Coup de main

Un coup de main est une tactique de guérilla consistant à harceler l'adversaire sur ses points les moins défendus (en particulier les convois et les magasins de ravitaillement) grâce à une grande mobilité et furtivité, puis à s'éclipser pour frapper un autre endroit dégarni.

Dans un vocabulaire plus récent, ce type d'action rapide et ponctuelle est désigné par le terme d'« opération commando ».

DéfinitionModifier

Selon le dictionnaire Larousse, le terme « coup de main » est défini comme une « aide apportée à quelqu'un, une habileté dans la manière de faire ainsi qu'une opération militaire locale menée par surprise sur un objectif limité »[1].

Dans le domaine militaire, selon la doctrine en vigueur tant du côté français que du côté allemand pendant la Première Guerre mondiale.

« Un coup de main est une action de force qui a pour objet :

  1. De faire des prisonniers, afin d'obtenir des renseignements, d'identifier les troupes ennemies en présence et d'en déduire les modifications apportées par l'adversaire dans son ordre de bataille ;
  2. D'influer sur le moral de l'adversaire en troublant sa quiétude dans ses tranchées ;
  3. De détruire, en un point donné, ses organisations : abris, galeries de mine, communications, etc. ;
  4. Dans une certaine mesure, de permettre aux états-majors d'infanterie et d'artillerie de se confirmer dans la préparation de petites opérations poussées à fond ;
  5. Enfin, d'entretenir l'esprit offensif de la troupe, auquel un séjour prolongé dans les tranchées menaçait de porter atteinte[2]. »

Exemples de coup de main Modifier

 
Le Pegasus Bridge en 1944. En arrière-plan, des planeurs Horsa.

Première Guerre mondialeModifier

  • La prise du fort de Douaumont le par le 24e régiment d'infanterie (de).
  • Le , la 123e D. I. (15e C.A.) se voit confier par le général commandant la VIIIe Armée la réalisation d'un coup de main au nord de la forêt de Bezange (Meurthe, à 20 km au nord-est de Nancy) dans le but d'obtenir des renseignements (prisonniers, documents, etc.), d'opérer des destructions (abris, matériels, communications), de donner un coup de sonde dans cette direction. Ce « coup de main des Ervantes » mobilise 3 bataillons d'infanterie, plus de 300 pièces d'artillerie, 4 escadrilles d'aviation de chasse et d'observation, 3 compagnies du génie sur un front de 1 800 m et 2 km de profondeur. L'opération permet de faire 350 prisonniers, de recueillir de nombreux documents et d'incendier deux dépôts de munition et des abris, au prix cependant de 38 tués et 267 blessés [3].
  • Le coup de main du Mont-sans-Nom, le vers la fin de la Première Guerre mondiale, vise à obtenir des renseignements sur une imminente offensive allemande[4], nommée « Friedensturm ».

Seconde Guerre mondialeModifier

L'opération Euston 1, prise du futur Pegasus Bridge dans la nuit du 5 au , premier assaut aéroporté de l'opération Tonga, en appui de l'opération Overlord pendant la Seconde Guerre mondiale.

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Anonyme, « Les coups de main et les raids au cours de la campagne 1914-1918 (I) », Revue de l'Infanterie, vol. 63, no 375,‎ , p. 821-831 (lire en ligne, consulté le ).  
  • Anonyme, « Les coups de main et les raids au cours de la campagne 1914-1918 (II) », Revue de l'Infanterie, vol. 64, no 376,‎ , p. 3-32 (lire en ligne, consulté le ).  

Notes et référencesModifier

  1. « Expressions avec le mot "main" », sur larousse.fr (consulté le )
  2. Revue d'Infanterie, n°375.
  3. Revue d'Infanterie, n° 376.
  4. Marc Ferro, Pétain, Paris, Fayard, (réimpr. 2008), 789 p. (ISBN 978-2-213-01833-1), p. 532

Voir aussiModifier

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