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François Spinelli
Saint catholique
Image illustrative de l’article François Spinelli
Saint
Naissance , Milan, Royaume de Lombardie-Vénétie
Décès , Rivolta d'Adda, Italie (à 59 ans) 
Nationalité Drapeau : Italie Italien
Vénéré à Maison-Mère des Adoratrices du Saint-Sacrement à Rivolta d'Adda
Béatification à Caravaggio, par le pape Jean-Paul II
Canonisation à Rome par le pape François
Vénéré par l'Église catholique
Fête 6 février

François Spinelli (Milan, - Rivolta d'Adda, ), est un prêtre catholique italien, fondateur des congrégations des Sœurs sacramentines et des Adoratrices du Saint-Sacrement. Vénéré comme saint par l'Église catholique, sa mémoire liturgique est fixée au 6 février.

Sommaire

BiographieModifier

Francesco Spinelli est issu d'une famille modeste, travaillant au service des marquis Stanga. Manifestant dès son plus jeune âge son désir de devenir prêtre, il part à Bergame faire son éducation avant d'intégrer le séminaire. C'est pendant ce temps qu'il fera la connaissance du bienheureux Louis Marie Palazzolo, auprès duquel il apprend beaucoup, et l'aide dans ses œuvres. Ordonné prêtre le [1], Francesco Spinelli se rend peu après à Rome, à l'occasion de l'Année sainte, et vivra une expérience spirituelle dans la Basilique Sainte-Marie-Majeure. Selon ses dires, alors qu'il était en prière, il aurait eu une vision de nombreuses jeunes filles se consacrant à l'adoration de Jésus dans le Saint-Sacrement[2].

Deux ans plus tard son intuition prend forme. Avec trois jeunes femmes, menées par sainte Gertrude Comensoli, il fonde la communauté des Sœurs sacramentines, vouées à l'éducation des jeunes filles pauvres et à une vie tournée vers l'adoration eucharistique. Alors que les débuts de l'œuvre sont fructueux, en 1889, Francesco Spinelli est contraint de quitter le diocèse et sa congrégation à la suite d'une série de calomnies[2]. Sans réclamer justice, il obéit et trouve refuge au couvent des Sacramentines de Rivolta d'Adda.

Malgré une grande misère financière, Francesco Spinelli encouragent les quelques religieuses à poursuivre la vie de la congrégation, au prix de nombreux sacrifices. En 1892, sa congrégation est contrainte d'être divisée en deux. La communauté de Bergame devient indépendante, guidée par Gertrude Comensoli, tandis que la communauté de Rivolta devient la congrégation des Adoratrices du Saint-Sacrement[3]. Alors qu'on tentait de démanteler son œuvre, Francesco Spinelli resta patient et ne cessa d'encourager ses religieuses. Bientôt, sa congrégation s'étendit à travers toute l'Italie, le Congo[Lequel ?], le Sénégal, la Colombie et l'Argentine. En parallèle, depuis qu'il était arrivé à Rivolta, il menait son ministère notamment auprès des malades, des pauvres et des marginaux[1]. Il mourut au milieu de ses religieuses le .

Béatification et canonisationModifier

La cause pour la béatification et la canonisation de Francesco Spinelli débute le à Crémone. L'enquête diocésaine est ensuite envoyée à Rome afin d'y être étudiée par la Congrégation pour les causes des saints. Au terme de l'enquête canonique, c'est le que le pape Jean-Paul II reconnaît qu'il a pratiqué héroïquement les vertus chrétiennes, et lui décerne donc le titre de vénérable[4].

Suite à la reconnaissance comme authentique par une commission médicale et théologique d'une guérison inexplicable attribuée à l'intercession de Francesco Spinelli, le pape signe le décret de reconnaissance le , permettant sa béatification. Moins d'un mois plus tard, le 21 juin, Francesco Spinelli est proclamé bienheureux[4], au cours d'une cérémonie solennelle célébrée dans la Basilique Santa Maria delle Fonte à Caravaggio, par le pape Jean-Paul II.

Le , suite à la reconnaissance d'un second miracle, le pape François a signé le décret de canonisation. Francesco Spinelli est proclamé saint lors d'une cérémonie qui sera célébrée le à Rome, durant le synode des jeunes, par le pape François[5].

Notes et référencesModifier

SourcesModifier