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Le comté d'Avallon est une entité féodale, en Bourgogne, qui a été créée par les Carolingiens et qui est passée par mariage dans la maison des ducs robertiens de Bourgogne, avant d'entrer en 1004 dans le domaine royal. Les comtes capétiens s'y sont fait représenter par des vicomtes de la maison de Chastellux.

Sommaire

HistoireModifier

Le comté d'Avallon existe depuis le temps de Charlemagne. En 806 ce dernier le donne à Louis le Pieux[1], de qui le comté passe en 817 à son fils Pépin. Le comte Aubert, qui possédait le comté vers 840[n 1], a comme successeur Gérard de Roussillon.

Manassès Ier de Chalon est comte jusqu'en 918, année dans laquelle il donne le comté d'Avallon à son fils Gilbert qui devient par la suite comte de Chalon et comte principal des Bourguignons. Gilbert est comte d'Avallon jusqu'à sa mort en 956. Sa fille héritière épouse Otton de Bourgogne[2]. Ainsi, le comté d'Avallon passe aux ducs robertiens : Otton (956-965), Henri Ier de Bourgogne (965-1002) et Otte-Guillaume de Bourgogne (1002-1004). Lors de la conquête de la Bourgogne (1002-1015), le comté d'Avallon est acquis par le roi Robert le Pieux. Aucun titulaire particulier n'a été désigné depuis lors à la tête de ce comté, qui a été compris dans l'apanage constitué en faveur du fils cadet du roi, Robert Ier de Bourgogne, fondateur d'une nouvelle dynastie ducale en Bourgogne.

De ce fait, les Capétiens ont fait exercer les fonctions administratives et judiciaires par un vicomte. Il sera constaté au XIIe siècle que la famille de Chastellux tient la charge vicomtale[n 2].

Le comté d'Avallon s'étendait en gros de Rouvray à Vézelay, d'est en ouest, et de Sarry à Corbigny, du nord au sud[3].

Vicomtes d'AvallonModifier

  • 1532 : Charlotte Saladin de Montmorillon, qui apporta ce comté en dot à son époux, Gabriel de La Perrière, seigneur de Billy, qu'elle épousa le . Elle tenait ce fief du côté de sa mère, de la famille de Chastellux [4]. Elle apporta également la seigneurie du Bouchet et la vicomté d'Avallon[5].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Aubert, comte d'Avallon, est mentionné dans une lettre de Loup de Ferrières : « Autbertus Avallensium comes ». Il aurait été chargé, avec Modoin, évêque d'Autun, de veiller à la circonscription militaire de Clermont (en Auvergne), dans la nouvelle organisation de l'Aquitaine décidée à cette date.
  2. Le titre de vicomte d'Avallon est encore porté par la branche des ducs de Rauzan-Duras.

RéférencesModifier

  1. Abbé Fr. Poulaine (curé de Voutenay), Voutenay - Histoire d'un village (monographie), Avallon, impr. Émile Odobé, 1895, 2e éd. (1re éd. 1893), 127 p. (lire en ligne), p. 22.
  2. Christian Settipani et Patrick van Kerrebrouck, La préhistoire des Capétiens : 481-987, 1re partie. Mérovingiens, Carolingiens et Robertiens (monographie), coll. « Nouvelle histoire généalogique de l'Auguste maison de France », , 545 p. (ISBN 2-9501509-3-4), p. 411.
  3. Claude Courtépée et Edme Béguillet, Description générale et particulière du duché de Bourgogne, vol. 1, Dijon, L.N. Frantin, 1775, 604 p. (lire en ligne), p. 343-345.
  4. Georges de Soultrait, Armorial du Nivernais.
  5. H. de La Perrière, Notes sur la maison de La Perrière (Bourgogne, Forez, Nivernais, Champagne, Île-de-France, Bretagne et Aunis, Géorgie (USA) et sur les diverses familles qui ont porté le même nom, Paris, Éd. de la Réforme sociale, 1938, in-8°, p.36.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Claude Courtépée, Edmé Béguillet, Description générale et particulière du duché de Bourgogne, précédé de l'abrégé historique de cette province, vol. 1, L.N. Frantin, 1775, p. 343-345. (en ligne).

Article connexeModifier