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Don DeLillo

écrivain américain
Don DeLillo
Description de cette image, également commentée ci-après
Don DeLillo en 2011.
Nom de naissance Donald Richard DeLillo
Naissance (83 ans)
Bronx, New York, État de New York, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Anglais américain

Œuvres principales

Don DeLillo, né le dans le quartier du Bronx à New York, est un écrivain américain. Auteur de nouvelles, de pièces de théâtre, de scénarios, et d'articles, il est surtout célèbre pour ses romans. Don DeLillo est volontiers associé au courant post-moderne, bien qu'il ne se réclame pas lui-même de cette appellation.

Son œuvre romanesque est parcourue par un certain nombre de thèmes récurrents tels que l'angoisse de la mort, et la fascination pour l'image, le film et le langage. Don DeLillo est un des écrivains américains contemporains les plus influents et les plus commentés[1].

BiographieModifier

Donald Richard DeLillo est né dans le Bronx en 1936 de parents émigrés italiens originaires des Abruzzes. Dans les interviews qu'il a accordées, il revient assez souvent sur l'importance qu'a pu avoir le catholicisme sur sa sensibilité intellectuelle et artistique. Il rapproche ainsi les rituels catholiques de son intérêt pour la religion qu'il décrit comme « une discipline et un spectacle, une chose conduisant les gens à un comportement extrême. Noble, violente, déprimante, belle »[2].

Étudiant à l'université jésuite Fordham, il n'y étudie « pas grand-chose » et se spécialise en « arts de la communication ». Il prend ensuite un travail dans la publicité, faute d'avoir trouvé quelque chose dans l'édition. Il publie parallèlement quelques nouvelles[3] dans lesquelles l'influence du cinéma européen, et en particulier celle de Jean-Luc Godard, est très sensible[4]. Il quitte son poste en 1964. Il ne cherchait pas, dit-il, à se consacrer à l'écriture, mais simplement à ne plus travailler[5].

En 1971 paraît son premier roman, Americana. Le personnage principal est un cadre jeune et beau travaillant à la télévision, David Bell. Celui-ci semble promis à un brillant avenir, cependant, à l'occasion d'un voyage professionnel au cœur de l'Amérique, il en vient à couper les liens avec sa société et entreprend de réaliser un projet personnel, œuvre cinématographique d'une infinie complexité. DeLillo utilise son expérience personnelle, bien davantage qu'il ne le fera dans ses romans ultérieurs[6]. Cependant, certains thèmes repris au cours de ceux-ci sont déjà abordés – ainsi l'idée d'une quête existentielle, notamment dans End Zone (1972) et Great Jones Street (1973), ses deux romans suivants.

ŒuvresModifier

RomansModifier

Recueil de nouvellesModifier

Pièces de théâtreModifier

  • La salle de jour, Actes Sud Papiers, 2018 (The Day Room, première représentation en 1986), traduit par Adélaïde Pralon
  • Valparaiso, Actes Sud Papiers, 2001 (Valparaiso, première représentation en 1999), traduit par Dominique Hollier
  • Cœur-saignant-d’amour, Actes Sud Papiers, 2006 (Love-Lies-Bleeding, première représentation en 2005), traduit par Dominique Hollier
  • Le mot pour dire neige, Actes Sud Papiers, 2018 (The Word for Snow, première représentation en 2007), traduit par Adélaïde Pralon

Les pièces ont été produites par le American Repertory Theatre à Cambridge dans le Massachusetts. DeLillo a aussi publié de nombreux essais et nouvelles.

EntretiensModifier

  • Conversations with Don Delillo (University Press of Mississippi, 2005)

ArticlesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Le journaliste Sylvain Bourmeau écrit à l'occasion de la sortie de Point Oméga que Don DeLillo est « considéré à 73 ans par beaucoup de ses collègues comme le plus grand écrivain américain vivant » (« Don DeLillo, génial explorateur du temps présent », Mediapart, 24 août 2010).
  2. « I'm interested in religion as a discipline and a spectacle, as something that drives people to extreme behavior. Noble, violent, depressing, beautiful. » Interview avec Tom Leclair, dans Contemporary Literature 23, no 1, 1982.
    • The River Jordan dans Epoch 10 no 1, 1960, p. 105-120
    • Take the 'A' Train dans Epoch 12 no 2, 1961, p. 9-25
  3. Voir sur ce point Osteen, chapitre 1 "Children of Godard and Coca-Cola. Cinema and Consumerism in the Early Fiction"
  4. (en) Vince Passaro rapporte ces paroles : "I didn't do anything. I don't have an explanation, I don't know why I wanted to write. I did some short stories at that time, but very infrequently. I quit my job just to quit. I didn't quit my job to write fiction. I just didn't want to work anymore" (Vince Passaro, "Dangerous DeLillo", New York Times, 19 mai 1991)
  5. Interview avec Tom LeClair

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Pour un panorama de la littérature critique sur la période allant de 1971 à 2002 :

  • (en) Christina S. Scott, Don DeLillo : an annotated primary and secondary bibliography, 1971-2002 (Ann Harobor, UMI, 2004, 190p.)

Liens externesModifier

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