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Falconiformes

ordre d'oiseaux

DescriptionModifier

 
Tête de faucon montrant une narine (1) et « dent » tomiale (2).
 
Les moustaches noires retombantes sous les yeux absorbent les rayons du soleil, empêchant le rapace d'être ébloui, dispositif bio-inspiré qui se retrouve dans le Eye black[1].

Ces rapace denticulés se caractérisent par leur bec court et crochu, armé de chaque côté de la mandibule supérieure d'une dent tomiale (s'encastrant dans une échancrure de la mandibule inférieure) qui leur servent mettre à mort sa proie en lui disloquant une vertèbre cervicale[2]. Leurs narines arrondies sont munies en leur centre d'un tubercule central qui agit comme un déflecteur qui diminue la pression de l'air qui pourrait entrer dans leurs poumons lors des vols à très grande vitesse[3].

Leurs pattes puissantes, munies de griffes appelées serres. Ce sont, le plus souvent, d'excellents chasseurs diurnes à la vue perçante. Ils chassent en utilisant leur pointe de vitesse élevée, se lâchant comme des pierres au-dessus de leurs proies. Ils nichent sur les arbres ou sur les rochers et falaises.

Systématique et taxonomieModifier

Le terme « Falconiformes » a été forgé à partir du bas latin falco, -onis, « faucon[4] ». Linné, initiateur de la classification des espèces, avait initialement regroupé tous les rapaces dans le taxon Accipitres, composé de la famille des rapaces diurnes comprenant les trois genres Vultur, Falcon et Gypaetos, et de la famille des rapaces nocturnes comprenant le genre Strix.

L'ordre des Falconiformes est longtemps resté un taxon regroupant l'ensemble des rapaces diurnes, c'est-à-dire les faucons, les aigles, les vautours..., soit environ 280 espèces. Cependant, ce groupe était paraphylétique. L'ordre des Accipitriformes a alors été créé, et constitué de 220 espèces. L'ordre des Falconiformes ne contient plus qu'une seule famille, celle des Falconidae, qui inclut les faucons, les caracaras, le macagua, les carnifex, les fauconnets, les crécerelles, soit environ 60 espèces.

Les scientifiques jugeaient que ce groupe était plus proche parent de celui des Passeriformes (les passereaux) que ne pouvait l'être celui des Accipitriformes. Dans les années 1970-1990, la classification de Sibley-Ahlquist, basée sur l'étude de l'hybridation de l'ADN, est peu à peu adoptée. Elle remet profondément en question cette conception. Les analyses modifient considérablement la liste traditionnelle des ordres et des familles d'oiseaux, fusionnant notamment celle des Accipitriformes, des Falconiformes et de bon nombre d'oiseaux marins au sein des Ciconiiformes. Cette classification suggère, ainsi que d'autres analyses génétiques, que les Cathartidae ne sont pas des Falconiformes ou des Accipitriformes mais qu'ils sont apparentés aux cigognes (ordre des Ciconiiformes). Cependant, d'importantes particularités anatomiques suggèrent un ancêtre commun entre les Ciconiiformes, les Falconiformes et les Strigiformes, ce qui laisse le débat ouvert.

En 2008, des analyses phylogéniques bouleversent encore ces conceptions, faisant des falconidés de proches parents des Psittaciformes, mais des parents éloignés des vautours de l'Ancien Monde et des Accipitriformes[5].

Liste des genresModifier

D'après la classification de référence (version 3.1, 2012) du Congrès ornithologique international, cet ordre n'est constitué que de la seule famille des Falconidae et des genres suivants (ordre alphabétique) :

Voir aussiModifier

Références taxonomiquesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  • (en) Carole S. Griffiths, « Monophyly of the falconiformes based on syringeal morphology », The Auk, vol. 111, no 4,‎ , p. 787-805 (lire en ligne)

NotesModifier

  1. (en) Laura Evert, Wayne Lynch, Sherry Neidigh, Birds of Prey, NorthWord, , p. 59.
  2. (en) James Ferguson-Lees, David A. Christie, Raptors of the World, Houghton Mifflin Harcourt, , p. 66.
  3. Paul Géroudet, Paul-A. Robert, Les rapaces, Delachaux & Niestlé, , p. 47.
  4. Définitions lexicographiques et étymologiques de « faucon » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  5. « Une nouvelle étude bouleverse l'arbre phylogénétique des oiseaux », sur ornithomedia.com