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Dalbulus maidis (cicadelle du maïs) est une espèce d'insectes hémiptères de la famille des Cicadellidae, originaire du continent américain.

Cette cicadelle est le vecteur de transmission de virus et phytoplasmes affectant le maïs : le spiroplasme du rabougrissement du maïs (CSS ou corn stunt spiroplasma), le mycoplasme du rabougrissement buissonneux du maïs (MBSM ou maize bushy stunt mycoplasma) et le virus du rayado fino du maïs (MRFV ou maize rayado fino virus)[2] .

Sommaire

TaxinomieModifier

L'espèce Dalbulus maidis a été décrite pour la première fois en 1923 par DeLong qui l'a placée dans le genre Cicadula, avant qu'elle soit placée, en 1937, dans le genre Baldulus par Howard Earl Dorst. par la suite, en 1950 DeLong créa le genre Dalbulus dans lequel il transféra plusieurs espèces de Baldulus en se basant sur les caractères de l'édéage des mâles et sur la forme de la tête (vertex). Les espèces transférées comprenaient, outre Dalbulus maidis, Dalbulus elimatus (espèce type), et quatre espèces mexicaines : Dalbulus guevarai, Dalbulus longulus, Dalbulus gelbus et Dalbulus acus[3].

DistributionModifier

L'aire de répartition de Dalbulus maidis se limite aux régions tropicales et subtropicales du continent américain[4]. Elle couvre le sud des États-Unis, le Mexique, les Caraïbes et l'Amérique centrale, ainsi que l'Amérique du Sud jusqu'à l'Argentine[5]. Sa région d'origine est vraisemblablement située au Mexique. Selon l'entomologiste américain, Lowell R. Nault, Dalbulus maidis pourrait résulter d'une longue co-évolution avec le maïs et ses ancêtres (téosintes)[3].

Plantes-hôtesModifier

Le maïs et les espèces apparentées (comme la téosinte) sont les hôtes quasi-exclusifs permettant le développement complet et la reproduction de Dalbulus maidis. D'autre espèces de plantes, telles que Tripsacum dactyloides, Rottboellia exaltata, Secale cereale, Avena sativa, peuvent être des hôtes temporaires permettant l'alimentation de la cicadelle, mais pas sa reproduction (à l'exception toutefois de Tripsacum dactyloides var meridionale qui permet la reproduction à l'égal du maïs)[4].

Ennemis naturelsModifier

Dalbulus maidis a un riche complexe d'ennemis naturels incluant notamment des champignons pathogènes, des prédateurs et des parasitoïdes, ceux-ci attaquant soit les stades nymphe et adulte, soit les œufs[6]. Parmi les parasitoïdes des œufs, qui sont les plus importants des ennemis naturels de cette cicadelle, figurent différentes espèces d'insectes hyménoptères appartenant aux familles des Mymaridae, Eulophidae et Trichogrammatidae (trois famille rattachées à la super-famille des Chalcidoidea)[7].

Les principaux genres et espèces connus sont les suivants[7] :

Notes et référencesModifier

  1. Catalogue of Life, consulté le 21 mai 2014
  2. (en) James H. Tsai, « Bionomics of Dalbulus Maidis (DeLong and Wolcott), a Vector of Mollicutes and Virus (Homoptera: Cicadellidae) », Mycoplasma Diseases of Crops,‎ , p. 209-221 (résumé)
  3. a et b (en) L. R. Nault, « Origins of Leafhopper Vectors of Maize Pathogens in Mesoamerica », Proceedings International Maize Virus Disease Colloquium and Workshop, Université d'État de l'Ohio,‎ 2-6 août 1982 (lire en ligne).
  4. a et b (en) John L. Capinera, Encyclopedia of Entomology, Volume 2, Springer, , 4346 p. (ISBN 9781402062421), p. 1072-1074.
  5. (en) Andrew B. S. King, Joseph L. Saunders, The Invertebrate Pests of Annual Food Crops in Central America: A Guide to Their Recognition and Control, Biblioteca Conmemorativa Orton (IICA/CATIE), , 166 p. (ISBN 9780902500112), p. 108.
  6. (en) Moya-Raygoza, Gustavo ; Albarracin, Erica Luft ; Virla, Eduardo G., « Diversity of Egg Parasitoids Attacking Dalbulus maidis (Hemiptera: Cicadellidae) Populations at Low and High Elevation Sites in Mexico and Argentina », Florida Entomologist, vol. 95, no 1,‎ , p. 105-112 (lire en ligne).
  7. a et b (en) Eduardo G. Virla, Erica Luft Albarracin et Gustavo Moya-Raygoza, « Egg Paeasitoids of Dalbulus maidis (Hemiptera: Cicadellidae) in Jalisco State, Mexico », Florida Entomologist, vol. 92, no 3,‎ , p. 508-510 (DOI https://dx.doi.org/10.1653/024.092.0316, lire en ligne).

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier