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Dixième bataille de l'Isonzo

Dixième bataille de l'Isonzo
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Carte de la bataille
Informations générales
Date du 10 mai au
Lieu Vallée de l’Isonzo, Italie
Issue Succès limité de l’offensive italienne
Belligérants
Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d'ItalieDrapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Commandants
Luigi CadornaSvetozar Boroevic von Bojna
Forces en présence
38 divisions
430 bataillons
400 000 hommes
3 800 pièces d’artillerie
14 divisions
210 bataillons
200 000 hommes
1 400 pièce d’artillerie
Pertes
157 000 hommes
dont 35 000 morts
75 000 hommes
dont 7 300 morts

Première Guerre mondiale

Batailles

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Coordonnées 46° 00′ nord, 13° 38′ est

Géolocalisation sur la carte : Frioul-Vénétie julienne

(Voir situation sur carte : Frioul-Vénétie julienne)
Dixième bataille de l'Isonzo

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Dixième bataille de l'Isonzo

La dixième bataille de l'Isonzo est une opération militaire de la Première Guerre mondiale, qui a eu lieu entre le 10 mai et le 8 juin 1917, entre l'armée italienne et l'armée austro-hongroise.

PréambuleModifier

Après 9 attaques, en 18 mois, et autant d’échecs, le chef d'état-major italien Luigi Cadorna décide de lancer une 10e attaque dont l'objectif reste de briser le front austro-hongrois pour accéder à Trieste.

Cette attaque est celle de la dernière chance pour les Italiens. L’affaiblissement des troupes austro-hongroises sur le front italien dû à cette guerre d'attrition est telle que l'intervention des troupes allemandes se dessine. Côté italien, les pertes subies sont encore plus extraordinaires et à chaque combat, elles ont tendance à être plus élevées. Là aussi l’intervention des troupes alliées se dessine.

Les Britanniques et les Français sont décidés à venir en aide aux Italiens seulement en cas d'urgence, comme si l'Allemagne aidait militairement les Austro-Hongrois à grande échelle. En conséquence, au début de l’année de 1917, Nivelle envoie Ferdinand Foch pour rencontrer Cadorna et définir un plan d'urgence afin de répondre à toute éventualité.

Le plan sera finalement accepté à la fin octobre 1917, mais trop tardivement pour venir en aide aux Italiens avant le désastre de Caporetto lors de la douzième bataille de l'Isonzo.

Les Français demandent à Cadorna de lancer une offensive générale dans le secteur de l'Isonzo afin de coordonner leur offensive sur l’Aisne, commencée en avril 1917.

Comme convenu, Cadorna lance la dixième bataille de l’Isonzo le 10 mai 1917.

L'objectif étant une nouvelle fois d’accéder à Trieste.

La batailleModifier

Les Italiens déploient 38 divisions contre seulement 14 aux Austro-Hongrois.

Le 10 mai 1917, l’artillerie italienne commence le pilonnage des positions austro-hongroises.

Après 2 jours et demi de bombardements sur le front de Tolmino jusqu'à la mer Adriatique, les Italiens lancent une attaque près de Gorizia; le front austro-hongrois est rompu dans la périphérie sud de la ville.

Cette fois l’attaque a deux objectifs. Le premier objectif est de parvenir à effectuer une percée sur la ville de Trieste en traversant le plateau Carsique au sud-est de Gorizia sur un front de 40 kilomètres.

Le second objectif, est la conquête du Mont Saint-Gabriel, donnant l’accès à la Vallée de Vipava ouvrant ainsi une seconde voie pour conquérir Trieste.

Fin mai l'armée italienne avait atteint la ville côtière de Duino et ne se trouvait qu’à une quinzaine de kilomètres de Trieste.

Les Italiens réussissent à capturer, temporairement, Jamiano et plusieurs positions du Haut plateau Karsique près de Monfalcone, mais ils échouent, en voulant prendre le mont Ermada.

Les Italiens établissent et défendent une tête de pont au nord de Gorizia, entre le Monte Santo et Zagora.

Des combats ont également lieu dans le nord des Alpes juliennes, contre les positions fortifiées austro-hongroises du col de Vršič (col de Moistrocca).

Le 3 juin les Austro-Hongrois lancent une contre-offensive et récupèrent presque tout le terrain perdu.

Le 8 juin Cardona décide d’arrêter l’offensive.

 
l'Isonzo et la région

BilanModifier

Le nombre de victimes est très important en particulier côté italien. Les Italiens perdent 157 000 hommes et les austro-hongrois 75 000.

Afin de remonter le moral de l'armée italienne Cadorna prévoit une nouvelle tentative de percée. Il masse le plus grand nombre de divisions et de l'artillerie pour le moment le long de la rivière Isonzo. La onzième bataille de l'Isonzo sera effective deux mois plus tard, le 19 août 1917.