Rollier d'Europe

espèce d'oiseaux
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Coracias garrulus

Le Rollier d'Europe (Coracias garrulus) est la seule espèce de la famille des coraciidés à vivre en France. C'est un oiseau aux vives couleurs turquoise.

MorphologieModifier

Coracias garrulus est une espèce d'oiseau relativement petite. En effet, il possède une longueur de 29 à 32 cm, une envergure de 59 à 73 cm et une masse de 140 à 200 g.

ComportementModifier

AlimentationModifier

Le rollier d'Europe se nourrit de gros insectes, serpents, lézards, batraciens, petits rongeurs capturés d'ordinaire au sol après un piqué depuis un perchoir.

ReproductionModifier

 
Œufs de Rollier d'Europe Muséum de Toulouse

Le rollier d'Europe niche généralement dans d'anciennes loges de pics creusées dans des arbres (souvent des peupliers blancs) ou dans des trous de bâtiment. Le Rollier s'installe aussi facilement dans des nichoirs (taille : 25 × 25 × 25 cm ; diamètre du trou d'envol : 60 mm) posés sur un pylône ou dans un arbre. La femelle pond de 3 à 7 œufs (souvent 4 à 6) en une ponte de fin mai à début juillet (le plus souvent début juin). L’éclosion a lieu vers fin juin et l'envol des jeunes à la mi-juillet (dates moyennes dans le Sud de la France).

HabitatModifier

Cet oiseau fréquente des milieux ouverts variés avec vergers, bois, buissons et friches herbeuses.

RépartitionModifier

 
  • zones de nidification
  • zones d'hivernage

ComportementModifier

Cette espèce est souvent perchée bien en évidence.

SystématiqueModifier

L'espèce a été décrite par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758[1]. Il existe 2 sous-espèces : Coracias garrulus garrulus et Coracias garrulus semenowi.

Le Rollier d'Europe et l'HommeModifier

ProtectionModifier

Le Rollier d'Europe bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire[2]. Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l'enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l'utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l'acheter.

Le Rollier dans l'artModifier

Lors de son voyage aux Pays-Bas en 1512, Albrecht Dürer réalise plusieurs aquarelles de cet oiseau, autrefois appelé « corneille bleue »[3],[4].

GalerieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Linnaeus, C. 1758: Systema Naturae per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis, Tomus I. Editio decima, reformata. Holmiæ: impensis direct. Laurentii Salvii. i–ii, 1–824 pp page 107
  2. Le statut juridique des oiseaux sauvages en France, Ligue pour la protection des oiseaux
  3. Edwards, Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle appliquée aux arts, T8, P 165, Paris, 1822
  4. Henri Pastoureau et Lise Dubief, Albrecht Dürer, dessins, Paris, Roger Dacosta, , 192 p.

Liens externesModifier

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Références taxonomiquesModifier

Références bibliographiquesModifier

  • François Tron, Audrey Zenasni, Gilles Bousquet, Patrice Cramm et Aurélien Besnard, « Réévaluation du statut du rollier d'Europe Coracias garrulus en France », Ornithos, Rochefort, Ligue pour la protection des oiseaux, vol. 15-2,‎ , p. 84-89 (ISSN 1254-2962)
  • Jérôme Guillaumot, " Reproduction du Rollier d’Europe (Coracias Garrulus) observée depuis l’intérieur d’un nichoir, dans le midi méditerranéen ", Alauda, 84 (1) 2016