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Famille Cleenewerck de Crayencour

Cleenewerck de Crayencour
Armes de la famille.
Armes de la famille : Cleenewerck de Crayencour

Blasonnement d'azur à trois étoiles à cinq rais d'or au chef d'argent chargé de trois merlettes de sable
Pays ou province d’origine Comté de Flandre

La famille Cleenewerck, puis Cleenewerck de Crayencour[1], ou usuellement de Crayencour est une vieille famille originaire de Caestre dans le comté de Flandre, qui s'établit ensuite à Bailleul, dans les Flandres françaises, à côté de la frontière belge.

Les origines familialesModifier

Le plus ancien ancêtre connu en ligne directe est Nicolas Cleenewerck, bourgeois de Bailleul demeurant à Caestre[2] et époux de Jeanne Bernaert. Tout au long des XVIIe et XVIIIe siècles, les membres de cette famille exercèrent diverses fonctions au service de la ville, tels que baillis ou greffiers. Ils s'allièrent dans l'Ancien Régime avec d'autres familles de la bourgeoisie de Bailleul[3] (Bernaert, Warneys, Elleboudt, Baert de Neuville[4]), puis au XIXe siècle avec des familles issues de la bourgeoisie (Bieswal de Briarde[5], alliance en 1813, Dufresne, alliance en 1851), de la noblesse du nord (Louys de la Grange, alliance en 1884), du comté de Flandre (de Liedekerke) ou de la noblesse de Belgique (de Cartier de Marchienne, alliance en 1900)[6]. Ils acquirent, sous l'Ancien Régime, des fiefs et de nombreuses terres dans cette région. Comme beaucoup de familles du comté de Flandre et de la noblesse belge, à la faveur des alliances contractées, la famille Cleenewerck de Crayencour descend en bâtardise de la Maison de Bourgogne, qui régna sur des territoires du nord (comté de Flandre mais aussi Artois, Hainaut, Brabant ou Limbourg) aux XIVe et XVe siècles[7].

Michel Jean Cleenewerck (1732-1806), seigneur des fiefs vicomtiers[8] de Crayencour[9] et Dranoutre[10], est traditionnellement considéré comme le patriarche de la famille. Il est le fils de Michel Joseph Cleenewerck de Crayencour (1702-1760) et Pétronille Libarie Baert de Neuville (1703-1765)[11]. Conseiller-receveur[12]des amendes, épices[13] et vacations au bailliage royal de Bailleul, greffier[14] de la ville et de la châtellenie de Bailleul[15], c'est lui en effet qui fixe les Crayencour dans cette région[16]. Son fils prénommé également Michel (1758-1838)[17]devint à son tour échevin[18] de Bailleul[19].

Michel Charles de Crayencour (1822-1886) épouse en 1851 Noémi Dufresne (1828-1909), héritière de grandes propriétés nationalisées[20] acquises par sa famille lors de la Révolution française. Ils gèrent ensemble ce qui serait selon certains « un des plus vastes domaines des Flandres », dont dépendait selon le CIDMY 300 fermes en bailliage[21] ou qui formait selon Marguerite Yourcenar une propriété de mille hectares avec une trentaine de fermes[22] ou bien selon la même, un peu plus loin, seulement « plusieurs fermes »[23] : domaine bien élastique.

La transition lilloiseModifier

 
Hôtel particulier de la famille Dufresne à Lille.

Fils de Michel Charles de Crayencour et de Noémi Dufresne, Michel René Charles Jean (10 août 1853 - 12 janvier 1929) partage sa vie entre les voyages, le château familial et l'hôtel de maître à Lille, appartenant tous deux à sa mère[24] dont il héritera en 1909. Il se maria en premières noces en 1884 avec Constance Justine Marie Berthe Louys de la Grange (1861-1899), divorcée d'un premier mariage[25], dont est né Michel (1885-1966). Il épouse en deuxièmes noces en 1900 la Belge Fernande Louise Marie Ghislaine de Cartier de Marchienne (1872-1903)[26], mère de Marguerite de Crayencour dite Marguerite Yourcenar et qui est morte, à Bruxelles, onze jours après la naissance de sa fille. Michel s'unit en troisièmes noces en 1926 à la mairie de Monaco avec Christine Marie Amélie Brown-Hovelt (1873-1950)[27].

Naturalisation belge et anoblissementModifier

En 1905, Michel Cleenewerck de Crayencour (1885-1966), demi-frère de Marguerite Yourcenar, opta pour la nationalité belge. Il obtint en 1925, sous le règne d'Albert Ier de Belgique, concession de noblesse héréditaire et en 1957 concession du titre personnel de chevalier[28]. Son fils aîné, Michel (1911-1976), obtint en 1967 concession du titre de chevalier transmissible par ordre de primogéniture masculine[29]. Seuls Vincent et Amaury de Crayencour, petits-fils de Georges (neveu de Marguerite Yourcenar[30]) ont depuis repris la nationalité française.

Le Mont-NoirModifier

Le château, qui dominait le Mont-Noir[31], a été construit en 1824 par Amable Dufresne (1801-1875) époux d'Alexandrine Dumesnil (1801-1873). Il resta la propriété de la famille Dufresne[32] jusqu'à la mort de Noémi, fille d'Amable et femme de Michel Charles de Crayencour, en 1909. Peu de temps après qu'il en eut hérité, Michel René de Crayencour, le père de Marguerite Yourcenar, le vendit (1913). Le château fut détruit lors des combats de la première Guerre mondiale.

Le « Mont-Noir » tire son nom de la forte concentration de pins noirs dans le parc du château, qui couvre cette colline située dans les « Monts des Flandres ». Les anciennes dépendances abritent aujourd'hui une résidence dédiée aux jeunes écrivains, la Villa Marguerite-Yourcenar, et un festival de littérature européenne. La grotte Notre-Dame de la Salette a été aménagée en chapelle.

Les souvenirs de Marguerite YourcenarModifier

Le Labyrinthe du monde, la célèbre trilogie de Marguerite Yourcenar composée de Souvenirs pieux (1974), Archives du Nord (1977) et Quoi ? L'Éternité (paru à titre posthume en 1988), est justement consacrée à l'histoire des familles Cleenewerck de Crayencour et de Cartier de Marchienne.

Armoiries de la familleModifier

  • Blasonnement: d'azur à trois étoiles à cinq rais d'or au chef d'argent chargé de trois merlettes de sable.

Membres de la familleModifier

  • Michel Charles Cleenewerck de Crayencour (1822-1886) x Noémi Dufresne (1828-1909), fille d'Amable Dufresne (1801-1875) et d'Alexandrine Dumesnil (1801-1873).
    • Michel René Cleenewerck de Crayencour (1853-1929) x 1) Constance Justine Marie Berthe Louÿs de la Grange (1861-1899); x 2) Fernande Louise Marie Ghislaine de Cartier de Marchienne (1872-1903); x 3) 1926 Christine Marie Amélie Brown-Hovelt (1873-1950)
      • Michel Fernand Cleenewerck de Crayencour (1885-1966), chevalier (1957), devenu Belge (1905)[33], anobli en 1925 x (1910) Solange de Borchgrave (1882-1969)
        • Michel Charles Cleenewerck de Crayencour (1911-1976), chevalier x Françoise Everaerts de Velp (1913-1998)
          • Michel François Cleenewerck de Crayencour (1936), chevalier x Chantal Lunden (1938), baronne
        • Emmanuel Cleenewerck de Crayencour (1913) x Simonne d'Orjo de Marchovelette (1920-1993)
        • Jean-Pierre Cleenewerck de Crayencour (1915-1985) x Yvonne Cousin (1918)
          • François Cleenewerck de Crayencour (1943) x Vinciane de Meeûs d'Argenteuil (1946)
            • Cédric Cleenewerck de Crayencour (1969) x Anne-Catherine Mignot (1974)
            • Quentin Cleenewerck de Crayencour (1971) x Corinne Lavalle (1971)
            • Natacha Cleenewerck de Crayencour (1976) x Guillaume-Frédérique de Potter d'Indoye (1974)
              • Victoria de Potter d'Indoye (2003)
              • Hortense de Potter d'Indoye (2006)
              • André-Guillaume de Potter d'Indoye (2008)
              • Charles-Bazil de Potter d'Indoye (2011)
            • Aubry Cleenewerck de Crayencour (1983) x Donatienne Bronne (1984)
          • Bernard Cleenewerck de Crayencour (1948) x Donatienne de Fraipont (1951)
            • Dimitri Cleenewerck de Crayencour (1973) x C. Fr. (1973)
          • Claire Cleenewerck de Crayencour (1956) x (divorce 2001) Patrick Rittweger de Moor (1954)
        • Georges de Crayencour (1920-1999), héraldiste, x Marie-Antoinette Goffinet (1923)
          • Daniel Cleenewerck de Crayencour (1949) x Véronique Fogarassy (1951)
          • Eric Cleenewerck de Crayencour (1951) x baronne Françoise de Viron (1950)
      • Marguerite Yourcenar née Cleenewerck de Crayencour (1903-1987), écrivain

Ouvrages de référenceModifier

  • Michel X [=IX] Cleenewerck de Crayencour, Généalogie de la famille Cleenewerck de Crayencour, Deurne, z. d.
  • Georges de Crayencour, Ascendance de Marguerite Yourcenar, Nord-Généalogie, Roubaix, 1981.
  • Oscar Coomans de Brachène, État présent de la noblesse belge, Annuaire 1986, Bruxelles, 1986.
  • Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Paris, 1997.
  • François Cleenewerck de Crayencour, Livre de la descendance de Michel Fernand Cleenewerck de Crayencour, Bruxelles, 2003.
  • Oscar Coomans de Brachène, État présent de la noblesse belge, Annuaire 2004, Bruxelles, 2003.

NotesModifier

  1. Nom porté par cette famille dès le milieu du XVIIIe siècle et l'acquisition du "fief vicomtier" ou "fief à bailli" de Crayencour. Voir : Calendrier général du gouvernement de la Flandre, du Hainaut et du Cambresis, pour l’année 1777, Lille, imprimerie J. B. Henry, p. 138 : "Bailleul, Messieurs : (... ) Cleenewerck de Crayencourt (sic)". Reconnaissance administrative du nom "de Crayencour" par jugement du tribunal de Hazebrouck du 19 juin 1858 (Josyane Savigneau, Marguerite Yourcenar. L'invention d'une vie, Paris, Gallimard, 1990, p. 41.).
  2. Village faisant partie de la châtellenie de Bailleul: Sanderus, Flandria illustrata.
  3. Commandant Georges de Crayencour, dossiers généalogiques reposant au S.C.G.D.
  4. Baert, sieurs de Neuville, famille bourgeoise de Bailleul, ayant produit de nombreux greffiers et échevins de cette ville. Lire : Notice généalogique sur la famille Baert de Neuville, Gand, F. et E. Gyselinck, 1863.
  5. Famille qui fonda plus tard la chocolaterie Côte d'Or. Lire : Paul Bieswal, Histoire de la famille Bieswal, dans : Tablettes des Flandres, Document 5, 1962.
  6. Voir les Fonds du Centre International de Documentation Marguerite Yourcenar (CIDMY) à Bruxelles.
  7. Voir Marcel Bergé, Les Bâtards de la Maison de Bourgogne dans L'Intermédiaire des Généalogistes numéro 60 paru en 1955, qui ne donne aucune ascendance bourguignone de la famille Cleenewerck de Crayencour mais où à la p. 316 on peut lire : "La présente étude n'a pu être poursuivie que grâce à un effort collectif d'entr'aide véritable et désintéressée. (...) M. Cleenewerck de Crayencour et Mme van Win, avec la même bonne grâce, nous ont cédé l'important travail qu'ils s'apprêtaient à publier."
  8. Dans les Flandres, un fief vicomtier, ou fief à bailli, ne doit pas être confondu avec une vicomté, grand-fief peu fréquent en France. Voir : Répertoire universel et raisonné de jurisprudence civile, criminelle, canonique et bénéficiale, Paris, Panckouke, 1783, tome 63, p. 290 : "L'usage de désigner sous le nom de seigneurs vicomtiers les seigneurs qui ont moyenne justice, s'est conservé en Artois, dans une grande partie de la Flandre, en Ponthieu et dans quelques autres pays voisins" ; ainsi que : Dictionnaire universel ..., Paris, 1743, tome VI, coll. 765 : "En Picardie on appelle encore la moyenne Justice, la Justice Vicomtière ; et l'on définit le Vicomtier comme celui qui a la moyenne Justice et Boutilier définit le Vicomtier, celui qui a la moyenne justice. Ceux-là ne sont point qualifiés Vicomtes, mais seulement Seigneurs Vicomtiers.". On notera que François met den Ancxt, dans Recueil nobiliaire belge, Cleenewerck de Crayencour, Bruxelles, 1911, p. 15 et seq., donne erronément au fief de Crayencour le titre de vicomté et à tous les membres de cette famille le titre de vicomte Cleenewerck de Crayencour.
  9. Abbé A. Vanhove, op. cit., p. 128 : "Crayencour (Seigneurie de) : Ou Crayencourt. Fief vicomtier situé en Terdeghem, tenu de la Cour de Cassel aux conditions ordinaires. Le foncier était de 24 mesures de terres. Il en relevait trois arrières-fiefs. Le bailli devait emprunter des échevins à la vierschaere de Steenvoorde. Crayencour fut relevée le 29 mai 1761 par Michel Jean Donatien Cleenewerck, après le décès de son père, Michel Joseph, arrivé le 30 juin 1760 (A. C. - BB. 32)."
  10. Cette famille n'est pas reprise dans la liste des Familles subsistantes de la noblesse française, la possession de fiefs et de seigneuries ne conférant pas de facto la noblesse. Pour la liste complète des cent nobles de la Flandre maritime, issus de seulement vingt-trois familles, ayant formé l'assemblée de la noblesse en 1789, lire : "Terres titrées et noblesse de la Flandre maritime", dans : Bulletin du Comité flamand de France, 1907, p. 157-165.
  11. Dictionnaire des Lieux, voir Chronique Familiale Cleenewerck de Crayencour au chapitre V.
  12. François met den Anxt, op. cit, p. 16 et p. 30 : "Michel Jean Donatien Cleenewerck de Crayencour.... fut conseiller-receveur des amendes, épices et vacations au bailliage royal et siège présidial de Flandre à Bailleul par commission de 27 février 1788". Contrairement à ce que prétendent certains généalogistes qui confondent les charges, il n'a jamais acquis la charge anoblissante de conseiller-secrétaire du roi ni de la Grande ni de la Petite Chancellerie. Nom inconnu de la liste établie par Christine Favre-Lejeune pour la Grande Chancellerie, aucune lettre de provision d'office de conseiller-secrétaire du roi aux Archives Nationales, aucune qualification d'écuyer après le nom. En conséquence tant les titres de vicomte que la fonction de conseiller-secrétaire du roi n'ont aucun fondement dans l'ouvrage de Michel X Cleenewerck de Crayencour, écuyer, Généalogie de la famille Cleenewerk de Crayencour accompagnée de plusieurs tableaux d'ascendances directes, s. éd., s. l., s. d. (vers 1950, à Deurne en Belgique), petit in-8°, broché, 354 pp. On notera que cette généalogie familiale n'indique ni la référence aux lettres de commission, ni au payement des lettres de provision de cette charge, ni sa nature (Grand Collège ou Petit Collège), ni son lieu et n'indique aucune date d'entrée en charge. Voir également le Fonds Patrimonial de la Bibliothèque Municipale de Lille, Portrait de Michel Jean Cleenewerck de Crayencour, Conseiller-secrétaire du roi. Cette information n'est pas reprise dans l'Almanach royal. La charge de "conseiller-secrétaire du roi" était anoblissante après 20 ans ou lorsque le titulaire mourait en charge. Remarquons que la simple charge de "conseiller du roi" ne donnait pas la noblesse. L'achat d'une charge de "conseiller-secrétaire du roi" était extrêmement onéreuse. Lire : Jean-François Solnon, "Secrétaires du roi", dans : 'Dictionnaire du Grand Siècle, dir. François Bluche, Paris, Fayard, 1990, p. 1431-1432.
  13. Les épices était le nom donné à certaines rémunérations de magistrat.
  14. Calendrier général de la Flandre, du Brabant, à Lille chez l'auteur, à Paris chez Savoye, 1748, p. 52, p. 60, p. 61 : "Bailleul... Officiers de la Châtellenie.... Messieurs : .... M. J. Cleenewerck, Greffier".
  15. L'ensemble des fiefs de Flandre relevaient de 17 cours féodales princières dont 4 en Flandre maritime : la châtellenie de Bailleul, la Noble Cour de Cassel, le Perron de Bergues et le Gyselhuis de Bourbourg (Voir Coutumes et lois des villes et châtellenies du comté de Flandre, Cambrai, 1719).
  16. Mais la famille est établie plus anciennement dans le comté de Flandre : première trace écrite du nom actuel en 1601 (voir la Liste chronologique de familles belges).
  17. Tradition que les Crayencour ont perpétuée jusqu'à nos jours.
  18. Ignace de Coussemacker, Documents inédits relatifs à la ville de Bailleul en Flandre, 1878, 2 vol.
  19. "Schepen van Belle". Michel Cleenewerck de Crayencour, Généalogie de la famille Cleenewerck de Crayencour, accompagné de plusieurs tableaux d'ascendances directes, Bruxelles, 354 pp.
  20. Pierre de Boisdeffre, La Nouvelle Revue des deux Mondes, novembre 1977, p. 416 : "Noémi Dufresne est la fille d'un magistrat puissant et très riche, mais dont la fortune est d'origine douteuse, constituée par l'acquisition de biens d'Église et l'exploitation des pauvres"
  21. Centre International de Documentation Marguerite Yourcenar (CIDMY) à Bruxelles. Cette information est notamment reprise sur le site du CIDMY à la page suivante : http://www.cidmy.be/index.php?option=com_content&view=article&id=14&Itemid=25. On y lit : "Noémie Dufresne gérait avec son mari, Michel Charles de Crayencour, un très vaste domaine dont dépendaient 300 fermes en bailliage."
  22. Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, 1977, p. 210 : "Les mille hectares de terre dont Michel-Charles et Noémi tirent vanité représentent une trentaine de fermes. À défaut d'études historiques sérieuses tous ces chiffres doivent être considérés avec prudence.
  23. Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Paris, 1977, p. 163 : "il (Amable Dufresne) possède deux ou trois des plus beaux immeubles de Lille et parle de donner l'un d'eux en dot à sa fille. Il a acquis dans la région plusieurs fermes, et une partie de son portefeuille passe pour être en charbonnages".
  24. "Amable Dufresne a mis le bel hôtel 26 rue Marais [à Lille] sous le nom de "Noémi" [grand-mère paternelle de Marguerite]; l'immeuble passe ensuite à celui de son gendre [Michel-Charles] époux de Noémi". Cette phrase est inexacte, son gendre Michel-Charles n'ayant jamais été propriétaire de ces biens dont n'héritera son fils Michel René (1853-1929) qu'en 1909 à la mort de Noémi et qu'il revendra 3 ans plus tard. Hôtel mentionné par Jean-Marie Duhamel dans Lille de A à Z, occupé par les grands-parents de Marguerite Yourcenar, et où elle passe chaque hiver jusqu'à son 14e anniversaire.
  25. Goslar, op. cit., p. 32.
  26. Son grand-père Joseph de Cartier (1799-1844) a obtenu en 1823 la reconnaissance de noblesse aux Pays-Bas; voir État présent de la noblesse belge 1986, p. 69.
  27. Michèle Goslar, Yourcenar, Bruxelles, Racine, 1998, p. 105.
  28. Dans la généalogie publiée par lui-même il mentionne par "erreur", p. 77 : "obtint [...] admission dans la Noblesse du Royaume".
  29. Voir : État Présent de la Noblesse Belge 1986, p. 205-210.
  30. Voir : Lettres à mon neveu, tirage familial rassemblant plusieurs centaines de lettres échangées à partir des années 1950 jusqu'à la mort de l'auteur en 1987.
  31. Ce Mont-Noir "est l'une des collines qui dominent la plaine de Flandre. Là se trouve la propriété qui vient de Noémi et que Marguerite ne cesse d'explorer, au sens propre comme au figuré, dans sa petite enfance comme dans ses livres". Cette propriété comprenait, outre le château, des dépendances, une ferme et des écuries. "Le château où j'ai passé la belle saison, racontera plus tard Marguerite Yourcenar, de 1903, année de ma naissance, à 1912, était une gentilhommière en briques, construite à grand renfort de tourelles, dans ce style Louis XIII qu'affectionna l'époque romantique. La date de 1824 était gravée sur la façade (...)" (Josyane Savigneau, Marguerite Yourcenar, 1990, p. 41). Le site est aujourd'hui la propriété du Conseil départemental du Nord.
  32. Il est nécessaire de le signaler car la plupart des biographes induits en erreur écrivent qu'il s'agit d'un château construit par la famille de Crayencour sur ses terres ancestrales... Ainsi on peut lire dans Josyane Savigneau, Marguerite Yourcenar. L'Invention d'une vie, Paris, 1990, p. 41 : "Selon Georges de Crayencour, le château du Mont-Noir fut construit en 1815 par Charles-Augustin Cleenewerck". Cette information erronée est toujours reprise par de nombreux textes et sites comme : Site Pascal Sonneville où l'on peut lire : "Charles Cleenewerck de Crayencour, grand-père de celle qui deviendra Marguerite Yourcenar (anagramme de Crayencour), est né le 15 février 1822 à Bailleul dans une famille de l’ancienne bourgeoisie de Flandre. C’est deux ans plus tard que son père fit construire la demeure familiale - le "château" - au Mont-Noir près de la frontière belge".
  33. François met den Ancxt, Recueil nobiliaire belge, Bruxelles, 1911, I, p. 36 : "Michel-Fernand-Marie-Joseph vicomte Cleenewerck de Crayencour, né à Tournai le 17 juillet 1885, opta pour la qualité de Belge à St-Gilles le 2 mai 1905.". Le titre de vicomte que lui attribue François met den Ancxt, provient d'une « erreur » de cet auteur, qui a inséré cette famille bourgeoise dans son Recueil nobiliaire belge (1911) alors que cette famille ne faisait à l'époque pas encore partie de la noblesse ni française ni belge, le titre de vicomte porté par cette famille étant "erroné".

Articles connexesModifier