Colonisation britannique des Amériques

La colonisation britannique des Amériques (ou colonisation anglaise des Amériques avant l'Acte d'Union de 1707) a concerné majoritairement l'Amérique du Nord.

Au début du XVIIe siècle, les colonies de la côte Est (treize colonies qui deviendront les États-Unis), des provinces maritimes du Canada et des petites îles des Antilles comme la Jamaïque et la Barbade se développent avec succès. L'invasion des colonies espagnoles d'Amérique du Sud est bloquée par l'échec en 1741 de la prise de Carthagène des Indes. Cette expansion dans les Amériques est considérée par certains historiens comme la fin du premier empire britannique ; la seconde phase a lieu en Asie et en Afrique.

À l'origine, les colonies les plus lucratives sont celles produisant du sucre : aux Antilles, l’esclavage devient le pilier de l’économie locale. Les colonies continentales produisent du tabac, du coton et du riz dans le Sud, celles du Nord fournissant du bois et des fourrures. Les grands espaces de bonnes terres agricoles attirent les excédents démographiques de la métropole.

Le système esclavagiste britannique atteint en Amérique « des sommets difficiles à égaler » en matière de déshumanisation, relève le philosophe Domenico Losurdo. En Jamaïque britannique, « un esclave était obligé de déféquer dans la bouche de l’esclave coupable, bouche qui était ensuite cousue pendant quatre ou cinq heures »[1].

Lentement, ces colonies prennent le dessus sur leurs voisins, notamment les Hollandais (New York), puis les Français à Louisbourg et à Québec.

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Robert Muchembled (sous la direction de), Hélène Trocmé, Jeanine Rovet, Naissance de l'Amérique moderne, XVIe – XIXe siècle, Hachette, collection Carré Histoire, 1997

Articles connexesModifier