Couvent des religieuses hospitalières de Notre-Dame de la Miséricorde

couvent situé à Paris, en France

Le couvent des religieuses hospitalières de la Miséricorde de Jésus, dit aussi hôpital de Saint-Julien et de Sainte-Basilisse ou hôpital de la miséricorde de Jésus, est un ancien établissement religieux situé à Paris, dans l'actuel 5e arrondissement. Occupé par l'armée après la Révolution française, le couvent est détruit dans les années 1820 et la caserne Monge est construite à son emplacement.

Couvent des religieuses hospitalières de Notre-Dame de la Miséricorde
Présentation
Type
Localisation
Adresse
61 rue Mouffetard, ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Paris
Flag of France.svg France

SituationModifier

Son entrée était située no 61 rue Mouffetard. Les terrains s'étendaient jusqu'à la rue Gracieuse[1].

HistoireModifier

Il existait dans le faubourg Saint-Antoine une maison hospitalière destinée à servir d'asile et à fournir des remèdes et des secours aux pauvres femmes ou filles malades. Jacques Le Prévost, seigneur d'Herbelay, qui était maître des requêtes[2] eut l'idée de former une autre maison en faisant appel aux religieuses hospitalières de Dieppe. Il leur légua, par contrat du , 1 500 livres de rente et une maison située à Gentilly[3] afin de former le couvent de la communauté des religieuses hospitalières de la Miséricorde de Jésus[4],[5].

Par lettres-patentes de 1655, elles furent autorisées à transférer leur maison à Paris, dans une propriété sise rue Mouffetard. Achetée au sieur Le Begue en 1653, cette propriété était composée de deux maisons accompagnées de cours et de jardins. Les religieuses firent construire une chapelle, ainsi que plusieurs bâtiments mais qui tombaient en ruines au début du XVIIe siècle. Sous la direction de lieutenant-général de police d'Argenson le Roi, Louis XIV, fait réparer l'hôpital de Saint-Julien et de Sainte-Basilisse, également appelé hôpital de la miséricorde de Jésus, au début du XVIIIe siècle[6],[7]. La chapelle de ce couvent étant sous le vocable de saint Julien et de sa femme[8], Sainte Basilisse[9]. Les religieuses prirent le nom de hospitalières de Saint Julien et de Sainte Basilisse de l'ordre de Saint-Augustin. Il y avait dans cette maison 37 lits, dont une partie avait été fondée par des particuliers, qui avait le droit de les faire occuper gratuitement, les autres coûtaient 36 francs par mois. L'église des Hospitalières de la Miséricorde de Jésus était petite et bien entretenue. Il y avait au-dessus du maître-autel, une toile d'un peintre inconnu intitulée Résurrection de Notre-Seigneur.

La communauté religieuse est supprimée en 1790 durant la Révolution[4]. Les bâtiments, occupés par l'armée, sont démolis de 1824 à 1830[5].

RéférenceModifier

  1. Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan 47e quartier « Jardin du Roi », îlot no 6, F/31/95/06
  2. Nobiliaire universel de France, Volume 18, p. 155 [lire en ligne]
  3. Michel Felibien, Histoire de la ville de Paris, Volume 1, p. 1457
  4. a et b Julien de Gaulle, Nouvelle Histoire de Paris et de Ses Environs, Paris, 1839
  5. a et b Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, Paris, 1844, p. 471 [lire en ligne]
  6. Théodore François Xavier Hunkler, Vies des saints du diocèse de Paris, Volume 1, p. 20
  7. Georges-Louis Le Rouge, Les curiosités de Paris, de Versailles, de Marly, de Vincennes..., Volume 1, p. 403
  8. Alban Butler,Godescard, Vies des pères, des martyrs, et des autres principaux saints [lire en ligne]
  9. Saint Julien l'Hospitalier et Sainte Basilisse sur viechretienne.catholique.org