Faux ami, annemi ou ennami[1] (en anglais frenemy, frienemy) fait référence, pour les deux derniers sous la forme d'un oxymore et d'un mot-valise de « ami » et « ennemi », à « une personne avec laquelle on est amical, malgré une aversion ou une rivalité fondamentale » ou « une personne qui combine les caractéristiques d'un ami et d'un ennemi »[2]. Le terme est utilisé pour décrire les relations personnelles, géopolitiques et commerciales entre individus et groupes ou institutions. Le mot est apparu dans la presse dès 1953 dans un article intitulé Howz about calling the Russians our Frienemies? par le chroniqueur américain Gossip Walter Winchel[Quoi ?] dans le Nevada State Journal[3],[4].

PeopleModifier

Un article de Businessweek a déclaré que les ennamis (frenemies) sur le lieu de travail sont fréquents, en raison de l'environnement de plus en plus informel et de « l'abondance de relations étroites et imbriquées qui rapprochent les vies professionnelles et personnelles des gens [...] alors qu'il n'était pas rare socialiser avec des collègues dans le passé, la quantité de temps que les gens passent au travail a laissé beaucoup de gens avec moins de temps et d'envie de développer des amitiés à l'extérieur du bureau »[5]

Sigmund Freud a dit de lui-même qu'« un ami intime et un ennemi détesté ont toujours été indispensables à ma vie affective ... il n'est pas rare que ... un ami et un ennemi aient coïncidé dans la même personne »[6].

Le mot « ennami » n'est pas valide au Scrabble.[réf. nécessaire]

Voir aussiModifier

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Notes et référencesModifier

  1. Wynne Wong, Stacey Weber-Fève, Anne Lair, Bill VanPatten. Encore Intermediate French, Student Text: Niveau intermediaire. Cengage Learning, 31 oct. 2016. page 179 lire en ligne
  2. "frenemy, n." OED Online. Oxford University Press, December 2016. Web. 26 January 2017.
  3. Walter Winchell, « Howz about calling the Russians our Frienemies? », Nevada State Journal, Gannett Company,‎
  4. Lucy Cavendish, « The best of frenemies », The Daily Telegraph, Telegraph Media Group,‎ (lire en ligne, consulté le 11 août 2016)
  5. Frenemies at Work, Liz Ryan, BusinessWeek, June 14, 2007.
  6. Quoted in Ernest Jones, The Life and Work of Sigmund Freud (1964) p. 37

Liens externesModifier

  • Jocelyn Voo, « Do you have a 'frenemy'? », CNN,‎ (lire en ligne, consulté le 6 septembre 2009)
  • Amelia McDonell-Parry, « Why do women have frenemies? », CNN,‎ (lire en ligne, consulté le 6 septembre 2009)
  • Irene S Levine, « Caution: Frenemies can be bad for your health », The Friendship Blog,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2013)