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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rienzi_(homonymie).
Cola di Rienzo
Roma-coladirienzo01.jpg
Fonction
Tribun de la plèbe
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Autres informations
Parti politique
Statue de Cola di Rienzo à Rome

Cola di Rienzo, connu aussi comme Nicolo di Lorenzo[1] (né à Rome en mars ou avril 1313 – mort à Rome le ) est un homme d'État de l'Italie médiévale. Wagner, voyant en lui un restaurateur de la république romaine, lui dédia un opéra : Rienzi.

Sommaire

BiographieModifier

Fils d'un aubergiste et d'une lavandière, il fit croire pendant longtemps qu'il était le fils illégitime d'Henri VII de Luxembourg. Fier du passé romain et de son antique grandeur, sa jeunesse est marquée par la lecture des écrivains latins qui lui donne le goût et l'ambition de restaurer le prestige de l'ancienne République romaine. Pour lui, la « Ville éternelle » n'est plus que l'ombre d'elle-même, ternie par les luttes entre les grandes familles patriciennes (les Orsini, les Colonna) et par l'absence du pape, qui a élu domicile à Avignon depuis le début du siècle.

En 1343, il prend la tête d'une délégation et se rend voir Clément VI pour le convaincre de rentrer à Rome. Le pape refuse la proposition mais sympathise avec lui. En 1344, il le nomme secrétaire de la Camera capitolina et lui promet d'établir un jubilé pour 1350. Cola di Rienzo comprend qu'il n'obtiendra rien d'autre et revient à Rome pour préparer sa révolution.

Le , assisté du vicaire pontifical Raymond d'Ovieto, il convoque le peuple au Capitole et se fait élire tribun et libérateur de la République. Une nouvelle Constitution est adoptée lui donnant des pouvoirs quasi dictatoriaux. Rienzo chasse alors les Orsini et les Colonna de la ville et prend des mesures pour rétablir l'ordre.

Clément VI a approuvé le coup d'État mais se méfie du rêve de Rienzo de vouloir unifier l'Italie avec Rome comme capitale. Le 1er août, 200 députés venus de diverses villes d'Italie lui accordent leur soumission.

Dès lors, le pape va appuyer le parti adverse, celui des Orsini et des Colonna qui relèvent la tête. Le mécontentement va en effet grandissant à Rome. Les impôts augmentent et le peuple a l'impression qu'ils servent à payer les nombreuses fêtes pompeuses et inutiles que Rienzo organise. Le , le cardinal Bertrand de Déaulx et les sénateurs Bertoldo Orsini et Luca Savelli rétablissent l'ancien ordre seigneurial. Rienzo n'a que le temps de s'enfuir.

Il trouve d'abord refuge chez les Spirituels franciscains de Monte Marilla. En 1350, il se rend à Prague où il tente de persuader l'empereur Charles IV de venir délivrer l'Italie. Celui-ci l'arrête et le livre à Clément VI, qui le libère sur la demande de Pétrarque. Pétrarque voyait en Rienzo l'honneur des deux Brutus.

En 1353, les Orsini et les Colonna contestent de nouveau l'autorité pontificale. Le nouveau pape Innocent VI renvoie Cola di Rienzo, accompagné du cardinal Albornoz, y rétablir l'ordre. En août 1354, il rentre à nouveau triomphalement dans Rome où il se fait élire sénateur. Son pouvoir est cependant très contesté. Le , les Colonna organisent un soulèvement populaire. Capturé par les émeutiers, il est décapité, son cadavre brûlé et ses cendres jetées dans le Tibre.

Dans la cultureModifier

Au XIXe siècle, Cola di Rienzo devient paradoxalement une figure revendiquée par les partisans du Risorgimento en vue de l'unification de l'Italie dans leur lutte face aux papes, alors que Cola di Rienzo, en son temps, avait souvent représenté le pouvoir temporel pontifical à Rome durant la résidence de Clément VI à Avignon. La rue principale du nouveau rione Prati, créé en 1911 et destiné aux fonctionnaires du Royaume, porte son nom. C'est une des principales rues commerçantes de Rome.

Sculpture
  • Cola di Rienzo (1878), statue de bronze visible à la gauche des escaliers montant au Capitole, œuvre principale de Girolamo Masini.
Peinture
 
Rienzo jurant de venger la mort de son jeune frère par William Holman Hunt (1849)
Musique
Littérature
Bande dessinée
  • Il est un personnage important au tout début de la série Vasco.

Notes et référencesModifier

  1. Claude Moatti, À la recherche de la Rome antique, Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard / Archéologie » (no 56), 1989, (ISBN 2-07-053073-6), p. 25.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

 
Epistolario di Cola di Rienzo
  • Felix Papencordt, Rienzi et Rome à son époque, Chez Jacques Lecoffre et Cie, Paris, 1845 (lire en ligne).
  • Docteur Colombe, « Nicolas Rienzi au Palais des Papes d'Avignon. Lieu de sa détention », dans Mémoires de l'Académie de Vaucluse, 1911, p. 323-344 (lire en ligne)
  • J. Macek, Racines sociales de l'insurrection de Cola di Rienzo, Historica, 6, p. 45 à 107, 1963.
  • Jean-François Chabrun, Le Bon État, Le Sagittaire, Paris, 1978.
  • Jean-Claude Maire Vigueur, "Cola di Rienzo", Dizionario biografico degli Italiani, Rome, Istituto della Enciclopedia Italiana, t. 26, 1982, p. 662-675.
  • T. Di Carpegna Falconieri, Cola di Rienzo, Rome, Salerno Editrice, 2002.
  • Ronald G. Musto, Apocalypse in Rome. Cola di Rienzo and the politics of the New Age, Berkeley et Los Angeles, University of California Press, 2003, 436 p.
  • Jean-Claude Maire Vigueur, L'autre Rome : une histoire des Romains à l'époque des communes (XIIe-XIVe siècle), Paris, Tallandier, 2010.
  • Tommaso di Carpegna Falconieri, L'homme qui se prenait pour le roi de France, Paris, Tallandier, 2018, p. 21-25.
  • Anonimo Romano, Cronica. Vita di Cola di Rienzo, Milan, 1991.

Liens externesModifier