Eilhard Wiedemann

physicien allemand

Eilhard Ernst Gustav Wiedemann (né le 1er août 1852 à Berlin et mort le 7 janvier 1928 à Erlangen) est un physicien et historien des sciences allemand.

Eilhard Wiedemann
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
ErlangenVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Fratrie
Alfred Wiedemann (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Ernst Wiedemann (d)
Eilhard Wiedemann (d)
Hermann Wiedemann (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Académie Léopoldine
Société royale de physiographie à Lund (en)
Académie des sciences de Saxe (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeurs de thèse
Karl Christian Bruhns, Wilhelm Gottlieb Hankel (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Formation et carrièreModifier

Eilhard Wiedemann est le fils du physicien Gustav Heinrich Wiedemann (1826–1899) et le frère de l'égyptologue Alfred Wiedemann (en) (1856–1936). En 1891, Wiedemann est devenu le père d'Eilhard Wiedemann (de), qui est devenu plus tard professeur de sylviculture[1].

Il étudie la physique à l'université d'Heidelberg et celle de Leipzig, et obtient son doctorat en 1872 avec une thèse intitulée « Über die elliptische Polarisation und ihre Beziehung zu den Oberflächenfarben der Körper » consacrée à la polarisation de la lumière. Wiedemann est professeur privé à Leipzig depuis 1876, professeur agrégé à Leipzig en 1878 et professeur de physique à l'université d'Erlangen en 1886, après avoir été professeur à Darmstadt en 1886[2].

TravauxModifier

Depuis 1877, lui et son père ont longtemps édité les suppléments aux Annalen der Physik. Eilhard Wiedemann s'est intéressé à une large variété d'intérêts.

En physique, il a notamment travaillé sur les phénomènes de fluorescence et de phosphorescence[3]. Il est l'auteur du terme luminescence en 1888[4], à partir du mot latin lumen, signifiant lumière, puis le terme « thermoluminescence » en 1895 avec Friedrich Schmidt[5]. Avec les chercheurs allemands Heinrich Hertz et Eugen Goldstein, il a mené des expériences sur les tubes de Crookes, pensant que des vibrations de l'éther constituaient une nouvelle forme de rayonnement électromagnétique, et qu'elles étaient distinctes des porteurs de courant dans le tube[6],[7].

En histoire des sciences, il s'est intéressé en particulier à l'héritage des traditions arabes[8]. Par exemple, avec son assistant Friedrich Hauser (de) sur les horloges dans l'islam médiéval[9].

Parmi ses doctorants figure Hans Geiger (1882-1945).

Prix et distinctionsModifier

En 1887, il est élu membre de l'Académie allemande des sciences Leopoldina [10]. De 1885 à 1886, il est membre extraordinaire de l'Académie des sciences de Saxe[11]. En 1919, l'association étudiante AMV Fridericiana Erlangen (de) en fait un membre honoraire. Ses manuscrits, notes et correspondance sont conservés au Deutsches Museum de Munich.

PublicationsModifier

  • avec Wolf Dietrich Fischer : Aufsätze zur arabischen Wissenschaftsgeschichte (Essais sur l'histoire de la science arabe), 2 volumes, Hildesheim, New York, G. Olms, 1970[12].
  • avec Dorothea Girke : Gesammelte Schriften zur arabisch-islamischen Wissenschaftsgeschichte (Écrits collectés sur l'histoire arabo-islamique des sciences), Francfort-sur-le-Main : Institut für Geschichte der Arabisch-Islamischen Wissenschaften an der Johann Wolfgang Goethe-Universität, 1986[13].
  • avec Hermann Ebert (en) : Physikalisches Praktikum. Mit besonderer Berücksichtigung der physikalisch-chemischen Methoden, Braunschweig, 1890.
  • Über die Naturwissenschaften bei den Arabern, Hambourg, 1890.
  • Das neue Physikalische Institut der Universität Erlangen, 1896.
  • Über Trinkgefäße und Tafelaufsätze nach al-Gazarî und den Benu Mûsà, Strasbourg, 1918.
  • Zur Alchemie bei den Arabern, Erlangen 1922[2],[14].

RéférencesModifier

(en)/(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu des articles intitulés en anglais « Eilhard Wiedemann » (voir la liste des auteurs) et en allemand « Eilhard Wiedemann (Physiker) » (voir la liste des auteurs).
  1. Karl Eduard Haas: Die Akademisch-Musikalische Verbindung Fridericana im Sondershäuser Verband, vormals Studentengesangverein Erlangen. Erlangen 1982, im Selbstverlag, S. 395
  2. a et b Eilhard Ernst Gustav Wiedemann @ Professorenkatalog der Universität Leipzig (biographie avec bibliographie)
  3. Eilhard Wiedemann, « Ueber Fluorescenz und Phosphorescenz I. Abhandlung », Annalen der Physik, vol. 270, no 7,‎ , p. 446-463 (DOI 10.1002/ANDP.18882700703)
  4. Bernard Valeur, Lumière et luminescence : Ces phénomènes lumineux qui nous entourent, Belin, coll. « Pour la science », (ISBN 978-2-7011-3603-5).
  5. (en) McKeever, S.W.S., Thermoluminescence of Solids, Cambridge University Press, (lire en ligne)
  6. (en) Abraham Pais, Inward Bound: Of Matter and Forces in the Physical World, Royaume-Uni, Oxford Univ. Press, (ISBN 0198519974, lire en ligne), p. 79
  7. (en) Joseph John Thomson, The Discharge of Electricity through Gasses, USA, Charles Scribner's Sons, (lire en ligne)
  8. German Orientalism: The Study of the Middle East and Islam from 1800 to 1945 by Ursula Wokoeck
  9. Friedrich Hauser et Eilhard Wiedemann: « Über die Uhren im Bereich der islamischen Kultur », Nova Acta Leopoldina, vol 100, n°5, 1915, pp 1–272.
  10. Mitgliederverzeichnis Leopoldina, Eilhard Wiedemann (mit Bild)
  11. (de) « Mitglieder der SAW: Eilhard Wiedemann », sur Sächsische Akademie der Wissenschaften (consulté le 13 décembre 2016)
  12. Hathitrust
  13. WorldCat Title Gesammelte Schriften zur arabisch-islamischen Wissenschaftsgeschichte
  14. Google Search (publications)

Liens externesModifier