Enclave de haute mer dans la mer d'Okhotsk

L'enclave de haute mer dans la mer d'Okhotsk est située à l'intérieur des eaux territoriales de la Russie. En effet, selon le droit de la mer, la zone économique exclusive s'étend jusqu'à 200 milles marins (environ 370 km) des côtes. Au-delà, il s'agit des eaux internationales. La mer d'Okhotsk est une mer épicontinentale entourée par la péninsule du Kamtchatka à l'est, les îles Kouriles au sud-est, l'île de Sakhaline à l'ouest et une longue côte de la Sibérie orientale au nord. Cependant, au milieu, il existe une mince enclave situé au-delà des 200 miles non reliée aux eaux internationales du Pacifique.

Location approximative de l'enclave en mer d'Okhotsk

De 1991 à 2014, son statut a fait l'objet de différends internationaux puisque tout pays pouvait y pêcher. Certains[Lesquels ?] ont commencé à le faire en grand nombre en 1991, supprimant peut-être un million de tonnes de lieu noir en 1992[1]. La Fédération de Russie a estimé que cela constituait un danger pour les stocks de poisson russes, car les poissons entrent et sortent de l'enclave de la ZEE russe (stocks de poissons chevauchants).

En 1993, la Chine, le Japon, la Pologne, la Russie et la Corée du Sud ont décidé d'arrêter de pêcher dans l'enclave jusqu'à ce que les stocks de lieu se reconstituent, mais sans un accord sur la manière de procéder par la suite, tandis que l'Accord des Nations unies sur les stocks de poissons[2], qui est entré en vigueur en 2001, a créé un cadre destiné à aider à mettre en œuvre une gestion coopérative des stocks chevauchants.

La Russie a demandé aux Nations unies de déclarer l'enclave comme faisant partie du plateau continental de la Russie. En , un sous-comité des Nations unies a accepté l'argument de la Russie et, en , la Commission des limites du plateau continental s'est prononcée en faveur de la Fédération de Russie[3].

RéférencesModifier