Djötchi

dirigeant militaire, fils ainé de Gengis Khan
Djötchi
Statue de Djötchi, en Mongolie.
Fonction
Khan
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
ЗүчиVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom posthume
道寧皇帝Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de temple
穆宗Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Chef militaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Mère
Fratrie
Yeli'andun (d)
Huochenbieji (d)
Wuluchi (d)
Djaghataï
Ögödei
Tolui
Alaqai Beki
Checheyikhen
Kuoliejian (d)
Il-Alti (en)
Tümelün (d)
Chawuer (d)
Shuerche (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Bietuchumishi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Togatemur (en)
Orda
Batu
Berké
Chayban
Kumatiemuer (d)
Buval (d)
Huolu (d)
Tanggute (d)
Chimbay (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Djötchi ou Joci (mongol Зүчи, Züči, de zočin : l'hôte), né vers 1182, mort en février 1227, est le fils aîné de Gengis Khan (mort lui aussi en 1227), et le frère aîné de Djaghataï, Ögödei et Tolui.

Biographie modifier

En 1180, sa mère, Börte, avait été capturée par les Merkit et donnée pour femme au frère du Khan Toqto'a Beki, un aristocrate du nom de Chilger Böko. Un an plus tard, en 1181, Djamuqa, avec l'aide de Toghril et de Temüjin, même des campagnes militaires contre les Merkit. Temunjin en profite pour récupérer sa femme. Lorsque celui-ci retrouve Borte, elle est enceinte de Jochi. Djochi nait peu de temps après durant l'hiver 1181/2. Ce qui fait qu'il y a un doute sur la paternité réelle de Gengis Khan[1].

Il participe aux campagnes de son père, puis, après sa participation à la prise d'Ourgendj, en avril 1221, il se retire dans l'apanage constitué dans les steppes de l'Oural et du Tourgaï que lui confie son père[2]. Il meurt un peu avant son père.

Lorsque Gengis Khan l'envoie soumettre les peuples du Nord, les Oïrats sont les premiers à offrir une alliance à Genghis Khan. Au cours de cette alliance, Checheyigen est mariée en 1207 avec Inalchi, et la petite-fille de Gengis Khan et fille de Djötchi avec (Törölchi (zh) ou Turaiji), fils de Quduka beki (chinois : 忽都合别乞), roi des Oïrats[3].

Ses descendants ont conquis les steppes russes, fondant le khanat de la Horde d'or.

Descendance modifier

Parmi ses fils, on trouve Batu, Orda, Berké et Chayban. Les trois derniers sont à l'origine des trois branches des descendants de Djötchi ; respectivement : les khans de la Horde blanche, les khans de la Horde d'or et les Chaybanides.

Son épouse principale était Begtütmish, sœur de Sorghaghtani et d'Ibaqa. De ses unions avec plusieurs épouses et concubines, il avait 14 fils et deux filles.

  • Orda (né v.1204 - décédé en 1251);
  • Batu (né v.1205 - décédé en 1255);
  • Berke (né v.1208 - décédé en 1256);
  • Berkhechir;
  • Shiban (né v.1215 - décédé en 1248);
  • Tangad;
  • Teval (Buval), il est le grand-père de Nogai Khan;
  • Chilagun;
  • Sinqur;
  • Chimbay;
  • Muhammed;
  • Udur;
  • Tuqa-Timur, ancêtre des khans de la Horde d'Or;
  • Shingum;
  • Qoluyiqan, marié à Törelchi, fils ainé de Quduqa-beki, aristocrate Oirats;
  • une fille, marié à un aristocrate Qarluq, dirigeant la cité d'Almaliq[1].

Généalogie[4] modifier

Annexes modifier

Notes et références modifier

  1. a et b Simon Berger, « "Une armée en guise de peuple" : la structure militaire de l'organisation politique et sociale des nomades eurasiatiques à travers l'exemple mongol médiéval », Thèse de doctorat en Histoire, Paris, EHESS,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. Marie Favereau : La Horde : Suppimer l'opposition, chap. I, 2023, Éd. Perrin, (ISBN 978-2262099558)
  3. Weatherford 2010, p. 47.
  4. Archives familiales et le livre de velours des familles nobles de Russie

Bibliographie modifier

  • Anonyme (trad. Marie-Dominique Even, Rodica Pop), Histoire secrète des Mongols : Chronique mongole du XIIIe siècle, UNESCO/Gallimard, coll. « Connaissance de l'Orient », , 350 p. (ISBN 9782070736904)
  • (en) Jack McIver Weatherford, The Secret History of the Mongol Queens : How the Daughters of Genghis Khan Rescued His Empire, New York, Crown Publishers, , 317 p. (ISBN 978-0-307-40715-3, OCLC 354817523, lire en ligne)

Liens externes modifier