Un drachen est un ballon captif de forme allongée et équipé d’un empennage, qui était utilisé pendant la Première Guerre mondiale comme ballon d'observation. L'équivalent français est le mot « saucisse », bien que le mot allemand ait aussi été utilisé par les poilus.

Un Drachen de l'armée impériale allemande.

ÉtymologieModifier

Drachen est un mot allemand signifiant « cerf-volant », souvent utilisé comme la contraction de « Drachenballon » (ballon cerf-volant).

Construction et usageModifier

Mis au point à l’origine par l’allemand August von Parseval, les drachen étaient déployés par les deux camps près des lignes de front pour permettre le réglage des tirs de l'artillerie et la surveillance des mouvements de l'ennemi.

Ils constituaient un progrès notable sur les ballons sphériques utilisés auparavant, en ce sens qu’ils pouvaient monter plus haut et surtout fonctionner même par vent important (en fait, un minimum de vent était requis, d’où leur nom).

Pour prêter main-forte à l'aviation de reconnaissance, les belligérants mettent en service des ballons captifs, allongés, avec une ou plusieurs dérives, de sorte qu'ils ne tournent pas sur eux-mêmes. Surnommés « saucisses » à cause de leur forme, ce sont eux qui assurent la permanence de l'observation durant la guerre. Ainsi, chacun regarde l'autre. Les canons essayent de crever les ballons ennemis. Les avions aussi, malgré la DCA qui protège les ballons. Le ballon captif est la cible favorite de l'as belge Willy Coppens : il en abat 35 durant la guerre avec son Hanriot HD 1.

L'aérostierModifier

L'aérostier envoie ses informations par liaison téléphonique. La nacelle, munie d'un appareil photographique géant, constitue une plate-forme idéale de prise de vue. L'aérostier était seul combattant du conflit possédant un parachute pour sauter en cas d'attaque.