Borbeck-Mitte

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Borbeck-Mitte est un quartier d'Essen en Allemagne, correspondant à l'ancienne ville de Borbeck, incorporée dans le district d'Essen le .

Borbeck-Mitte
DEU Borbeck COA.svg
SchlossBorbeck01.jpg
Château de Borbeck
Géographie
Pays
Land
Regierungsbezirk (district)
Stadtbezirk
(d)
Ville universitaire
Superficie
3,19 km2Voir et modifier les données sur Wikidata
Altitude
66 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Essen Borbeck-Mitte Lage.svg
Démographie
Population
13 877 hab. ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Densité
4 350,2 hab./km2 ()
Fonctionnement
Statut
Histoire
Fondation
Identifiants
Code postal
45355, 45356, 45357Voir et modifier les données sur Wikidata

Borbeck-Mitte est le quartier central (de) du 4e arrondissement municipal d'Essen. Il compte 13 877 habitants (au [1]), pour une superficie de 3,19 km².

Incorporation à la ville d'EssenModifier

Lorsque le reste de la mairie de Borbeck dut complètement intégrée dans la ville-arrondissement d'Essen le , il s'agissait, avec 70 000 habitants, de la plus grande communauté rurale prussienne. Les accords d'incorporation furent signés en , mais ils avaient été précédés de sept années de tractations[2]. Le dernier maire de Borbeck a été Ferdinand Carl Valentin Baasel (1907–1915).

Au début du XXe siècle, il n'y avait ni classe moyenne ni classe moyenne supérieure à Borbeck, ce qui générait de faibles rentrées fiscales et interdisait tout investissement significatif[3]. La raison était que, pendant la seconde moitié du XIXe siècle, près de 65 000 arrivants s'étaient ajoutés aux 5 000 locaux afin de travailler dans les mines et la sidérurgie, alors en pleine expansion. Mais la ville d'Essen était également intéressée par cette fusion car le canal Rhin-Herne, mis en service en 1914, était essentiel à l'industrie. Gustav Krupp von Bohlen und Halbach milita également pour cela, car sa nouvelle usine sidérurgique rhénane de Duisbourg avait dut être construite à un emplacement alternatif à sa ville natale d'Essen[3]. Pour la construction du port fluvial, l'incorporation de Borbeck était cruciale.

Il y avait alors deux possibilités d'incorporation : le maire d'Essen, Wilhelm Holle (de), défendait en 1907 une vue financière en limitant l'incorporation à la future zone portuaire. Le maire de Borbeck, Ferdinand Baasel, ne pouvait que s'y opposer puisque cela revenait à priver la ville de son développement économique, et donc de son futur. Les négociations concrètes débutèrent en 1911, lorsqu'il fut clair que Essen voulait également incorporer Bredeney (de) et Altenessen (de). La riche municipalité de Bredeney aurait équilibré la balance financière[3]. Politiquement, cela équilibrait aussi les forces dans la municipalité d'Essen puisque Borbeck était aligné sur le Zentrum, alors que Altenessen et Bredeney étaient du bord national-libéral.

Le , le conseil municipal de Borbeck vota avec une majorité claire en faveur de son incorporation. Dans l'accord d'incorporation de 1914, la ville s'engagea à construire des infrastructures telle qu'un tramway, un abattoir, un parc public, un asile municipal, une école supérieure pour filles (de) et des bains publics. Bien sûr, Ferdinand Baasel devenait conseil municipal de Essen.

RéférencesModifier

  1. (de) « Bevölkerung in den Stadtbezirken und Stadtteilen nach Geschelecht und Staatsangehörigkeit am 30.09.2019 » [PDF], Stadt Essen, Amt für Statistik, Stadtforschung und Wahlen
  2. (de) Lutz Niethammer, Umständliche Erläuterung der seelischen Störung eines Communalbaumeisters in Preußens größtem Industriedorf oder Die Unfähigkeit zur Stadtentwicklung, Frankfurt am Main, Syndikat Verlag, (ISBN 3810800899 et 978-3810800893)
  3. a b et c (de) Klaus Wisotzky, « Wie Essen größer wurde. Die Eingemeindung der Stadt Essen im Kaiserreich », dans Beiträge zur Geschichte von Stadt und Stift Essen (Essener Beiträge), Essen, Klartext Verlag, (ISBN 978-3-8375-1313-4)

Voir aussiModifier

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