Un drachen ("dragon" en français) est un ballon captif de forme allongée, équipé d’un empennage, qui était utilisé pendant la Première Guerre mondiale comme ballon d'observation. Les français le surnommèrent « saucisse », bien que le mot original allemand ait aussi été utilisé par les poilus.

Un Drachen de l'armée impériale allemande.

Construction et usageModifier

Mis au point par l’allemand August von Parseval en 1898, le drachen fut déployé par les deux camps (les français en réalisèrent des copies jusqu'à l'introduction du "Caquot" en 1916) près des lignes de front pour permettre le réglage des tirs d'artillerie et la surveillance des mouvements de l'ennemi.

Il constituait un progrès notable sur les ballons sphériques utilisés auparavant (type "Fleurus" pour l'armée française en 1914) : il pouvait monter plus haut et surtout fonctionner par vent important sans rendre malade l'équipage (les ballons sphériques étaient balayés dans tous les sens par des vents de 36 km/h et plus, le Drachen de 54 km/h, le "Caquot" de 90 km/h).

Il complète le travail des avions de reconnaissance, et est surnommé « saucisse » par les français à cause de sa forme.

Les "drachen" étaient protégés par des pièces de DCA au sol car ils subissaient souvent l'attaque d'avions adverses. Ils étaient la cible favorite de l'as belge Willy Coppens qui en abattit 34 en 1918 avec son Hanriot HD 1.

L'aérostierModifier

L'aérostier envoyait ses informations au sol par message sur papier lesté d'un caillou, ou par liaison téléphonique s'il était pourvu d'un poste.

La nacelle, parfois munie d'un appareil photographique, constitue une plate-forme idéale de prise de vue.

L'aérostier était officiellement le seul combattant du conflit possédant un parachute pour sauter en cas d'attaque (à leurs frais certains aviateurs s'en dotèrent aussi).