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La déconsommation est un concept décrivant une diminution du consumérisme. La déconsommation est une évolution comportementale des consommateurs dans un contexte de raréfaction des ressources, de pollution, et de décroissance perçue ou souhaitée. Elle concerne en particulier les aliments industriels et aliments ultra-transformés, l'eau potable, les biens de consommation, les services et soins de santé ou médicaments, et l'énergie produite par des Ressources naturelles non renouvelables[1].

HistoriqueModifier

La notion de déconsommation est l'une des alternatives nées de la critique de la société de consommation que certains font remonter à l'antiquité[2] (thème fréquent dans les fondamentaux de nombreuses grandes religions) aux utopistes ou plus récemment aux théories de Karl Marx.

On parle de déconsommation notamment dans certains scénarios prospectifs ou dans les mouvances altermondialistes qui promeuvent une convivialité sobre et heureuse, ou une décroissance soutenable.

La déconsommation peut encore se situer dans une économie de marché ; il ne s'agit pas d'anticonsommation mais généralement d'un souci de limiter le gaspillage et la démesure, et de mieux répondre aux besoins vitaux de tous et chacun, pour des raisons altruistes et éthiques, pour un développement « soutenable » ou pour des raisons de rationalisation du développement pour qu'il soit « durable ». Elle peut s'appuyer sur une économie de service ou de fonctionnalité (qui passe par exemple par la mutualisation de biens, la location d'un service plutôt que d'un objet, ce qui conduit les fabricants — dans leur intérêt — à mettre sur le marché des objets plus solides et durables)[3].

Formes de déconsommationModifier

Les formes de déconsommation sont variées, y compris dans leurs motivations individuelles ou collectives. La déconsommation peut être :

  • subie (en raison de la pauvreté, d'une crise) ou choisie (pour des raisons éthiques, spirituelles, d'hygiène de vie),
  • consciente ou inconsciente.

TendancesModifier

L'idée de déconsommation semble encouragée par le constat d'épuisement de raréfaction de nombreuses Ressources naturelles non renouvelables, et elle est déjà acceptée ou souhaitée par un nombre croissant de gouvernements et de tendances politiques au moins pour deux domaines, y compris pour des raisons économiques :

  • celui de l'eau (qu'on encourage à économiser ou au moins à moins gaspiller) ;
  • celui de la consommation d'énergie et des émissions de gaz à effet de serre ; 2050 est la date butoir retenue par la France pour le facteur 4.

En France, la consommation des ménages baisse en 2016 de 0,1% et au premier semestre 2017 de 0,3%, pour la première fois dans un contexte économique positif, signe selon Gaëlle Le Floch d'un « mouvement de fond »[3].

Notes et référencesModifier

  1. Pratiques et motivations de déconsommation CAIRN
  2. Thorstein Veblen qui, dans la Théorie de la classe des loisirs, fait remonter l’origine de la consommation aux premières civilisations humaines.
  3. a et b Nicolas Santolaria, « L’ère est à la société de déconsommation », sur lemonde.fr, (consulté le 15 septembre 2017).

Voir aussiModifier