Colette Cosnier

universitaire française
Colette Cosnier
Colette Cosnier.tif
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
RennesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université de Rennes (doctorat) (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
UniversitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
André Hélard (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Archives conservées par

Colette Cosnier est une universitaire et féministe française née le à La Flèche et morte le à Rennes.

BiographieModifier

Née à la Flèche, elle est fille unique. Elle s'inscrit à la faculté des lettres de Rennes. Elle consacre sa thèse de 3è cycle, qu'elle obtient à l'université de Rennes en 1963, à la pièce de Thomas Corneille, L’Amour à la mode. Elle se passionne pour le théâtre. Elle est assistante à l’Institut d’études théâtrales, où elle côtoie théoriciens et auteurs de pièces. Elle publie deux pièces de théâtre en 1970 et en 1975[1]. Elle enseigne la littérature à l'université Rennes 2 à partir de 1973[2]. Elle est l'une des premières à consacrer ses cours aux écrivaines[3].

En 1993, elle revient sur son enfance et écrit un roman sur ses grands-parents, Les Gens de l’office[1].

En 2001, elle publie Le silence des filles. De l'aiguille à la plume. Dans cet ouvrage, elle montre la difficulté pour les femmes au XIXe et XXe siècles à partir des journaux d'Anaïs Nin, Caroline Brame, Geneviève Bréton, Amélie Weiler, Lucile Le Verrier, Eugénie de Guérin, Marie Bashkirtseff, Marie Lenéru de devenir créatrices[4].

Une rue porte son nom à Rennes dans le Quartier Nord - Saint-Martin à partir de 2018[2].

Ses archives sont conservées au Centre des archives du féminisme à Angers[5].

PublicationsModifier

RomansModifier

  • Le Chemin des salicornes, Paris, Albin Michel, 1981, 142 p.
  • Les gens de l'office : à l'Hôtel de France en 1900, Le Mans, Cénomane, , 254 p. (ISBN 2-905596-43-0)

BiographiesModifier

  • Marie Bashkirtseff, Un portrait sans retouches, Paris, Éditions Horay, , 151 p. (ISBN 2-85882-728-1) (traduit en allemand : Ich will alles sein, Verlag Volk und Welt, 1994, en russe 2004 et 2008)
  • La Bolchevique aux bijoux, Louise Bodin, Paris, Paris, Éditions Horay, 1988, 198 p.
  • Marie Pape-Carpantier, fondatrice de l’école maternelle, Paris, Fayard, 2003, 415 p.
  • Henriette d'Angeville : la dame du Mont-Blanc, Chamonix, Guérin, , 303 p. (ISBN 2-911755-97-9)

EssaisModifier

  • Le silence des filles : de l'aiguille à la plume, Paris, Fayard, , 332 p. (ISBN 978-2-7535-0812-5), Prix de l’Académie du Maine, 2001.
  • Histoires de saintes, parcours de femmes, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2016.

Pièces de théâtreModifier

  • Le Village ensorcelé, pièce en un acte, Paris, Magnard, , 128 p. (ISBN 2-213-60823-7)
  • Marion du Faouët, la catin aux cheveux rouges, Rennes, P. J. Oswald, , 112 p.

HistoireModifier

AutresModifier

  • Parcours de femmes à Rennes, en collaboration avec Dominique Irvoas-Dantec, Rennes, Apogée, , 175 p. (ISBN 2-84398-096-8)
  • Hugo et le Mont-Blanc, Chamonix, Guérin, , 308 p. (ISBN 978-2-7535-0812-5)
  • Les quatre montagnes de George Sand, Chamonix, Guérin, 2004, 235 p.
  • Parcours de femmes au Mans, Rennes, Apogée, , 143 p. (ISBN 978-2-84398-333-7)
  • Femmes du XVII en verve, Paris, Horay, 2010, 124 p.
  • Paul Scarron en verve, Paris, Horay, 2010, 117 p.

RéférencesModifier

  1. a et b Philippe-Jean Catinchi, « Colette Cosnier, spécialiste de l’histoire des femmes, est morte à 79 ans », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. a et b « PORTRAIT. Colette Cosnier, féministe rennaise, aura sa rue », dans Ouest-France, le 22 mars 2018, consulté sur www.ouest-france.fr le 23 mars 2018
  3. Jeanne Nicolle-Annic, « Rennes. Colette Cosnier entre au Centre des archives du féminisme », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  4. Alice Primi, « Colette Cosnier, Le silence des filles. De l'aiguille à la plume, Paris, Fayard, 2001,332 p., 134 F. », Revue d’histoire moderne et contemporaine, vol. 48-4bis, no 5,‎ , p. 135 (ISSN 0048-8003 et 1776-3045, DOI 10.3917/rhmc.485.0135, lire en ligne, consulté le )
  5. « Fonds Colette Cosnier », Archives du féminisme, bulletin n°27, 2019, p. 25-26.

Liens externesModifier