Fire!! (en français Feu !! ) est une revue littéraire et artistique afro-américaine parue dans le quartier d'Harlem, à New York pendant l'été 1926, lors de la Renaissance de Harlem.

Couverture de l'unique numéro (1926).

Elle était publiée par les auteurs et artistes Wallace Thurman, Zora Neale Hurston, Aaron Douglas, John P. Davis, Richard Bruce Nugent, Gwendolyn Bennett, Lewis Grandison Alexander, Countee Cullen, et Langston Hughes.

Un seul numéro est paru.

HistoireModifier

Fire !! est conçu pour exprimer l'engagement ainsi que la créativité de la communauté afro-Américaine au cours de la Harlem Renaissance, une énergie illustrée par la littérature ainsi que le dessin. Les fondateurs de Feu !! cherchent à montrer une nouvelle identité du jeune afro américain.

Dans la revue sont explorées diverses questions présentes dans la communauté noire, comme l'homosexualité, la bisexualité, les relations interraciales, la promiscuité sexuelle et la prostitution.

Selon Langston Hughes, cet ouvrage « réduirait en cendre des idées conventionnelles et épaterait le bourgeois »[1], rendant également plus visibles les travaux artistiques et écrits des jeunes noirs. A cela s'ajoute une volonté de  promouvoir une nouvelle revue destinée aux noirs, qui se montrerait plus présente que The Crisis, Opportunity ou The Messenger (en), revues noires encore peu diffusées dans les années 1920[1].

Peu après la parution du premier numéro, un incendie dans les bureaux du magazine diminuera considérablement le stock de revues imprimées, ralentissant peu à peu les opérations du comité de rédaction[2].

RéceptionModifier

À l'endettement auquel font face les promoteurs de Fire !! s'ajoutent des ventes relativement faibles.

La revue n'a pas été particulièrement bien reçue par le public noir. Certains l'ont trouvé offensant. Elle a été désapprouvée pour son contenu traitant de la prostitution et de l'homosexualité et certains grands leaders noirs l'ont jugé dégradante pour la communauté afro américaine. Certains procédés littéraires sont également jugés trop stéréotypés.

Citons[style à revoir] l'usage de l'argot chez le noir, avec la création d'un « Black English » par Zora Neale Hurston.

Le journaliste critique du Baltimore afro-américain écrit  : « je viens de jeter au feu le premier exemplaire de Fire!!. »[3]

The Bookman a néanmoins salué le journal pour ses qualités et sa personnalité uniques[4].

Pour Wallace Thurman, Fire !! reste et restera une rareté bibliophilique[1].

RéférencesModifier

  1. a b et c « Black Studies (2/4) : "Fire ! Harlem 1926" », France Culture,‎ (lire en ligne, consulté le 24 avril 2018)
  2. « Hutchinson, George, dir. (2007) The Cambridge Companion to the Harlem Renaissance »
  3. (en) Harris, E. (1999). "Renaissance men", Advocate. Retrieved July 11, 2008, from MasterFILE Premier database.
  4. (en) « A Review of Books and Life , Vol. LXIV. George H. Doran Company Publishers. », The Bookman,‎ (september 1926-february 1927), (november 1926), (pp. 258-59)