Conférence de Constantinople

La Conférence de Constantinople des Grandes puissances (Grande-Bretagne, France, Russie, Allemagne, Autriche-Hongrie et Italie) s'est tenue entre le et le . À la suite d'un soulèvement en Bosnie et en Herzégovine à partir de 1875, et l'Insurrection bulgare d'avril 1876, les Grandes puissances se mettent d'accord sur un projet de réformes politiques en Bosnie et dans les territoires ottomans ayant une population majoritairement bulgare.

Bulgarie selon la Conférence de Constantinople.

ContexteModifier

Décadence économiqueModifier

La Krach de Vienne ébranle l'économie des régions européennes de l'empire ottoman, en particulier les régions peuplées de Bulgares, alors en plein essor économique[a], tandis que l'emprise des pays européens sur l'empire ottoman aboutit à placer ce dernier « semi-colonie des pays industrialisés »[1].

L'insurrection de 1876Modifier

Dans ce contexte de crise économique, le mécontentement gagne les populations chrétiennes de Roumélie, appauvries par la pression fiscale et la politique économique ottomanes, aboutissant à placer les productions locales en concurrence directe avec les productions des pays développés[2]. L'insurrection bulgare d' constitue le point culminant de la révolution nationale. Elle fait vaciller l'Empire ottoman et pose le problème de l'avenir du peuple bulgare. La ligne adoptée, une lutte armée inconditionnelle, triomphe[3].

La constitution ottomaneModifier

ParticipantsModifier

Représentants ottomansModifier

  • Midhat Pacha, grand vizir, Saffet Pacha, ministre des Affaires étrangères et Ibrahim Edhem Pacha. Ces représentants de l'Empire ottoman ont participé aux séances plénières, mais n'ont pas été conviés aux séances de travail préalables au cours desquelles les grandes puissances avaient négocié et élaboré leurs accords.

Représentants des puissancesModifier

Lord Salisbury et Sir Henry Elliot;
Comte Nikolaï Ignatiev (aussi appelé Nicolai Ignatieff);
Comte Jean-Baptiste de Chaudordy et comte François de Bourgoing;
Baron Karl von Werther;
Baron Heinrich von Calice et comte Ferenc Zichy;
Comte Luigi Corti.

GalerieModifier

DiscussionsModifier

IssueModifier

Perte du soutien britanniqueModifier

En rejetant la décision des Grandes puissances, l'Empire ottoman se vit plus tard refuser tout soutien politique et militaire des grandes puissances au cours de la Guerre russo-turque de 1877-1878, contrairement à ce qui s'était passé pendant la Guerre de Crimée de 1853-1856.

Insurrection générale de la RoumélieModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'économie de la Roumélie est alors caractérisée par un fort développement artisanal et manufacturier.

RéférencesModifier

  1. Todorov 1980, p. 46.
  2. Todorov 1980, p. 47.
  3. Todorov 1980, p. 45.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Nicolaj Todorov, « La Bulgarie et la crise de 1875-1878 », Revue d'histoire moderne et contemporaine, t. 27, no 1,‎ , p. 44-51 (lire en ligne).  

Articles connexesModifier