-delinquance-juvenile--9782707149718.htm »
  68. a et b https://www.franceculture.fr/emissions/la-suite-dans-les-idees/lentree-des-artistes.
  69. Callac, Emmanuelle, « Gérard Mauger, Claude F. Poliak, Bernard Pudal, Histoires de lecteurs », Genèses. Sciences sociales et histoire, vol. 41, no 1,‎ (lire en ligne, consulté le 18 août 2018)

Liens externesModifier