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Almanach, Nouvelle chronique de Jersey (1891)

La fosse des Casquets (ang. Hurd's Deep) est située dans la Manche, à l'ouest des îlots anglo-normandes des Casquets, groupe de rochers à 13 kilomètres au nord-ouest d’Aurigny. La fosse est un bas-fond du plateau continental profond de 100 à 160 m sous le niveau moyen de la mer.

Décharge de déchets toxiques et dangereuxModifier

Tous les ans de 1950 à 1963, le Royaume-Uni, et dans une moindre mesure la Belgique[1], ont immergé dans cette fosse, 17 274 tonnes de fûts de déchets faiblement et moyennement radioactifs, soit une activité de 60 térabecquerels (Tbq) selon l'inventaire national 2012 de l'ANDRA. L'« inventaire des déchets radioactifs dans l’environnement marin » fait par l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) estime à 57,9 térabecquerels la radioactivité présente dans la fosse des Casquets. Ces fûts enrobés de bitume ou ciment se délitaient déjà selon le film fait par l'organisation écologiste Greenpeace qui a envoyé un robot observer la fosse[2], affirmation contredite par der Spiegel[3].

Ces déchets ont été immergés alors que la zone contenait déjà une quantité importante de munitions immergées de la seconde Guerre mondiale, ainsi que des déchets toxiques (dont des pesticides).

C'est ensuite un conteneur de cinq tonnes de Lindane, pesticide (insecticide) très toxique qui a coulé dans cette zone où en décembre 1993, le porte-conteneurs Sherbo a perdu 90 conteneurs dont dix contenant des pesticides.

En octobre 2000, le Ievoli Sun, chimiquier italien transportant environ 1 000 tonnes d'alcool isopropylique, 1 000 tonnes de méthyl éthyl cétone, et surtout 4 000 tonnes de styrène cancérigène est en difficulté. Alors qu'il était remorqué vers Cherbourg par l'Abeille Flandre, il coule (le 1er novembre 2000) par 70 mètres de fond à 3 km seulement de la fosse des Casquets.

La Convention sur la prévention de la pollution des mers résultant de l'immersion de déchets règlemente depuis 1993 l’immersion des déchets radioactifs en interdisant l'immersion en mer de tout type de déchets nucléaires à partir de navires, d’aéronefs, de plates-formes ou de toute construction humaine située en mer, mais n'impose pas la récupération des déchets immergés avant 1993, ni n'empêche l'évacuation en mer de déchets provenant d'usine terrestres, telles que l'usine de la Hague (rejets dans le Raz Blanchard), celle de Sellafield. En Europe, la convention internationale OSPAR se penche sur le problème.

Voir aussiModifier