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Claude Arnould

officier et résistant français
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Claude Arnould
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Claude Arnould, plus connu sous le nom de Colonel Arnould, né le 10 mai 1898 à Merville et mort en 1978[1], est un officier, lieutenant-colonel, et résistant français.

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BiographieModifier

Capitaine dans l'armée, il est, pendant l'Occupation, chef du Réseau Jade-Amicol (un de ses noms de guerre est Colonel Ollivier, en référence au métier de lapidaire d'un membre de sa famille et aux grades amiral et colonel). Arnould recrute exclusivement parmi les milieux catholiques et ecclésiastiques[2]. Son adjoint, Maurice Travers, est lui aussi un officier de carrière. Jade-Amicol est rattaché à l'Intelligence Service britannique car Arnould, à Londres en 1940, n'avait pas souhaité se rallier à De Gaulle. Il sera après guerre président de l'Amicale de Dachau.

Le rôle dans la résistance de ce chef de guerre a été mis en cause, en raison d'un prétendu caractère fantasque en particulier, par Robert Terres dans son essai Double jeu pour la France (Grasset, 1977). Il reconnaît Maurice Papon comme un résistant, comme révélé au procès de ce dernier en 1998[3].

Il est cité par le général d'aviation Jacques Collombet comme étant son chef de l'Organisation de résistance de l'Armée (O.R.A) médecin-colonel qu'il a revu au début 1945 au centre d'essai en vol de Marignane[4].

Après guerre, il se met au service du Vatican, pour lequel il réalise de nombreuses missions diplomatiques à l'étranger[5].

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Family tree of Claude ARNOULD », sur Geneanet (consulté le 11 septembre 2017)
  2. Alain Griotteray, 1940, La droite était au rendez-vous, Paris, Robert Laffont, 1985, p. 145-155.
  3. « Maurice Papon devant ses juges. Papon, résistant de papiers. Hier, il a énuméré ses «hauts faits» et tenté d'expliquer son parcours. », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 11 septembre 2017)
  4. Contestation de Jacques Collombet le 7 mai 1946 devant la commission de reclassement des officiers, cité par Emmanuelle Hellot-Cintract, Jacques et Jeanne 1912-1913/2012, publié en auto-édition lulu.com, sept 2012. p.95/246.
  5. Bruno Bartoloni et Baudoin Bollaert, Le roman du Vatican secret, Editions du Rocher, (ISBN 9782268072432, lire en ligne)

AnnexesModifier