Foulek Ringelheim

magistrat et auteur belge

Foulek Ringelheim, né à Ougrée le [1] et mort le [2], est un juriste, essayiste et romancier belge. Il fut président du tribunal de commerce de Nivelles, avant de se consacrer à l'écriture.

Foulek Ringelheim
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BiographieModifier

JeunesseModifier

Le juristeModifier

Après avoir fait ses études de droit à Liège, puis obtenu une licence en criminologie à l'ULB, Foulek Ringelheim exerce le métier d'avocat jusqu'en 1977, avant de rejoindre la magistrature. Il occupera ainsi la fonction de président du tribunal de commerce de Nivelles.

Il rejoint lors de la création le Conseil supérieur de la Justice.

L'écrivainModifier

Dans les années 1970, Foulek Ringelheim cofonde la revue Pro justitia[3], pour laquelle il interviewe une première fois Michel Foucault peu avant son ouvrage Surveiller et punir[4],[Note 1].

Ringelheim publiera divers articles sur la place de la justice dans la société d'aujourd'hui et en critiquant certains aspects dans les années 1990[3], finissant cette période par un court essai, Amour sacré de la justice.

Dans un entretien au magazine du Barreau de Liège, il explique que passer à l'écriture ne lui a pas été simple et est venu lentement, et que ses diverses activités de publication l'en tenaient éloigné[3]. Il publiera son premier roman, Le juge Goth, à l'âge de 63 ans.

ŒuvreModifier

EssaisModifier

Amour sacré de la justiceModifier

En 1998, il publie un court essai, Amour sacré de la justice... : à la recherche d'une introuvable, où il développe les thématiques qui lui sont chères[5] :

  • les rapports entre la justice et les citoyens et sa perception ;
  • le caractère sacré et neutre d'une audience ;
  • les rapports avec les médias ;
  • une critique des méthodologies suivies par la Commission Dutroux, notamment concernant le respect des droits de la défense.

Dans sa seconde thématique, il aborde la place du procureur lors d'une audience pénale. Cet ouvrage aura de l'impact dans le débat politique ; son propos « Le quiproquo est à son comble quand le procureur, après la clôture des débats, par une sorte de lapsus judiciaire, accompagne avec un naturel confondant, les juges dans la salle des délibérés »[6] est ainsi repris dans une proposition de loi visant à corriger cet état de fait[7].

RomansModifier

Le juge GothModifier

Le juge Goth est le premier roman de Foulek Ringelheim, dressant le portrait d'un juge saisi par le doute et prenant du recul face aux règles de la profession.

La seconde vie d'Abram PotzModifier

Ce second roman sera récompensé par le prix des lycéens en 2005.

Il sera adapté au théâtre par Freddy Sicx[8].

BibliographieModifier

Essais
  • Amour sacré de la Justice (1998)
  • Court voyage en terre compromise, dans La Belgique toujours grande et belle (1998)
  • Edmond Picard, jurisconsulte de race (1999)
Romans
  • Le juge Goth (2001)
  • La seconde vie d’Abram Potz (2006)

Notes et référencesModifier

Notes
  1. Il s'entretient une seconde fois avec Foucault quatre mois avant la mort de ce dernier.
Références
  1. [1], sur enmemoire.sudinfo.be
  2. « Le juriste et écrivain Foulek Ringelheim est décédé », sur bx1.be
  3. a b et c Déborah Gol, « Du juriste à l’écrivain, interview de Foulek Ringelheim », sur Open Bar, (consulté le 30 novembre 2013)
  4. Note en page x, Michel Foucault, Mal faire, dire vrai : Fonction de l'aveu en justice, Louvain-la-Neuve/Chicago, Presses universitaires de Louvain, , 367 p. (ISBN 978-2-87558-040-5, lire en ligne) (il s'agit d'un cours donné à l'université de Louvain en 1981, réédité en 2012).
  5. Jean-Pierre Borloo, « Et pourtant elle tourne, la Justice... », Le Soir,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  6. Foulek Ringelheim, Amour sacré de la Justice, éditions Labor, 1998, p. 28.
  7. Proposition de loi modifiant les articles 768 et 1107 du Code judiciaire et insérant un article 29bis dans le Code d'instruction criminelle, Document législatif n° 2-1491/1
  8. Catherine Makereel, « La seconde vie d'Abram Potz », Le Soir,‎ (lire en ligne)

Liens externesModifier