Fatou Djibo

féministe nigérienne
Fatou Djibo
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
NiameyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Djibo Yacouba (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Fatou Yacouba Djibo (née Fadima Diallo Hassane le à Téra et morte le à Niamey) est une femme nigérienne militante des droits des femmes.

ParcoursModifier

Le père de Fatou Djibo est chef de district de Téra par l'administration coloniale française. Lorsque Fatou est âgée de 7 ans, son père l'oriente vers la nouvelle école primaire de Téra. Elle est l'une des premières femme du Niger à fréquenter une école. Elle continue ses études à l'école supérieure de Niamey et poursuit à l'École normale de Rufisque au Sénégal. Elle obtient son diplôme en 1946 avec une distinction. La même année, elle épouse le professeur Djibo Yacouba, le père de ses huit enfants.

Fatou Djibo est ensuite devenue enseignante dans les écoles primaires de 1946 à 1966, à Fada N'Gourma, puis à Maradi, Zinder, Tillabéri et enfin Niamey.

Elle est devenue la première femme automobiliste du Niger en 1954.

En 1959 Fatou Djibo fonde l'organisation des femmes de l'Union des Femmes du Niger (UFN), dont elle fut présidente. Elle milite pendant la Première République (1960-1974) pour répondre aux préoccupations des femmes nigériennes. Elle affirme que le développement d'un pays ne peut être complet sans l'émancipation des femmes et que leur asservissement doit être condamné. Dans le même temps, elle considère que la principale tâche de la femme nigérienne consiste à éduquer les citoyens[1].

Lorsque son mari est nommé ambassadeur à Bruxelles, en 1966, Fatou Djibole le suit puis, à la mort de celui-ci en 1968, elle retourne au Niger et devient trésorière du Lycée Kassaï à Niamey.

En 1971, elle devient trésorière adjointe de l'Union nationale des travailleurs du Niger[1]. Elle prend sa retraite en 1983 et continue à travailler pour les syndicats, la Croix-Rouge et d'autres organisations.

RéférencesModifier

  1. a et b François Martin, LE NIGER DU PRÉSIDENT DIORI, Paris, L'Harmattan, (ISBN 9782738409522)

Liens externesModifier