François-Léonard Seheult

architecte français

François-Léonard Seheult, né le à Nantes (Loire-Atlantique)[1] et mort le à Nantes[2], est un architecte français néo-classique, précurseur du style rustique italien en France.

François-Léonard Seheult
Portrait Seheult.png
Portrait anonyme de F.-L. Seheult
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
française
Formation
Activité
Parentèle
Autres informations
Maître
Œuvres principales

Il est l'oncle de l'architecte Saint-Félix Seheult.

BiographieModifier

Son nom se prononce « suette »[C 1]. L'orthographe « Seheult » ne s'est établie qu'en 1830. Auparavant, on trouve aussi les orthographes « Suet », « Schuelt » ou « Scheult »[C 2].

François-Léonard Seheult est issu d'une famille d'artistes[C 1]. Il étudie l'architecture aux côtés de son père[3], Robert II Seheult, architecte à Nantes, qui a notamment aidé Jean-Joseph-Louis Graslin à établir un plan de la place Graslin concurrent à celui de Mathurin Crucy[4]. Surnommé « le Romain », François-Léonard Seheult est durant trois ans (de 1786 à 1790) inscrit à l'Académie royale d'architecture à Paris, où il est l’un des élèves préférés d'Antoine-François Peyre, architecte du roi, et travaille sous les ordres d'Alexandre-Théodore Brongniart. Il ramène d'un voyage d'étude en Italie entre 1791 et 1793 des dessins de maison de ville ou de campagne, de fragments d’architecture et des aménagements de jardins, rassemblés dans « Recueil d’architecture ». Il devient architecte à Nantes. Il réalise principalement les hôtels Prâles en 1797, de la Brosse en 1816, et Seheult en 1824, ainsi que diverses demeures dans le Pays nantais[3]. Il meurt en 1840 à Nantes[C 1].

Il épouse Victoire-Rose Beaubigny, puis Adélaïde Dugast-Desbergeries (veuve d'André Joseph Gouté).

RéalisationsModifier

Principales réalisationsModifier

Le domaine du Bellay à Allonnes (Maine-et-Loire) est une maison néo-classique construite entre 1807 et 1809 pour la famille du Bellay. Elle vient en remplacement d'un ancien château, et a connu en 1890 des travaux d'agrandissement. Sur le bâtiment tel qu'il apparaît au XXIe siècle, François-Léonard Seheult a construit les façades et toitures. L'inscription aux monuments historiques a été faite par arrêté du 8 novembre 1995[5].

L'hôtel Scheult a été classé au titre des monuments historiques par arrêté du 12 mai 1976[6]. Le bâtiment, construit en 1824, est baptisé hôtel des Cariatides. Seheult a fait graver dans des niches des inscriptions qui témoignent de ses influences : Raphaël, Antonio Canova, des noms de maîtres de la peinture et de la sculpture grecques, et ceux d'artistes français des XVIIe et XVIIIe siècles[C 3]. Cet emprunt à l'Antiquité est réalisé en utilisant la technique du « collage » utilisée par Piranèse, et constitue le fruit de son voyage d'étude en Italie[7].

Le Villa des Montis à Haute-Goulaine, ouvrage néo-classique à base de tuffeau, est conçu en 1813 pour l'usage personnel de François-Léonard Seheult, qui a également aménagé le parc[8].

Seheult a également mené en 1820 la modernisation de la villa de la Bastière à Vertou[9], et l'église Notre-Dame de Liré.

Autres réalisationsModifier

PublicationsModifier

  • François-Léonard Seheult, Les Petites maisons d'Italie : recueil d'architecture dessiné et mesuré en Italie dans les années 1791 à 1793, Paris, Vincent Fréal, (1re éd. 1821)
  • François-Léonard Schuelt, Recueil de divers motifs d'architecture : ce recueil dessiné et mesuré en Italie dans les années MDCCXCI, XCII, XCIII par F. L. Schuelt, architecte à Nantes, contiendra les maisons de villes et rurales, plans, basiliques... etc, etc., Nantes, Victor Mangin (1re éd. 1821)

Notes et référencesModifier

  • Collectif, Clisson ou le retour d'Italie, Paris, Imprimerie nationale, coll. « Cahiers de l'Inventaire » (no 21), , 301 p. (ISBN 2-11-081071-8)
  1. a b et c p. 37
  2. p. 279, note 10
  3. p. 38
  • Autres références
  1. Archives municipales de Nantes, registres paroissiaux numérisés de la paroisse Saint-Similien, BMS de l'année 1768, vue 47 de la numérisation. Ses parents sont Robert Seheult Suet, architecte, et Geneviève Guignet.
  2. Archives municipales de Nantes, état-civil numérisé du 5e canton, acte de décès No50 de l'année 1840, vue 9 de la numérisation. Rentier, il meurt à son domicile 4 rue Héronnière.
  3. a et b « Seheult François-Léonard (Nantes 1771-1840) et Saint-Félix », sur Librairie ancienne et moderne Alain Cambon (consulté le 24 novembre 2010)
  4. Mathurin Crucy, 1986, p. 71
  5. Notice no PA00135542, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Notice no PA00108671, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Mathurin Crucy, 1986, p. 81
  8. Flohic 1999, p. 1373
  9. Notice no PA44000021, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Collectif, Clisson ou le retour d'Italie, Paris, Imprimerie nationale, coll. « Cahiers de l'Inventaire » (no 21), , 301 p. (ISBN 2-11-081071-8).  
  • Jean-Luc Flohic (dir.), Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, vol. 2, Charenton-le-Pont, Flohic éditions, , 1383 p. (ISBN 2-84234-040-X).  

Articles connexesModifier