Eduard von Steiger

personnalité politique suisse

Eduard von Steiger
Illustration.
Photo officielle d'Eduard von Steiger
Fonctions
Président de la Confédération suisse

(1 an)
Réélection
Vice-président Karl Kobelt
Chancelier Oskar Leimgruber
Prédécesseur Max Petitpierre
Successeur Karl Kobelt

(1 an)
Élection
Vice-président Karl Kobelt
Chancelier Oskar Leimgruber
Prédécesseur Walther Stampfli
Successeur Karl Kobelt
60e conseiller fédéral

(11 ans)
Élection
Réélection
Prédécesseur Rudolf Minger
Successeur Markus Feldmann
Chef du Département de justice et police

(11 ans)
Prédécesseur Johannes Baumann
Successeur Markus Feldmann
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Langnau im Emmental (Suisse)
Origine Canton de Berne
Date de décès (à 80 ans)
Lieu de décès Berne (Suisse)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique PAB
Diplômé de Université de Genève
Université de Berne
Université de Leipzig
Profession avocat
Religion protestant

Eduard von Steiger
Conseillers fédéraux de Suisse
Présidents de la Confédération suisse

Eduard von Steiger, né le à Langnau im Emmental (originaire de Berne et bourgeois d'honneur de Langnau i.E.), décédé le à Berne, est une personnalité politique suisse, membre du Parti des paysans, artisans et bourgeois (PAB) (aujourd'hui l'UDC) et conseiller fédéral de 1941 à 1951.

BiographieModifier

 
Eduard von Steiger (en arrière-plan) avec le général Henri Guisan lors de la Fête centrale de Zofingue en 1945

Von Steiger voit le jour dans la vallée de l'Emme en 1881, où son père est ingénieur[1]. Il entreprend des études de droit aux universités de Genève, de Leipzig et de Berne. Lors de son parcours universitaire, il intègre la société suisse des étudiants de Zofingue[1].

Après ses études, il ouvre une étude d'avocat en ville de Berne en 1909[1].

Carrière politique localeModifier

En 1914, il est élu au Conseil de ville (législatif) bernois et y siège jusqu'en 1917. De 1921 à 1939, il est membre du Conseil de la bourgeoisie de la commune bourgeoise de Berne (Burgergemeinde Bern (de))[1]. En concomitance avec ses mandats en ville de Berne, il est député au Grand Conseil bernois, sous la banière du PAB, de 1914 à 1939, année de sa présidence et aussi celle à laquelle il est élu au Conseil-exécutif. Il ne siège qu'un an à l'exécutif cantonal bernois.

Carrière politique fédéraleModifier

En 1940, il est élu par 130 voix sur 226 au Conseil fédéral[2], alors que le candidat préféré par son parti[1], Markus Feldmann, qui ne reçoit que 12 voix[2]. Des rumeurs font été d'une possible intervention de la part de l'Allemagne dans son élection; ces allégations n'ont jamais été confirmées[1].

Dans le collège gouvernemental, il prend la tête du Département fédéral de justice et police.

Il est élu à la présidence de la Confédération en 1945 et en 1951, et à la fin de cette dernière qu'il termine son mandat au Conseil fédéral.

Rôle pendant la Seconde Guerre mondialeModifier

En tant que chef du DFJP, il est responsable de la politique d'asile de la Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale. Les historiens lui accorde la paternité de la métaphore « La barque est pleine » (en allemand « Das Boot ist voll »)[1]. Elle ressort d'une ébauche d'un discours préparé datant de 1942; une note receuillie par les Documents diplomatiques suisses indique le discours n'a pas été déclamé selon cette ébauche[3].

Wer ein schon stark besetztes kleines Rettunsboot mit beschränktem Fassungsvermögen und ebenso beschränkten Vorräten zu kommandieren hat, indessen Tausende von Opfern einer Schiffskatastrophe nach Rettung schreien, muss hart scheinen, wenn er nicht alle aufnehmen kann. Und doch ist er noch menschlich, wenn er beizeiten vor falschen Hoffnungen warnt und wenigstens die schon Aufgenommen zu retten sucht.

— Eduard von Steiger (texte écrit)

« Alors que des milliers de victimes d’un naufrage crient au secours, celui qui doit commander un petit bateau [ou barque ou canot] de sauvetage paraitra dur, s’il ne peut pas tous les prendre à bord, si son bateau est déjà avec peu de capacité et tant autant peu de réserves. Et pourant il est humain s’il prévient en temps voulu contre de faux espoirs et s’il cherche au moins à s’occuper de ceux qu’il a déjà pu sauver. »

— Eduard von Steiger (traduction libre de l'allemand)

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f et g Christoph Zürcher, (trad. Madeleine Kobel), « Eduard von Steiger » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  2. a et b Informations sur Eduard von Steiger avec résultat de l'élection sur le site internet du Conseil fédéral suisse.
  3. (fr + de) Eduard von Steiger, « Vortrag von Herrn Bundesrat von Steiger gehalten an der Landsgemeinde der "Jungen Kirchen" in Zürich-Oerlikon am 30. August 1942 » (Discours), sur dodis.ch, (consulté le 9 juin 2020)

Liens externesModifier