Dzong de Gyantsé

bâtiment de région autonome du Tibet, en Chine

Le dzong de Gyantsé est une forteresse située sur une éminence – le mont Dzongri – dans la partie sud la ville de Gyantsé dans la région autonome du Tibet. Cette forteresse gardait au sud l'accès à la ville par le Yarlung Zangbo et par la route de Lhassa[1]. La ville était entourée d'une muraille de 3 km de long[2].

Dzong de Gyantsé
Image illustrative de l’article Dzong de Gyantsé
Le dzong de Gyantsé en 2011
Type Fort
Dzong du Tibet
Propriétaire initial Gouvernement tibétain
Destination initiale Place forte
Coordonnées 28° 55′ 04″ nord, 89° 35′ 56″ est
Pays Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Géolocalisation sur la carte : Région autonome du Tibet
(Voir situation sur carte : Région autonome du Tibet)
Dzong de Gyantsé

HistoireModifier

Le dzong de Gyantsé avait remplacé, vers 1365, un château édifié à l'époque des rois de Yarlung. Ce château englobait l'ensemble de la ville entre ses murailles. Un grand temple (tsglag khang) devait être établi à proximité en 1390[3].

La ville est appelée la « ville héroïque » car en 1904, 500 soldats tibétains tinrent le fort plusieurs jours durant avant d'être défaits par les forces britanniques du corps expéditionnaire conduit par Younghusband. Auparavant, la forteresse avait eu à subir les assauts des envahisseurs népalais[4].

Pendant la révolution culturelle, le fort fut mis à sac par les gardes rouges, les objets précieux furent détruits ou envoyés en dehors de la région autonome du Tibet[5].

RestaurationModifier

Aujourd’hui, malgré ses ruines, le dzong de Gyantsé est la forteresse la mieux conservée du Tibet. Deux parties ont été restaurées, dont une chapelle ornée de peintures murales et de statues bouddhistes et un bâtiment abritant un « musée anti-impérialisme britannique », qui donne la version officielle de l'incursion britannique de 1904[6],[4].

À l'intérieur de la forteresse, se trouve un petit temple qui a été rénové récemment, il est dédié au Bouddha Sakyamuni et comporte des fresques en mauvais état, dont une peinture d'Avalokiteshvara[7].

Notes et référencesModifier

  1. (en) Charles Allen, Duel in the Snows: The True Story of the Younghusband Mission to Lhasa, John Murray Publishers, London, 2004, p. 30.
  2. (en) Michael Buckley and Robert Strauss, Tibet: a travel survival kit, Lonely Planet Publications, 1986, p. 158.
  3. (en) Ingun B. Amundsen, On Bhutanese and Tibetan Dzongs, in Journal of Bhutan Studies, vol. 5, hiver 2001, p. 8-41, en part. p. 21.
  4. a et b Michael Buckley and Robert Strauss, op. cit., p. 182.
  5. Michael Buckley and Robert Strauss, op. cit., p. 158.
  6. Bradley Mayhew and Michael Kohn, op. cit., p. 168.
  7. Marc Moniez, Christian Deweirdt, Monique Masse, Le Tibet, Éditions de l'Adret, Paris, 1999 (ISBN 2-907629-46-8), p. 409.

RéférencesModifier

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  • (en) Charles Allen, Duel in the snows : the true story of the Younghusband mission to Lhasa, London, John Murray, , 350 p. (ISBN 978-0-719-55427-8 et 978-0-719-55429-2).
  • (en) Michael Buckley et Robert Strauss, Tibet, a travel survival kit, South Yarra, Vic., Australia Berkeley, CA, USA, Lonely Planet Publications, coll. « Lonely planet travel guides », , 256 p. (ISBN 978-0-908-08688-7)
  • (en) Bradley Mayhew et Michael Kohn, Tibet, Footscray, Vic. London, Lonely Planet, coll. « Lonely planet », , 360 p. (ISBN 978-1-740-59523-0).
  • (en) Roberto Vitali, Early temples of central Tibet, London, Serindia Publications, , 150 p. (ISBN 978-0-906-02625-0).