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Culpabilité du survivant

La culpabilité du survivant, ou syndrome du survivant, ou encore syndrome de culpabilité du survivant, est un syndrome douloureusement ressenti par les personnes qui ont survécu à un accident ou à un massacre alors que d'autres sont morts.

DescriptionModifier

Au sens propre, le syndrome peut se résumer ainsi : « D'autres que moi sont morts, j'aurais pu mourir moi aussi mais je suis toujours là. »

Le survivant est rongé par la culpabilité, le sentiment d'avoir « trahi ». Ce sentiment de faute peut être à l'origine soit d'une dépression, voire d'une névrose obsessionnelle, soit d'une évolution vers des idées persécutives.

Des auteurs comme Élie Wiesel ou Bruno Bettelheim ont publié des travaux à ce sujet, notamment à propos des rescapés de la Shoah, ces deux auteurs ayant eux-mêmes été déportés dans les camps de concentration nazis. En France, Maurice Porot s'y est également intéressé[1].

À la suite des actes terroristes des années 2010, le syndrome est évoqué à plusieurs reprises dans les médias, en particulier après les attentats du 13 novembre 2015 en France[2].

RéférencesModifier

  1. Porot M., Couadau A., Plénat M., « Le syndrome de culpabilité du survivant », Annales médico-psychologiques 1985, vol. 143, no 3, p. 256-262.
  2. Pour les rescapés des attentats, le risque de ressentir la « culpabilité du survivant », Huffpost, 18 novembre 2015 (consulté le 23 août 2016).

AnnexesModifier