Daniel Zimmermann

compositeur français
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Daniel Zimmermann
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Daniel Zimmermann, né le  à Châtenay-Malabry, est un tromboniste, arrangeur et compositeur français.

BiographieModifier

DébutsModifier

Ayant commencé l’étude du trombone à l’âge de huit ans, à la suite de la découverte de Scott Joplin, Louis Armstrong et Jack Teagarden, il passe ses années d’apprentissage à écumer les cafés-concerts et les scènes dites de « musiques actuelles » avec ses groupes de funk, l’un dédié aux compositions originales, Duckbill, l’autre, Lady Groove, aux reprises des « grands » de la soul music.

Après avoir commencé à apprendre l’improvisation et l’arrangement dans ce contexte, il rencontre Guy Figlionlos, qui sera son professeur pendant trois ans, puis intègre le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris en 1997. Il se produit régulièrement pendant quelques années avec le groupe de chanson satirique électro-pop « les Saint-Sauveurs ». Ensuite, en pleine mode salsa, il joue avec les groupes Mambomania, Caravana, Azucar, Mosquito, Perco Bebey puis plus tard avec Sergent Garcia (entre 2001 et 2004).

Après une tournée d’un an avec le groupe reggae Mister Gang, il quitte définitivement le CNSM en 2000 pour s’engager dans un an et demi de tournée avec Claude Nougaro, spectacle dont témoigne un double album live et un DVD enregistrés au Théâtre des Champs-Élysées en 2001.

Premiers projetsModifier

Parallèlement, il s’occupe de faire avancer ses propres projets : le groupe Spice Bones obtient le deuxième prix d’orchestre au Concours national de jazz de La Défense en 1999[réf. nécessaire] et enregistre un album en 2001. Le Zimmermann / de Pourquery Quintet obtient le premier prix d’orchestre au Concours de La Défense en 2002[1] et enregistre deux albums (2000 et 2003), avant d'évoluer vers une mouture plus rock, DPZ, avec un album sorti en , couronné d'un « choc » par le mensuel Jazzman[2], et élu « disque de l'année » par Jazz Magazine.

Il joue avec Le Sacre du tympan de Fred Pallem, en trio avec le guitariste Manu Codjia et l’accordéoniste Vincent Peirani. Il fait partie du « Maraboutik Band » de Manu Dibango, du quintet de Simon-Spang Hansen, du projet gnawa-fusion de Karim Ziad, du septet de Jacques Vidal et du sextet du saxophoniste libanais Toufic Farroukh.

Il sort son premier album sous son nom en , intitulé Bone Machine, disque salué unanimement par la critique[3] : sélection mensuelle Fip[4] ainsi que disque de l'année Classica/l'Express. À la suite de cela, il est nommé aux Victoires du jazz 2014[5].

Il a notamment joué en grande formation avec Wynton Marsalis, l’ONJ de Franck Tortiller, Andy Emler Megaoctet, Laurent Cugny Big Band Lumière, Michel Legrand, François Jeanneau Pandemonium, Ivan Jullien, Ping Machine de Frédéric Maurin, Antoine Hervé, Gérard Badini, Ricky Ford, Jean-Loup Longnon, Stéphane Guillaume, les Big Bands de Bertrand Chapelier et Laurent Mignard, Gilles Réa et Ludovic de Preissac, l’orchestre Franco-Allemand d’Albert Mangelsdorff et Jean-Marie Guédon... En plus petite formation, il s’est produit avec Archie Shepp, Sylvain Beuf, Christophe Monniot, Jean-Marie Ecay, Paco Séry, Élisabeth Kontomanou, Nicolas Folmer, Sixun, David Linx, Jef Sicard, Ozma, Frédéric Monino...

Dans le domaine des musiques du monde, il a joué ou enregistré avec Étienne M'Bappé, Tânia Maria, Mayra Andrade, Klezmer Nova, Meddy Gerville, Toufic Farroukh, Tony Chasseur, Najat Aâtabou... Dans le monde de la chanson et des musiques actuelles, il a travaillé pour Metronomy, Sophie Hunger, Johnny Hallyday, Jacques Higelin, Kent, Bernard Lavilliers, Paris Combo, Jean-Louis Aubert, Patrick Bruel, Lou Doillon, -M-, Christophe Maé...

Il a joué avec l’Ensemble de Cuivres de Paris, ainsi que dans la création contemporaine du musée du Louvre « Larmes de Clown », de Frédéric Verrières. Il a également composé et interprété avec Maxime Fougères une musique pour le film The Scarlett Letter lors d'une création au musée d'Orsay. Il a par ailleurs enregistré de multiples musiques de film, ainsi que pour la télévision ou la publicité.

Nommé aux Victoires du jazz 2014 (catégorie « révélations »), il a auparavant obtenu le premier prix de soliste au concours national de jazz de la Défense en 2002[1], et fait partie des « Jazz à Juan Révélations », catégorie « jazz instrumental » en 2006.

GroupesModifier

 
Le quartet en 2018.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Jazzman no155, Mars 2009, p.7.
  2. Critique de He's looking at You, Kid, Jazzman n°155, Mars 2009, p.61
  3. Articles album D.Zimmermann
  4. Sélection Fip Juillet 2013
  5. « Daniel Zimmermann, trombone machine », sur Culture Box.