Discussion:Féodalité

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Grande-BretagneModifier

Affirmer que Cromwell a mis fin à la féodalité dans les iles Britanniques est un peu éxagéré puisque la féodalité n' a été abolie en Écosse qu'en 2001 !! jusque là il existait encore des baronnies dont le seigneur disposait de quelques droits honorifiques.... Quant à l'Ile de Man, ce n'est qu'au XIXè qu'elle a perdu son statut de seigneurie féodale.

Je suis aussi réservé sur la fin de la féodalité anglaise au XVIe (plutôt XVIIe non ?, avec Cromwell), qui a ce moment serait contemporaine de la fin française de la féodalité (selon la définition du chapeau).

archeos

Au moyen âge, il n'y a pas que les seigneurs et les vassaux qui vont a la guerre, les paysants participent aussi a ces conflits plus souvent qu'autrement en tant qu'archers...

SuzerainModifier

En temps que modeste étudiant en droit de 1ere année j'ai appris en histoire des institutions que la féodalité n'était pas basée sur la relation suzerain/vassal mais sur la relation seigneur/vassal le suzerain etant le seigneur au second degré en quelque sorte (suzerain = seigneur du seigneur, le vassal du vassal etant de vavasseur) est-ce une interprétation doctrinale de mon professeur ?

---> Je suis tout à fait daccord étant moi aussi étudiante de premiere année de droit! Et je ne pense pas que cela soit une interpretation doctrinale de nos professeurs, puisque le mien dit également la même chose (à moins que l'on ait le même professeur??). Cela ne me semble pas erroné, cette information provenant d'un programme de faculté, je pense que c'est un minimum serieux. :) 84.97.32.57 25 octobre 2006 à 16:32 (CEST)

En ce qui concerne la fin de l'ancien régime, d'après le dictionnaire de droit pratique (1769) à Fief suzerain on trouve : "le suzerain est celui de qui relève un fief et un arrière fief", et à seigneurs suzerains on trouve : "les seigneurs suzerains sont ceux desquels relèvent des terres en arrière fief, comme sont les ducs, les comtes et autres grands seigneurs qui relèvent immédiatement du Roi et de qui d'autres fiefs relèvent". Le symétrique de vassal est alors plutôt seigneur dominant ou seigneur féodal (voire seigneur direct). Mais ce qui est vrai à la fin de l'ancien régime, l'était-il avant ? Il se pourrait "qu'avant", la terre suzeraine soit celle qui recevait les appels de justice. Sagonnam 9 août 2007 à 09:30 (CEST)

En dehors de l'EuropeModifier

"Bien que basée sur le régime seigneurial, dont on retrouve des organisations similaires dans le reste du monde en Asie (Chine, Japon), en Afrique, la féodalité est propre à l'Occident européen." Histoire de la Corée du Nord par exemple parle de "propriété foncière féodale", il faudrait y employer un autre terme ? Apokrif 30 janvier 2006 à 03:07 (CET)

ÉgliseModifier

Il n'est rien écrit sur le rôle et la hiérarchie ecclésiastiques. Doktor boris katerTraktor i motor

SercqModifier

La page concernant cette île sur Wikipedia parle d'une abolition de la féodalité en 2006. Il faudrait donc mettre cette page à jour.

demande de reférenceModifier

Je ne saisis pas bien la véracité du § : un contrat de mariage de toute façon concerne la façon dont les biens apportés par les époux seront distribués par les héritiers. Je ne vois pas en quoi il sort du féodalisme. Épiméthée 3 mai 2007 à 13:08 (CEST)

Je suis d'accords certains points de l'article laissent à désirer. La crise de la féodalité est mieux décrite dans la guerre de Cent Ans. J'ai retouché il ya quelques semaine la partie sur l'origine et je l'ai sourcé. Pour le reste beaucoup de choses mériteraient d'être revues.Cyberprout 3 mai 2007 à 14:08 (CEST)

Fusion Féodalité et Système féodalModifier

Proposition de fusion (bandeau sur les articles) sans entrée ici. Jerome66|me parler 27 février 2008 à 13:43 (CET)

Au cas où l'on attendrait une confirmation avant de fusionner, pour moi c'est OK après avoir parcouru le premier et lu le second. O. Morand (d) 29 février 2008 à 22:58 (CET)
Ces articles font parties de trois projets, sont très liés et ont chacun un historique important. J'ai donc posé la question de la pertinence de la fusion sur les trois projets pour être sûr que cela ne pose pas de problèmes. Jerome66|me parler 6 mars 2008 à 11:36 (CET)
Je ne comprends pas l'intérêt ou la pertinence de système féodal, même pas comme partie détaillée de féodalité. Ok pour la fusion.--Roucas (d) 6 mars 2008 à 11:42 (CET)
OK pour la fusion. --Serein [blabla] 6 mars 2008 à 12:42 (CET)

On peut fusionner bien entendu. D'ailleurs on est visiblement tous d'accord (j'en ai déjà discuté avec Baudoin de Lille) pour dire que c'est un article patchwork qui est à reformuler. Il faut au départ bien définir ce qu'on veut étudier dans l'article. Si c'est la féodalité au sens large ou la féodalité dans l'occident médiéval (ce qui est déjà à mon avis un article bien consistant). Une fois ceci décidé, je veux bien participer à l'amélioration de l'article (il faut impérativement que Baudoin de Lille soit de la partie car c'est le plus pointu sur le sujet). Cyberprout (d) 6 mars 2008 à 13:31 (CET)

D'accord avec Cyberprout ; s'il y a une distinction à établir, c'est entre féodalité dans l’« Occident médiéval » et les systèmes équivalents ou proches ailleurs, notamment au Japon. Ce n'est pas l'article Système féodal dans son état actuel qui va y changer quelque chose ; il a à mon avis un potentiel limité en tant qu'article autonome et si un article doit avoir une vision sociologique, ce serait sans doute Société d'Ancien Régime.
Ce n'est pas non plus cet article qui va régler la question du « droit féodal » mal traité par Wikipédia en français.
Dans l'immédiat, c'est d'accord pour la fusion, mais je l'ai déjà dit, et participant à deux des trois projets concernés je pense m'exprimer en connaissance de cause.
O. Morand (d) 6 mars 2008 à 22:55 (CET)
Oui d'accord pour la fusion. Je ne me suis pas encore intéressé au sujet, car je termine de travailler sur Robert le Pieux. Une fois cela terminé, avec Cyberprout et d'autres on s'attaquera à une refonte totale de l'article féodalité. Bon courage à tous Baudouin de Lille (d) 9 mars 2008 à 22:14 (CET)
  J'ai fusionné le contenu de Système féodal comme la suite du résumé introductif de Féodalité, puisque partant du Xème siècle, alors que l'autre parlait des 5 et 8ème siècle. Jerome66|me parler 11 mars 2008 à 11:56 (CET)

BibliographieModifier

J'ai commencé à remanier la bibliographie. N'hésitez pas à rajouter des ouvrages. Cordialement Baudouin de Lille (d) 13 mars 2008 à 21:46 (CET)

Féodalité / droit féodalModifier

L'article actuel droit féodal parle des droit féodaux au sens des droits que le seigneur tient par le fief qu'il a concédé.

Dans le cadre de la réorganisation de l'article Féodalité, j'ai préparé un brouillon, que j'ai mis dans une sous-page personnelle Utilisateur:O. Morand/Droit féodal, qui veut parler du droit féodal en tant que « branche du droit ».

Le texte que je propose actuellement est assez court — mais il y a pire sur Wikipédia — et je n'ai pas encore trouvé beaucoup de sources, mais je pense que cette information a sa place sur l'encyclopédie. Le problème est que je ne vois pas bien où l'intégrer, sauf peut-être au sein de l'article Féodalité dans le cadre de sa refonte.

J'aimerais avoir les avis des participants à ce sujet.

O. Morand (d) 26 mars 2008 à 00:12 (CET)

Je vais jeter un coup d'œil. Baudoin a aussi jeté des bases intéressantes sur la mutation féodale dans l'article Robert le Pieux et moi même au début de la guerre de Cent Ans et d'Étienne Marcel sur la crise de la féodalité. Mais comme on l'a déjà dit toute la difficulté est de bien définir ce qu'on entend par féodalité pour délimiter les bases de l'article. à mon sens nous devons nous centrer sur la féodalité dans l'occident médiéval. Nous ne pourrons pas faire l'économie d'un chapitre sur la féodalité chez les celtes et les germains et d'autre part il faudra un chapitre économique et un chapitre juridique et ton paragraphe est un début mais il faut aussi le droit banal (et d'ailleurs du wergeld des germains et des francs)...

à mon avis les gars, quand on va démarrer sur cet article ça va dépoter parce qu'il y a de la qualité et des compétences différentes.Cyberprout (d) 26 mars 2008 à 00:42 (CET)


Dans l'article "déclin de la féodalité" vous confondez ostensiblement les principes liés à la féodalité et ceux liés à la seigneurie. Les termes de société féodale et, encore plus, d'économie féodale sont des non sens historiques: la féodalité n'est qu'un système politique, une hiérarchie de pouvoirs variés selon les lieux et le temps. Ces liens de vassalité se superposent aux structures économiques, notemment,et ne commandent pas tous les aspects de la relation sociale; si le seigneur peut désigner à la fois le propriétaire d'un domaine et l'homme à qui le vassal prète fidélité on s'aperçoit en revanche que la gestion du domaine et les droits liés à la féodalité n'épousent pas les mêmes limites: il n'y a pas toujours de correspondance territoriale. De nombreux villages pouvaient être divisés entre plusieurs seigneuries foncières et être inféodés à un seul seigneur suzerain; dire que la société féodale en déclin est peu à peu remplacer par une société seigneuriale est d'abord de l'ignorance: la seigneurie rurale n'est pas née de la féodalité mais s'est bien développée en parallèle et lui a survécu. Votre ambition de créer un chapitre économique dans un article sur la féodalité ne fera qu'accentuer cette confusion.

Capitulaire de QuierzyModifier

Affirmer que le capitulaire de Quierzy officialise l'hérédité des fiefs, a fortiori qu'il constitue un "passage définitif vers la féodalité" me semble très exagéré. Ce capitulaire en effet a une validité temporaire et limitée : il autorise la succession des fils ainés à leurs pères si (et seulement si) ces derniers viennent à mourir dans l'expédition de Charles le Chauve en Italie. Il n'est jamais prévu que les honores se transmettent "automatiquement" de façon héréditaire : sous les derniers carolingiens en particulier il reste au roi le pouvoir de donner son accord (ou pas) à cette succession. Si le processus est certes en marche à la mort de Charles le Chauve, ce n'est pas un "passage définitif" : les derniers carolingiens n'hésiteront pas à retarder l'investiture (cf. Lotaire III pour Hugues Capet) ou à la donner à une autre famille en cas de faute du "vassal".

Par ailleurs, l'utilisation des termes "fief" ou "vassal" me semble prématurée pour l'époque de Charles le Chauve. La vassalité carolingienne encore vivace sous ce souverain n'a que des rapports lointains avec le système féodo-vassalique qui se met en place aux Xe-XIe siècles.

--Turberht (d) 11 septembre 2009 à 20:02 (CEST)

Je rajoute que dès l'introduction on est surpris : "Cette organisation de la société se développa en Europe entre le cinquième et le huitième siècle" ?? Dans ce cas il faut redéfinir la notion de féodalité (qui n'est d'ailleurs plus beaucoup utilisée par les historiens telle qu'elle, suivant le "féodalisme" dans son déclin historiographique). Si en effet la thèse d'une certaine continuité (mais qui s'oppose à la thèse d'une mutation féodale développée plus bas) est privilégiée par l'historiographie, on ne trouverait trace de "fief" dans les sources du haut Moyen Âge ! Au contraire, il me semble patent que la société dite féodale connut un apogée au Moyen Âge classique (XIe-XIIIe). --Turberht (d) 11 septembre 2009 à 20:10 (CEST)

Feodalité sur WIKIPEDIA FrançaisModifier

Pourquoi ne pas faire une traduction de l'article Anglais pour l'introduction au moins ? En Français elle est incroyablement étonnante, confuse...Peut-être faut il tenir compte de certaines remarques et modifier l'article ?

PrincipesModifier

Il est tout à fait inexact d'affirmer que "les serfs, personnes attachée à la terre du seigneur, [ont] un rapport de vassal à suzerain avec leur seigneur". Si tel était le cas, le serf devrait jurer foi et hommage à son seigneur, aurait le devoir de le conseiller, lui devrait le service d'ost, lui devrait une aide financière aux cas d'adoubement de son fils aîné, de départ en croisade, etc., alors que le seigneur devrait au serf son entretien sous forme d'un fief. Cela n'a aucun sens. Le servage se situe totalement en dehors des institutions vassaliques. --Lanod 29 juin 2010 à 21:40

Tout le monde est d'accord pour qu'il faille refondre l'article. Donc pas de Pb pour celui qui veut se lancer. Cyberprout (d) 30 juin 2010 à 07:39 (CEST)

  • Si c'était simple il n'y aurait pas autant de débats entre historiens. Mais concernant les serments il y en a plusieurs, dont celui du vassal et au seigneur (avec la cérémonie de l'hommage), mais il existe des sources, comme le Polyptique de l'abbé Irminon (un polyptyque), qui montrent que les serfs prêtaient serments au seigneur ["Voici les noms des serfs qui ont prêté serment de fidélité", dans le polyptyque dont j'ai donné le titre) Il ne s'agit pas du même serment que celui qui permet les liens féodaux-vassaliques, mais un serment d'hommes non-libres à leur maître (le seigneur): ils prêtent serment pour signifié qu'ils sont sous l'autorité de leur seigneur. Mais il faut voir que ce type de serment n'est pas présent dans toutes les seigneuries, et cela dépend du contexte. Dans le polyptyque dont je parle, les serfs se "révoltent" (ils attaquent l'abbé, le seigneur de Saint-Arnoul de Crépy-en-Valois, en justice), mais perdent: ils sont condamnés à des amendes et à redire le serment, pour les humiliés et montrer un exemple à d'autres serfs
  • Aussi je m'étonne qu'aucune partie de cet article mentionne le débat entre historiens sur la "révolution féodale" et la "mutation féodale".--86.76.93.29 (d) 1 décembre 2010 à 11:24 (CET)
Si je ne m'abuse, le Polyptique d'Irminon (c. 823/828) est antérieur à la mise en place du système féodal décrit dans l'aticle (IXe-XVIIIe siècles). D'ailleurs, l'une des conséquence principale du système féodal qui se construit à partir de la fin du IXe siècle (clientèle des militi envers les proceres ; appropriation par des personnes privées de ressorts publics d'administration royale) a été le morcellement dans un premier temps (comté, châtellenies ou honneurs i.e. domaines des barons - pas encore baronnies - et seigneuries manoriales) puis le regroupement en principautés. Il s'en est suivi un morcellement des coutumes féodales et donc du droit selon ces principautés. Et, partant, sont apparues des différences juridiques parfois importantes d'une région à une autre de l'Europe (à l'intérieur des royaumes, puis des principautés) : ici il y a encore des serfs, là il n'y en a plus (statut supprimé) ; ici les vassaux sont tous des seigneurs (avec souvent puis toujours un statut noble) ; là ce sont aussi des paysans ayant un service militaire (vavasseurs) ; idem pour les fiefs, les coutumes d'hommage, de partage, de successions, etc. Bref : la refonte doit synthétiser tant les nuances des systèmes féodaux (dont on n'oubliera pas qu'il n'ont pas totalement disparu en Europe) que les débats d'historiens (le "féodalisme" par exemple fait partie de l'analyse marxiste.. etc.). Bon courage. Fitzwarin (d) 1 décembre 2010 à 19:09 (CET)

précisionModifier

Lisant par hasard cet article, je me suis permis une petite modif: le comte est au 9ème siècle le représentant du roi dans une circonscription territoriale, le comté, il prélève les impôts et autres droits dûs à la puissance publique et reverse au roi la part qui est dûe à ce dernier, il peut être déplacé d'un comté à l'autre, voire relevé de ses fonctions par le roi, son marquis, ou son duc... Cdt --Giorgio01 (d) 25 septembre 2011 à 17:45 (CEST)


BretagneModifier

Bonjour, j'ai supprimé le paragraphe sur la Bretagne qui est un ensemble de contre-vérités historiques (les ducs de Bretagne n'ont jamais prêté un hommage pour des fiefs qu'ils auraient possédé hors de Bretagne mais bien pour celle-ci, quand ils prêtaient hommage ; la Bretagne était bien un fief, ou un arrière-fief du royaume de France, à partir du Xe siècle ; l'existence d'un royaume s'étant rendu indépendants des Francs sous les Carolingiens à certaines périodes ne concerne pas l'étendue de la période féodale ; l'union à la Couronne de France par mariage de la Duchesse Anne, n'implique en rien que le duché de Bretagne ne soit pas partie du Royaume de France ! Bref, ne voyant pas quelles particularités restent à la Bretagne, en ôtant toutes ces affirmations, sinon la volonté des ducs de ne plus rendre un véritable hommage lige au roi de franc, sous les Montfort, j'ai donc supprimé le paragraphe. Cependant, s'il intéresse de faire un paragraphe sur ce sujet, voci une source très bien documentée à compiler : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0003-391x_1934_num_41_3_1723

Vous avez raison de l'avoir supprimé, mais pour les mauvaises raisons. Ce débat n'a pas sa place ici, néanmoins, je m'inquiète des contributeurs qui patrouillent Wikipedia pour imposer le point de vue que vous défendez. Le règlement indique bien que lorsqu'il existe deux points de vue, les deux ont leur place.
Plutôt que l'ouvrage que vous citez (et que j'avais déjà lu, mais qui ne semble pas être une source fiable selon les critères WP), il y a de très intéressants travaux de spécialistes de la Normandie des jarls qui analysent cette période sous l'angle d'une solution politique globale. L'élément protocolaire hors contexte consigné par Paul Jeulin ne peut s'analyser tel quel. De plus, en vous limitant au constat que l'hommage signifie vassalité et par voie de conséquence statut de fief, vous raisonnez à rebours en vous dispensant d'étayer vos informations.
Les remarques suivantes sont, elles, pertinentes par rapport au sujet:

* L'hommage est avant tout une relation d'homme à homme qu'il faut distinguer de la notion de souveraineté sur laquelle il n'a pas nécessairement d'influence.
* L'interdépendance entre hommage et concession de fief n'est véritablement acquise qu'au XIIème siècle, autrement dit l'hommage n'est pas synonyme d'attribution de fief en 942. Il faut donc attester 1. du rattachement préalable de la Bretagne au domaine royal 2. de la concession du fief correspondant à Barbe-Torte, l'hommage et la concession étant deux cérémonies distinctes.
* La différence entre hommage-lige et hommage n'est pas pertinente puisque l'hommage-lige est introduit au XIIème siècle pour hiérarchiser les différents suzerains d'un même vassal. Pierre de Dreux sera le premier à le prêter au roi de France au nom de son épouse, la Duchesse en titre, au XIIIème siècle (l'hommage d'Arthur Ier devant lui aussi s'analyser selon d'autres lignes que purement protocolaires).
* Avant l'affirmation d'un pouvoir royal fort, l'arrière vassal n'est pas lié par serment avec le suzerain, donc ces relations ne disent pas grand chose avant le XIII-XIVème siècle. Ensuite, après l'hommage de Barbe-Torte, ses successeurs ont prêté hommage aux jarls normands ou au rois d'Angleterre. Pourtant rien n'indique que la Bretagne fut anglaise à la période de l'empire angevin.
* Il faudra également expliquer la prééminence du droit breton en matière successorale et les raisons pour lesquelles le roi de France n'est jamais intervenu directement quand un duc mourrait sans postérité ou avec une postérité uniquement féminine. En cas de duché féodal, le roi de France aurait disposé de certaines prérogatives.

Il y aurait beaucoup à écrire, mais je ne vais pas rallonger inutilement mon intervention, mais une comparaison avec le devenir de duchés comme celui de Bourgogne ou de Normandie ainsi qu'un rappel au sujet du fait que le mariage d'Anne de Bretagne n'a pas uni les deux couronnes mais qu'il aura fallu trois mariages, deux actes notariés et un traité en trois parties n'aboutissant pas, en fin de compte, à l'annexion de la Bretagne mais à l'union personnelle des deux couronnes implique à tout le moins que la Bretagne n'est pas dans la situation d'un fief ordinaire. Je vous renvoie aux différentes définitions de ces mots pour comprendre ce que j'écris. Enfin, je ne ferai pas la liste, mais de nombreuses "particularités" existent et distinguent très nettement la Bretagne des fiefs français.

PS: Il ne vous aura pas échappé que des hommages pour d'autres possessions des ducs telles que le comté de Montfort-l'Amaury sont documentés dans le livre de Jeulin donc dire qu'ils n'ont jamais prêté un hommage pour des fiefs qu'ils auraient possédé hors de Bretagne etc. et citer ce livre en même temps, où sont les contre-vérités historiques ?
--Maeldan Mor (discuter) 16 avril 2015 à 01:04 (CEST)

Date limite ?Modifier

"entre le XVIIIe siècle et le XVIIe siècle" : dates bizarres dans l'introduction, soit je ne comprend pas la phrase, soit il serait utile que quelqu'un corrige, s'il sait quoi y mettreAskywhale (d) 14 août 2012 à 02:06 (CEST)


Débat historiographique sur la "mutation de l'an mil" et la féodalitéModifier

Bonjour Je suis en train de travailler sur les problèmes historiographiques autour de la féodalité et je me propose de refonder les parties 1, 2 et 3 de l'article, donc l'introduction et les origines, puisque justement le débat historiographique tourne autour des origines de la féodalité. Cordialement.--Leonidas33 (d) 12 février 2012 à 17:56 (CET)

  • Je reprends cet article dans son ensemble car les dernières avancées de la recherche ne sont pas prises en compte : en fait il est vieillot et il faut le réactualiser. Cdlt.--Leonidas33 (d) 15 avril 2013 à 20:17 (CEST)

Le déclin du système féodalModifier

Dire que la nuit qu 4 août 1789 marque la fin de la féodalité est inexact. En réalité la possibilité de rachat du 15 mars 1790 ne sera abolie par la Convention que le 17 juin 1793; alors les titres féodaux seront brûlés sans indemnité. C'est un détail, mais comme le signale l'article Wikipédia qui se rapporte à cette fameuse nuit du 4 août, le rachat "conduit [en pratique] à leur maintien". Se référer par exemple à ce qu'écrit Kropotkine dans La Grande Révolution: "Et quant aux droits féodaux, il demandait que tous ces droits, – les droits personnels aussi bien que les autres – fussent rachetés par les vassaux, « s'ils le désirent », le remboursement devant être « au denier 30 », c'est-à-dire trente fois la redevance annuelle payée à cette époque ! C'était rendre le rachat illusoire, car, pour les rentes foncières, il était déjà très lourd au denier 25, et dans le commerce, une rente foncière s'estime généralement au denier 20 ou même 17".

Penser que le système féodal est une affaire propre à la France est aussi inexact. L'épisode "nuit du 4 août" et ses suites n'ont concerné que notre pays et, peut-être, ses colonies. Dans les autres pays d'Europe, mais aussi au Canada, en Inde, etc. il a perduré parfois jusqu'à ns jours. Il n'est d'ailleurs pas totalement aboli au Royaume-Uni et existe encore partiellement dans les îles (anglo-)normandes : droits féodaux maintenus entre possesseurs de fiefs "nobles" et le souverain ; droits seigneuriaux également maintenus à Sercq avec évolution intéressante du système de représentation au sein de la seigneurie féodale. Fitzwarin (d) 5 mai 2013 à 14:33 (CEST)

C'est juste. Aussi faudrait-il revoir plus à fond l'article, en s'intéressant par exemple uniquement à la féodalité médiévale européenne -le terme même de féodalité, qui vient du latin, se référant du reste à cette période et son contexte épistémiologique. Par ailleurs, peut-on vraiment arguer la survivance de la féodalité de nos jours dans d'anecdotiques contrées? Je n'y vois, quant à moi, que des reliquats vidés de leur sens. Ce n'est plus, en effet, un mode d'organisation de la société dans son ensemble, mais bien des prérogatives honorifiques sans portée. Pour ce qui est de l'Inde et autres, je n'y connais pas grand chose. A vous d'enrichir wikipédia dans ce domaine.

Le système féodal anglo-normand au XXe siècle était encore plus proche du système médiéval que ne l'était le système d'ancien régime français qui subsistait le 4 août 1789 ou le 17 juin 1793. Lanredec (d) 6 mai 2013 à 12:00 (CEST)

Lorsque je signale une approximation concernant la Révolution française, c'est parce que celle-ci à eu une influence énorme sur l'Europe. Hobsbawn n'écrit-il pas à ce propos que "c'est la France qui a donné au monde ses grandes révolutions"? L'expansion des idées révolutionnaires -au travers des guerres napoléoniennes notamment- sur la majeure partie d'une Europe qui avait connu le système féodal, y a portée un coup fatal qui amorça un déclin certes secoué de soubresauts, mais dont l'issue ne se démentit pas. Du reste la féodalité à proprement parler n'a pas été abolie à cette époque, mais bien auparavant, selon les pays, à des dates différentes, et suivant des modalités variables; car d'ailleurs c'est plutôt le système seigneurial qui en succomba. On trouvera toujours telle ou telle exception ou quelque objection futile qui n'infirmera pas l'exposé. La preuve est là: le système féodal ne régit plus la société européenne! Il n'est plus visible, çà et là, que comme le fragment branlant d'une mosaïque effondrée. Sous ce rapport, et selon un raisonnement inverse, oserait-on donner une telle place à l'actuelle Cuba dans l'histoire du "socialisme existant"? Et qu'on ne me reproche pas d'avoir chipoté à mon tour quand j'ai porté rectification sur la nuit du 4 août. Cette nuance a une haute signification si l'on considère l'histoire de la Révolution française. Comprenne qui pourra.

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