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Cimentation (géologie)

terme de géologie
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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme, voir cémentation.
Lame mince montrant le ciment de calcite (élément blanc) dans un calcaire à ooïdes (éléments bruns).

La cimentation, appelée aussi induration, est une phase de la diagenèse, correspondant à la formation d'un précipité secondaire[1] de substances minérales, dissoutes, dans les espaces libres (espaces intergranulaires, vacuoles, fractures, etc.) au cours de la lithification des sédiments.

Selon son degré, la cimentation donne une roche friable, ou une roche très solide si elle est extrême. Selon les circonstances (température, pression, équilibre ionique), les solutions interstitielles ioniques peuvent précipiter en des minéraux qui lient les particules du sédiment entre elles, donnant un ciment minéral de nature variée (argileux, carbonaté, ferrugineux, plus rarement ciment de sulfate ou de phosphate, ou encore ciment siliceux, le ciment le plus fréquent dans les roches détritiques terrigènes)[2]. Les sédimentologues distinguent deux types de cimentation : les cimentations simples (par précipitation minérale directe ou par précipitation minérale par nucléation et nourrissage) et les cimentations complexes (par dissolution inter-granulaire, ou par réaction intergranulaire qui peut conduire à l'épigenèse)[3].

Ce processus se distingue de la cémentation qui est la précipitation de sels par les eaux souterraines à la surface d'une nappe phréatique.

Sommaire

Notes et référencesModifier

  1. Une précipitation est dite secondaire quand elle intervient après le dépôt des sédiments.
  2. Gabriel Lucas, Pierre Cros, Jacques Lang, Étude microscopique des roches meubles et consolidées, Doin, , p. 367.
  3. Gabriel Lucas, op. cit., p. 367-368.

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