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Eugénie de Guérin

écrivain française
Eugénie de Guérin
Eugénie de Guérin.jpg
Gravure d'Eugénie de Guérin
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 43 ans)
AndillacVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Auteure de journal intime, écrivaine, poétesseVoir et modifier les données sur Wikidata

Eugénie de Guérin (née le au château du Cayla[1], près d'Albi — morte le [1]) est une femme de lettres française, sœur aînée du poète Maurice de Guérin avec qui elle entretint une correspondance notable.

Sommaire

Éléments biographiquesModifier

Eugénie de Guérin quitta rarement son lieu de naissance, excepté pour de courts séjours dans les villes environnantes (Albi, Gaillac, Toulouse). En novembre 1838, elle se rendit à Paris pour le mariage de son frère Maurice avec Caroline de Gervain. Elle y demeura six mois, logée chez le couple et chez Mme de Maistre, dont elle était la guide spirituelle au château de Coques, et dont son frère était tombé amoureux. Rentrée au Cayla le 8 juillet 1839, elle assista à la mort de son frère onze jours plus tard. Ce sera l'événement le plus marquant de sa vie.

Elle note dans son Journal (à la date du 30 septembre 1839) :

Je voudrais que le ciel fût tout tendu de noir,
Et qu'un bois de cyprès vînt à couvrir la terre ;
Que le jour ne fût plus qu'un soir.

Elle ne se remettra jamais de cette séparation et mourra neuf ans plus tard, inconsolée.

Son journalModifier

À partir de 1834, elle commença à rédiger un journal destiné à son frère. Elle l'achèvera en 1841, notant ses impressions, ses lectures, la vie quotidienne d'une jeune femme dans la première moitié du XIXe siècle. Elle est fortement marquée par le christianisme, notamment par L'Imitation de Jésus-Christ, un ouvrage de piété très lu à l'époque. Si bien que Jules Barbey d'Aurevilly, ami de la famille Guérin, pourra écrire : « Le Journal d'Eugénie, c'est l'Imitation qui a passé par le cœur de la femme. » (Lettre à Guillaume-Stanislas Trébutien du 25 août 1854)

Une édition fragmentaire de ses œuvres est publiée en décembre 1855, grâce à Guillaume-Stanislas Trébutien et Jules Barbey d'Aurevilly, sous le titre de Reliquae. Le même Trébutien éditera son Journal (1862) et ses Lettres (1864). En 1934, à l'initiative de Mgr Émile Barthès, est publié le texte complet du journal.

ŒuvresModifier

GénéalogieModifier

La famille Guerin en Albigeois est originaire d'Auvergne[2].

  • Noble Pierre de Guerin, seigneur de Senthies et de Rhinodes s'établit en Albigeois vers 1540. Il fit son testament en faveur de Jean, son fils le 29 mars 1578 et mourut dans son château de Laval la même année. Il avait épousé le 4 mars 1553 Isabeau de Lisle, fille de Raimond de Lisle, seigneur de la Valette dont il eut entre autres :
  • Jean de Guerin, seigneur de Senties, capitaine d'une compagnie de gens à pied qu'il commanda avec succès contre les ennemis du roi, défendit aussi le bourg de Loubers suivant une attestation des jurats de cette ville du 10 avril 1590. Il commanda à Andillac qui étaient ordonnées dès le 25 août 1588, fit son testament le 31 octobre 1603 et mourut dans son château du Cayla. Il avait épousé par contrat le 17 avril 1583 Jeanne de la Peyre, fille de Antoine de la Peyre gouverneur du Puy Cely dont il eut :
  • Georges de Guerin, seigneur de Senties et de Cayla. Il fit son testament le 11 novembre 1642, après avoir été marié par son père le 25 août 1613 à Fleurette de Verdun. Il eut au moins 3 enfants :
  1. Guillaume de Guerin, seigneur de Cayla et de Senties, maintenu dans la noblesse, avec ses frères, par M. de Bezons, intendant du Languedoc le 26 novembre 1668.
  2. Jean de Guerin
  3. George de Guerin

Eugénie de Guérin est descendante de cette famille dont la généalogie reste à compléter.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Abel Lefranc - Maurice de Guérin d'après des documents inédits, Librairie ancienne Honoré Champion, Paris, 1910
  2. Tableau généalogique historique de la noblesse - Tome 4 par le comte de Waroquier de Combles (1787)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier