Eisō (英祖?) (1229–1299), aussi connu sous le nom Yingzu, est un roi[1] des îles Ryūkyū[2].

Eisō
Fonction
Roi
Îles Ryūkyū
-
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Père
Stone sarcophagus of King Eiso.JPG
Vue de la sépulture.

BiographieModifier

Eisō est membre de la famille Tenson et il est également connu comme le premier de la lignée Eiso des monarques de Ryūkyū. Il sert comme régent de 1235 à 1260, et ensuite en tant que roi. Il succède à Gihon et règne jusqu'à sa mort en 1299.

Le règne d'Eisō est généralement considéré comme une période de forte croissance pour la principauté naissante d'Okinawa. Eisō met en place diverses réformes fiscales et foncières, et la nation récupère des famines et autres problèmes qui ont frappé les règnes précédents. Plusieurs îles éloignées, dont Kume-jima, Kurama et Iheya-jima, passent sous le contrôle d'Okinawa, et commencent à envoyer des tributs en 1264. Un émissaire est envoyé à Amami-Ōshima en 1266, bien que ce n'est que beaucoup plus tard que la sphère de contrôle d'Okinawa s'élargit pour inclure les îles Amami. En bref, le règne d'Eisō voit la création de nombreuses institutions gouvernementales, et contribue à jeter les bases de la structure de gouvernement des siècles suivants.

Durant le règne d'Eisō des contacts sont pris avec l'empire Mongol, qui à l'époque envisage d'envahir le Japon. Des émissaires de la cour de Kublai Khan arrivent deux fois à Okinawa, en 1272 et 1276, et demandent que le royaume naissant se soumette à l'autorité des Mongols et contribue à l'effort d'invasion du Japon. Les envoyés sont éconduits deux fois, et repoussés avec force la deuxième fois, mais ils s'enfuient d'Okinawa avec 130 captifs.

Eisō meurt à l'âge de 71 ans et son fils Taisei lui succède.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Kerr, George. (2000). Okinawa: The History of an Island People, p. 52 sur Google Livres; bien que les dirigeants suprêmes d'Okinawa - à commencer par Shunten (c. 1166 -. c 1237) - sont communément identifiés comme « rois », Kerr fait remarquer qu'« il est faux d'attribuer à part entière la « royauté » à un chef d'Okinawa dans ces premiers siècles... la primauté distincte d'un individu dû au pouvoir d'une éminente personnalité ou une compétence prééminente dans le maniement des armes ou de la ruse politique est lentement remplacée par des institutions officielles du gouvernement, des lois et des cérémonies, soutenues et renforcées par un respect croissant pour la fonction royale »
  2. Nussbaum, Louis-Frédéric. (2002). Japan Encyclopedia, p. 172. sur Google Livres

Source de la traductionModifier