Claude Barbin (contrôleur général)

contrôleur général (mort en 1624)
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Claude Barbin (libraire).
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Barbin.

Claude Barbin, baron de Broyes est un administrateur français né vers 1565-1570 et mort en mai 1624, en Franche-Comté espagnole.

FamilleModifier

Fils de Christophe Barbin, seigneur du Mesnil, anobli en [1] par Henri IV et de Marguerite Riotte, Claude Barbin a épousé Jeanne Cochon, fille d'un conseiller au siège présidial de Melun.

CarrièreModifier

Procureur du roi à Melun, sous le règne d'Henri IV, puis courtier du banquier Filippo Gondi, il devient le , intendant de la régente, Marie de Médicis. Du à [2], il est contrôleur général des finances de la régente, Marie de Médicis. Il prend de fait la place de Pierre Jeannin mais pas son titre de surintendant.

Après le "coup de majesté[Note 1]" de Louis XIII, le , il est assigné à résidence dans sa demeure où les gardes pillent sa vaisselle et son argent et où deux commissaires font l'inventaire de ses biens et papiers, les scellés sont mis sur ses affaires et ses archives. Le , il est d'abord emprisonné au For-l'Évêque[3] puis à la Bastille. Le , il est condamné au bannissement à perpétué par un arrêt enregistré le , mais il demeure à la Bastille.

Le , Marie de Médicis obtient sa libération par l'article 7 du traité d'Angers.

FortuneModifier

Le , il achète la baronnie de Broye qu'il vend le à Dreux Barbin (son frère)[4].

BibliographieModifier

  • Petitot, Memoire de François de Paule de Clermont, Marquis de Montglat, Paris, , p. 19, 21-23, 26
  • Michaud et Poujoulat, Mémoires du Cardinal de Richelieu, vol. 7, Paris, , p. 122-123, 134, 182
  • Achille Halphen, Journal inédit d'Arnaud d'Andilly, Paris, , p. 2
  • Monmerqué et Taillandier, Mémoires du marquis de Beauvais-Nangis, Paris, , p. 147
  • Fernand Hayem, Le maréchal d'Ancre et Léonora Galigai, Paris, , p. 261, 290
  • M. F. de Mallevoüe, Les actes de Sully passés au nom du roi de 1600 à 1610, Paris, , p. 19
  • Henri Carré, La jeunesse et la marche au pouvoir de Richelieu, Paris, , p. 113-114, 151-152, 160, 187
  • Roland Mousnier, La vénalité des offices sous Henri IV et Louis XIII, Paris, , p. 261-264
  • Pierre Grillon, Les papiers de Richelieu, vol. V, Paris, , « lettre 29 », p. 40, 74
  • Françoise Bayard, Le monde des financiers au XVIIe siècle, Paris, Flammarion, , p. 53, 209, 217-219, 278, 284, 375, 384
  • Hélène Duccini, Concini, Paris, , p. 78-79, 207, 250
  • Roland Mousnier, L'homme rouge, Paris, , p. 91, 123-125, 138, 146, 150, 160, 174, 184, 271
  • Barbiche, Sully, Paris, , p. 323

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Assassinat de Concino Concini, favori de Marie de Médicis, et reprise totale du pouvoir à sa mère.

RéférencesModifier