Forces armées équatoriennes

Les forces armées de l'Équateur (en espagnol : Fuerzas Armadas del Ecuador) sont divisées en une armée de terre (« Force terrestre de l'Équateur », Ejército Ecuatoriano), une Marine (« Force Navale de l'Équateur », Armada del Ecuador) et une armée de l'Air (« Force aérienne équatorienne », Fuerza aérea Ecuatoriano). Ces trois forces sont placées sous un commandement unique, appelé « commandement conjoint des forces armées ». Le commandant en chef des armées et le Président de la République d'Équateur, soit actuellement Guillermo Lasso en poste en 2014 et l'actuel ministre de la Défense est Fernando Cordero Cueva. Elles sont fortes de 80 000 hommes au total en 2010.

Blindés légers de l'armée de terre équatorienne au cours d'un défilé militaire à Otavalo.
Cocarde de l'aviation navale équatorienne

HistoireModifier

Au cours de l'historique des conflits latino-américains, les forces armées équatoriennes se sont opposées aux Forces armées du Pérou au cours de plusieurs conflits frontaliers. Le conflit de 1941 a vu une importante défaite de l'Équateur, qui a perdu la majeure partie de ses possessions amazoniennes ainsi que son accès à l'Amazone, alors que le conflit de 1981 appelé faux conflit de paquisha s'est soldé par une nouvelle défaite pour l'Équateur et en 1995 a entraîné un statu quo parmi les belligérants

Depuis 1998, l'accord de paix est signé avec le Pérou, où le territoire en litige est reconnu par les garants comme un territoire péruvien. L'Équateur oublie à jamais ses aspirations sur les terres amazoniennes, l'action des forces équatoriennes se concentre particulièrement sur la frontière colombienne, où elles ont pour mission de limiter la présence des différents acteurs du conflit armé colombien en territoire équatorien. Cette implication se concrétise par le démantèlement de 126 bases des FARC situées en territoire équatorien en 2010 (soixante de moins que l'année précédente)[1].

En 2008, en pleine crise diplomatique avec la Colombie qui venait de bombarder le territoire équatorien, le président Rafael Correa découvre que certains hauts-gradés lui mentent et s’emporte « Il y en a assez de ces services de renseignement qui sont, aussi, financés par l’ambassade des États-Unis. (...) Il y a des officiers qui travaillent pour la CIA avant de travailler pour le gouvernement ! ». Le chef des services de renseignement est limogé[2].

 
Forces armées équatoriennes, Centro Histórico, Quito



AnnexesModifier

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RéférencesModifier

  1. Militares ecuatorianos destruyeron 126 bases de las Farc durante 2010 El Espectador / AFP-Quito, 16 janvier 2011
  2. « La Colombie, Interpol et le cyberguérillero », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le )