Dominicaines du Saint Nom de Jésus

congrégation religieuse féminine

Dominicaines du Saint Nom de Jésus
Image illustrative de l’article Dominicaines du Saint Nom de Jésus
Ordre de droit pontifical
Approbation pontificale 4 mai 1870
par Pie IX
Institut congrégation religieuse
Type apostolique
Spiritualité dominicaine
Règle Règle de saint Augustin
But enseignement
Structure et histoire
Fondation 1800
Toulouse
Fondateur François Vincent
Abréviation S.N.J
Rattaché à Ordre des prêcheurs
Site web Site officiel
Liste des ordres religieux

Les dominicaines du Saint Nom de Jésus sont une congrégation religieuse féminine enseignante de droit pontifical.

HistoriqueModifier

Les origines de la congrégation remontent à l'école fondée à Toulouse par le prêtre François Vincent[1] après la Révolution française aidé par quelques anciennes membres de la congrégation de l'Enfant Jésus. En 1800, Vincent propose aux enseignantes de se constituer en congrégation religieuse. À côté des collèges payés pour les filles de la bonne société, les religieuses organisent des écoles gratuites pour les pauvres. Au début, la spiritualité de la congrégation est fortement marquée par celle de la compagnie de Jésus, mais la troisième prieure générale se rapproche de l'ordre dominicain. Les statuts sont ensuite réécrits par Hyacinthe-Marie Cormier, puis révisés par Thomas Coconnier, dominicain.

L'institut reçoit le décret de louange le 4 mai 1870 et ses constitutions sont approuvées le 8 septembre 1873 ; il est affilié à l'ordre dominicain par décret du maître de l'Ordre le 4 août 1886[2].

FusionModifier

  • 1925 : Sœurs de Sainte-Marthe de Grasse.
  • 1934 : Dominicaines de Sète[2].

Activités et diffusionModifier

Les sœurs se dédient à l'enseignement.

Elles sont présentes en France : Montréjeau, Saint-Étienne-de-Tulmont, Seilh, Toulouse et Sainte-Clotilde sur l'île de La Réunion[1].

La maison-mère est à Toulouse.

En 2017, la congrégation comptait 28 religieuses dans 5 maisons[3].

Abus sexuelsModifier

En 2019, une religieuse de la congrégation dominicaine du Saint Nom de Jésus est accusée d’agression sexuelle et de harcèlement moral par une ancienne élève qui fut interne au collège de l’Annonciation, à Seilh, à l’âge de 14 ans. La victime alléguée, aujourd’hui âgée de 52 ans, reproche aussi à la congrégation de protéger la religieuse âgée de 68 ans[4].

BibliographieModifier

  • Beaumont (B.) et Bedouelle (G.) - Guide des lieux dominicains - Horay : Paris, 2004
  • Bourgade, Germaine - « Contribution à l'étude d'une histoire de l'éducation féminine à Toulouse de 1830 à 1914 » - Toulouse : Presse de l'imprimerie Espic, 1980
  • Cathala (Rev. Père) - « L'Institut des Saint-Noms-de-Jésus-et-Marie » - Bruxelles, 1933
  • [Puga], Alice-Marie, SSur - « Histoire de la congrégation du Saint-Nom-de-Jésus de Toulouse, de 1800 à 1953 » - Toulouse : Privat, 2006
  • Saves, Louis - « Les écoles du Saint-Nom-de-Jésus en Bigorre, 1827-1977 » - Tarbes : Éditions du Midi, 1977

Notes et référencesModifier

(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Domenicane del Santo Nome di Gesù » (voir la liste des auteurs).
  1. a et b « dominicaines du Saint Nom de Jésus » (consulté le )
  2. a et b « Dominicaines du Saint-Nom de Jésus », sur https://data.bnf.fr (consulté le )
  3. (it) Annuaire pontifical, Vatican, Librairie éditrice vaticane, , 2329 p. (ISBN 978-88-209-9975-9), p. 1514
  4. « Une religieuse mise en cause pour des abus sexuels sur une adolescente », La Croix,‎ (lire en ligne, consulté le ).